L ANTIQUITÉ DE L’OBSTÉTRIQUE
Les premières sages-femmes
EST dans Piaule que nous trouvons la première
p mentlon de rexistence des sages-femmes à
nome :
Tam 0bstetrix expostulavit mecum parum missum sibi ( i;
« La sage-femme se plaignit à moi de n’avoir pas été suffisamment payée »,
Terence, qui vécut après Plaute, parle également des sages-femmes. Dans la comédie intitulée LAndnenne, il est question d’une sage-femme adonnee a la boisson, et qui pour cette raison ne pouvait pas inspirer beaucoup de confiance.
« C’est une femme qui a l’habitude de boire- 6 6 est ^prudente, et l’on ne peut confier à ses soins une femme qui accouche pour la première
En amvant “ "ne époque plus rapprochée de nous, on trouve des détails plus complets sur les
(1) Plaute, Miles gloriosus.
sages-femmes. 11 exislait à Rome des olslclrice^U
sao'es-ituniiA^* aa ^ ou° accoucheuses, et des adstetrices, mot qui sem
ble désigner les aides des sages-femmes.
Nous trouvons enfin un autre ordre de femmes intervenant dans la pratique de la medecme . ce sont les sagœ, et c'est ici que nous est revelee l’étvmologie du mot sage-femme, indiquée d une manière claire, et sans qu’on soit obligé de recourir aux subtilités d’une philologie fantaisis e.
Les fonctions de la saga étaient asses mal défi nies Festus nous apprend que les prêtresses chargées des expiations! piatrices (expiatrices), aussi designées par quelques auteurs sous le nom de sagœ; mais ce mot avait d’autres significations, et il était également employé pour designer e
magiciennes: les sorcières, les entremetteuses J parfumeuses et les sages-femmes. Comme on voit,
(1) Les « ohstetrioejj ” mmèpeSeut d’accouehe-
d’anciens auteurs parlent fait mention de
”ÆJ"nSïï£ rt^dins son histoire, p. 54,
ments ; par. ““ÆÆiiue. dans son histoire, p.
médecins. Osiande aurait été appelé auprès de
§92, qu’Automus Sqiie pas le livre de cet l
Livie en travail, mais «nétonc, se trouverait la
ÏÏÏSt ™ beau oup de
d’attribuer à Suetone des paroles i q ule admet-
nulle part édition que |;er-
Si^ne^nnVt. SieboVt Hergott, Essaime /ustaire de l’obstètncic, p. Wh
LES PREMIERES SAGES-FEMMES
cette expression n’est jamais prise qu’en mauvaise part, et pour désigner des femmes qui exerçaient à la fois tous les métiers que nous venons de citer.
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On sait que, dans les siècles précédents jusque vers la lin du dix-septième siècle, c’étaient exclusivement des femmes qui faisaient métier d’accoucheuses. On les nommait au début des ventrières.
En 1292, il y en avait à peine deux pour toute la capitale : l’une demeurant rue Saint-Martin, la seconde, rue des Ecouffes.
Cent ans plus tard, il existait, attachées au tribunal du Châtelet, des ventrières ou matrones jurées qui. comme nos experts actuels, étaient commises pour éclairer la justice, pour rédiger des rapports médico-légaux. Laurent Joubert, médecin de Henri III, nous a conservé le texte d’un de ces rapports, qui est un modèle du genre :
« Nous, etc., matrones jurées de la ville de Paris, certifions à tous qu’il appartiendra, que, le 14e de juin 1532, par l’ordonnance de Monsieur le prévôt de Paris ou son lieutenant en ladite ville, nous sommes transportées en la rue Frepaut, où pand pour enseigne la Pantoufle ; où nous avons veue et visitée Hanriete Pelicière, jeune fille âgée de quinze ans, ou anviron, sur la plainte par elle faite an justice contre Simon le Bragard, duquel elle la dit avoir été forcée et déflorée. Et le tout veu et visité au doigt et à l’œil, nous trouvons, etc. »