LES 'NOCES D'UN VER LUISANT
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Wp°US est'il arriv® Quelquefois, les soirs d’été, de reccon- ©Yfeftrer une noce bourgeoise dans la forêt de Vincennes ?
On vient de dîner au cabaret voisin. Les têtes sont chaudes; les cœurs aussi. Une dernière tournée de champagne a mis des flammes dans les yeux. Chacun y est allé de sa chanson. Toutes les gaudrioles sont dites. La dernière, à faire rougir un peloton de gendarmes, chevaux compris, a transporté d’aise les demoiselles d’honneur. On renchérirait bien, mais des mamans énormes ont dit : « Assez ! »
D’ailleurs, le sac aux histoires est vide, et la nuit est là. — Allons, dit un aïeul, que le civet a mis à mal, et qui soupire en bourrant sonhabit de petits fours assortis. — Allons ! répète tendrement le marié, qui voit poindre à l’horizon l’étoile bienheureuse du berger. . .
L’épousée, toute rouge, se pend à son bras. Sa couronne posée sur l’oreille lui donne un air coquin en diable. Elle est même un peu grise, l’innocente. — Allons... faitelle.
Bras dessus, bras dessous, les couples se reforment. — Si nous prenions l’air du bois? propose quelqu’un. — Bravo ! répondent des voix flutées. — Moi, s’écrie un luron, je vais cueillir des vers luisants. Qui m’aime me suive !