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CHIRURGIENS HE ROBE LONGUE ET COURTE

lesquels il parlait et intervenait. Enfin Saint-Luc a été plus fort que Saint-Côme.

« Monsieur Talon a fait merveille pour obtenir de la cour que ces gens fussent rangés à leur devoir. Il leur a été défendu d’user d’aucun titre de bachelier, licencié, docteur ou professeur en chirurgie. »

Au xme siècle, quelques barbiers fondèrent une confrérie spéciale, placée sous l’invocation des saints Corne et Damien, et, vers 1268, ils soumirent leurs statuts à l’homologation de la prévôté de Paris. Leur corporation se divisa alors en deux classes : celle des simples barbiers ou barbiers laïques, appelés aussi barbiers-chirurgiens ou chirurgiens de robe courte et celle des barbiers-clercs, dits aussi chirurgiens-barbiers, chirurgiens de Saint- Côme et chirurgiens de robe longue.

Ces derniers aspiraient à se rapprocher des mires ou médecins et à s’élever au-dessus des simples barbiers-laïques. Il leur fallut plusieurs siècles pour y parvenir.

C’est Louis XIII qui créa les barbiers barbants ou perruquiers ; ils devaient mettre à leurs enseignes des bassins blancs pour les distinguer des chirurgiens qui en avaient de jaunes ; mais ce n’est qu’en 1743, que les chirurgiens furent reconnus comme constituant un corps savant, et se séparèrent définitivement des barbiers.

LES CUIUOS-ITES DE LA MEDECINE

Les enseignes des chirurgiens d’autrefois.

Comme on a raison de s'écrier que le pittoresque s’en va, car nous tendons de plus en plus à une désespérante et banale uniformité. Voyez ce qui s’est passé pour les enseignes des médecins. C’est à peine si une plaque indicatrice désigne à l’heure actuelle le domicile des disciples d'Esculape. Autrefois il n’en allait pas de même. Ce furent les barbiers qui commencèrent par ajouter aux armes parlantes de leur métier celles de la chirurgie, c’est-à-dire les trois palettes peintes en rouge, qu'ils suspendaient à leurs bassins professionnels. Quand le Parlement les autorisa à s’intituler : maîtres barbiers chirurgiens , il leur permit par la même ordonnance de faire figurer dans leurs enseignes les bassins ou plats à barbe et les trois palettes. Toutefois, ceux qui n’avaient pas subi l’examen d’anatomie et de chirurgie pratique, qu ils étaient tenus de passer devant les maîtres-jurés de la communauté pour avoir le droit de « saigner et de panser les pauvres malades », ne devaient pas, sous peine d'amende, arborer les trois palettes symboliques.

Les chirurgiens pouvaient pendre des bassins à leur porte, ainsi que des boîtes d’onguents, qui ressemblaient beaucoup aux palettes des barbiers. De

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