COMMENT ON DEVIENT MEDECIN
la médecine pour devenir chef de secte. 11 défendit avec chaleur l’hérésie à Vienne. Peu après, il reprenait l’état de médecin, qu’il quitta de nouveau pour entrer dans les ordres. 11 devint évêque vers l'an 361.
Récamier fil ses études au collège de Belley. Dans cet établissement dirigé par un ordre religieux — des joséphisles — il eut pour camarade et ami un jeune garçon de son âge, nommé Richerand, qui le suivit à l’hôpital de Belley. 11 devait le retrouver plus tard sur la grande scène médicale parisienne, et il resta toute sa vie étroitement lié avec lui. Ses classes terminées, le père de Récamier, qui voulait lui transmettre sa charge de notaire, le plaça dans un cabinet de procureur pour l’initier aux affaires. Mais le jeune homme, qui avait déjà une vocation très nette pour la médecine, ne put y rester plus de trois semaines et obtint de son père qu’il commencerait ses études médicales à l’hôpital de Belley.
Vicq d’Azyr, qui devint membre de l’Académie française, de l’Académie des sciences, secrétaire perpétuel de la Société royale de médecine, etc., désirait entrer dans l’état ecclésiastique, afin de mieux suivre son penchant pour les lettres, et
c’est pour se conformer aux vœux de sa famille qu’il embrassa la médecine.
Cruveilhier, d’une nature fine et délicate, orienté vers les idées religieuses par une mère animée d’une foi ardente, avait voulu être prêtre et n’avait étudié la médecine que pour obéir à son père. Celui-ci, médecin lui-même, caractère entier et énergique, compagnon d’armes des grands chirurgiens militaires de l’Empire, n’admettait pas d’autre volonté que la sienne, ni d’autre carrière pour son fils que celle qu’il professait, et il lui imposa les études médicales. Mais il arriva, qu’au cours de ses études anatomiques et cliniques, le jeune étudiant, troublé par le spectacle des amphithéâtres et l'assistance aux opérations, quitta l’école pour se réfugier au Séminaire de Saint-Sulpice. Averti aussitôt, le père accourut de sa résidence du Limousin, et le ramena d’autorité à la Faculté.
Jobert était domestique du curé de son village, qui, touché de sa belle ligure et de son intelligence, lui donna des leçons de latin, et, à sa mort, lui laissa une somme de 10.000 francs pour lui permettre d’achever son éducation et de faire ses études médicales.