‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 83 sur 154 · SIXIÈME SALLE · texte numérisé non relu

SIXIÈME SALLE

Ce qui frappe tout d'abord c'est la curieuse coUecHon de souliers de M. Jules Jacquemart , oh plusieurs époques sont mêlées. On se demande par quels prodiges d'équilibre nos aïeux pouvaient marcher avec de tels engins.

Les murs de cette salle sont tendus de tapis de haute lisse et de produits des fabriques royales, Gobelins, Savonnerie, Beauvais.

Dans les vitrines rayonnent des Mences de Rouen aux vives couleurs et aux dessins orientaux, — dé Jfotisttérs, au fàire italien, — entre autres un grand plat représentant une chasse à l'ours, et marqué Moustiers chez Clerissy ; — de Nevers^ au décor piéutétre plus français. M. de Liéviile est l'heureux possesseur d'un plat marqué « Conrade à Nevers, »

Les émaux ne sont pas à dédaigner, citons une table d'éviingili^ à la cathédrale de Troyes, et un b^itier à M. le curé de Samt- Taurin d'Évreux.

L'orfèvrerie massive et majestueuse du xvii« siècle est bien représentée par la garniture d'autel, chandeliers, calices, patènes, etc., donnés par Colbert à la cauédrale'de Troyes. L'art aes enlumineurs et des udniaturistes se montre encore avec éclat dans le missale de vélin appartenant à la bibliothèque de Reims.

Les ivoires du temps méritent aussi une mention, mais aucun n'atteint la patience et l'habileté toute chinoise de celui qui re-présente Simon le Magicien luttant de pouvoir avec saint Pierre devant Néron et enlevé dans les airs grâce au secours des démons. Autour se pressent des bijoux, des bonbonnières, drs montres^ dont Pune surtout, k MUe Grandjean est fort remarquable ; la cuvette représente, en émail polychrome, Diane au bain.

N'oublions pas la suite magmfqM âfimprimU M. Ambroise

-FBÂNCfi. — XWIT ET XVUI* SIÈCLES. 169

Didot) qui nous montre les modifications progressives qu'ont subies en France les caractères d'imprimerie depuis l'origine jusqu'à nos jours.

La porcelaine ennnpéenne vient détrôner la faïence. U y a là des

Sèvres et des Chamûtyf des Sceaux^ des Vincennes à M. Davilliers, . et des VtUeneiennes^ que le docteur Lejeal a signalées dernièrement

anx amateurs dans une étude intéressante

En sortant, on rencontre un vase monumental en faïence de Rouen, imitation de chinoiserie à M. Bigle ; et après avoir admiré la légèreté de la Diane d'Houdon^ bronze à M. Aguado, on entre dansia

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