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COMMENT ON DEVIENT MEDECIN

Aussi peu favorisé parla fortune, simple apprenti maréchal-ferrant, Velpeau aspirait à devenir médecin. Sans ressources, sans soutien, sans recommandai ion, entendant prononcer le nom de Bretonneau, dont la renommée remplissait sa province, il va le trouvera l'hôpital de Tours et lui demande à étudier la médecine. Bretonneau s’informe si ce jeunehomme a fait des études préliminaires : Non, répondit Velpeau avec assurance, y<? ferai tout en même temps. Touché de tant de naïveté, Bretonneau l'admit dans son hôpital et plus tard l’envoya à Paris.

Claude Bernard était simple élève en pharmacie à ses débuts dans la carrière scientifique.

Le Dr Péan rappelait souvent que son père voulait qu'il fut agriculteur comme lui. Le futur chirurgien eut préféré faire delà peinlure. «Pourtra tisige > ', ajoute-t-il, je déclarai que je ferais de la médecine. » Le Dr Demarquay, qui mourut membre de l’Académie de Médecine et chirurgien de la Maison de Santé Dubois, avait commencé par être ouvrier tourneur, puis, ayant quitté ce métier pour faire ses classes, il devint maître répétiteur, afin de pouvoir poursuivre ses études. Alexandre Dumas fds, qui est toujours resté son ami, et qui lui a même dédié Y Affaire Clemenceau, avait été son élève.

Trousseau avait également commencé par être « pion ».

Tessier, qui fut membre de l'Institut et de la plupart des corps savants du Monde, avait dû. pour commencer ses études de médecine, prendre le litre d’abbé. Grâce à la protection de l’archevêque de .Paris, il avait obtenu une bourse au collège de Montaigu, à la condition qu'il se destinerait à l'état ecclésiastique. Quand il sortit du collège, au lieu d’entrer dans les ordres, il aborda la carrière médicale.

A l’exemple de Tessier, Esquirol, le futur aliéniste, avait été destiné à l'Eglise. Ses premières études achevées au collège de l’Esquille, ses parents le tirent recevoir au séminaire de Saint-Sulpice, à Issy, pour qu’il y fit, ce qu’on appelait « la philosophie ». La Révolution survint, et le jeune homme dut retourner dans sa ville natale, Toulouse, où il débuta dans la médecine.

Le père du Dr Würtz était ministre protestant à Strasbourg. Le père de Maisonneuve était simple conseiller municipal de Nantes.

Legrand du Saulle était fils d'un capitaine de dragons. Tardieu avait pour père un graveur-géographe.

Le Dr I iOrain était fils cl petit-fils d'universitaires.

Leblanc, membre de l'Académie de médecine, vétérinaire distingué, avait pour père un cultivateur.

Le père de Michel Lévy, l’hygiéniste, grand officier de la Légion d'honneur, professeur, membre

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