SE — EME AA TAMRE
6° ——- — au sérum de bétail.
0 % — -— au sérum de mouton.
D'autre part, il montre — fait aussi fort intéressant —
qu’un malade peut avoir une cuti-réaction positive à la protéine d'une substance d’un animal, mais non point à toutes les différentes substances de cet animal.
Puis il consacre une étude à la sensibilisation aux divers pollens. Mais ceci est du domaine du rhume des foins.
Dans l’ensemble de ses statistiques, sur 400 cas d'asthme divers, Walker trouve 191 cas de cuti-réactions positives, soit 48 ‘L.
Plusieurs sujets étaient sensibilisés à des protéines multiples. 78 réagissaient aux produits d’origine animale (poils et squames de cheval, poils de chat, de bovidés, plumes, laine), 68 aux protéines alimentaires (œuf, lait, blé, riz, pomme de terre, poisson, elc.), 33 aux protéines bactériennes, enfin 92 aux pollens.
En outre, Walker a pu conclure de ses observations que, plus l'asthme se manifestait à un âge précoce, plus souvent il paraissait dû à l'anaphylaxie. 8o ‘, des enfants ayant des symptômes avant 2 ans avaient des cuti-réactions positives.
Cette proportion diminue avec l’âge du malade. Walker ne trouve plus de réaction positives après 50 ans.
Talbot, en 1916, utilise également les cuti-réactions dans 45 cas d'asthme chez les enfants.
Sur ces 4b cas, il obtient des réactions positives dans 20 FCAS-
6 seulement réagissent à une seule protéine.
Les autres réagissent à plusieurs.
Dans l’ensemble, on trouve :
17 réaclions positives aux œufs, 5 — — au jus de viande,
l —— = au saumon,
D Lens = à la châtaigne,
3 — —- aux squames de cheval, D — au sérum de cheval,
Rackeman, en 1917, publie deux cas d’asthmé où la cuti-réaction a révélé le sensibilisation aux protéines des poils de chat et de chien.
Gottlieb a fait des cuti-réactions dans 37 cas d'asthme et trouve seulement 3 réactions posilives au sérum de cheval, r à l’extrait de tomate, r au blanc dœuf, r à la pomme de terre, 1 aux pollens.
En 19°0, il donne une nouvelle statistique portant sur 3> asthmatiques dont les cuti-réactions ont été faites avec des protéines animales, bactériennes ou alimentaires.
Il trouve
1° cuti-réactions positives aux émanations animales, 18 positives aux protéines alimentaires, Sn aux protéines bactériennes.
Sandford, en 2 ans, a fait Soo cuti-réactions et il a obtenu seulement »00 cuti-réactions positives et 100 douteuses. Parmi les positives, il y a 100 réactions positives à des protéines alimentaires, 28 x des émanations animales, 2 aux pollens.
Peshkin publie un cas d'asthme par sensibilisation à l’ipéca, avec cuti-réaction positive.
Piness trouve sur 190 cas d'asthme 50 % de cuti-réactions positives, parmi lesquelles il note beaucoup de sensibilisations multiples.
En Italie, Frugoni,sur 33 cas d'asthme trouve 12 réactions positives aux émanations animales, végétales où aux
aliments.
Caulfield, sur 84 cas d'asthme et rhume des foins, trouve 23 cuti-réactions positives, dont 17 avec des squames de cheval, 1 avec du sérum de cheval, 5 avec d’autres poils ou squames.
Coke trouve des cuti-réactions positives dans l'asthme chez 50 % des adultes et chez 60 % des enfants.
En 19°, il donne une nouvelle statistique portant sur 270 cas et trouve 54 % de cuti-réactions positives,
Van de Veer estime que 4o % des asthmes sont dus aux pollens, q ‘, à des produits animaux, 1,5 % à des aliments.
Hutcheson trouve 47% de cuti-réactions positives. fl constate qu'il y a d'autant plus de réactions positives que les malades sont plus jeunes, et que les sensibilisations sont souvent multiples chez les malades anciens, ce qui rend très difficile le traitement et limite le domaine de la cutiréaction.
Dingwall Fordyce sur 28 cas d'asthme essentiel trouve 12 fois une cuti-réaction positive (dont 9 avec les pollens).
Egerman cite 4 observations avec culti-réactions posilives et 4 avec cuti-réactions négatives.
Brown publie son auto-observation. Il souffrait de crise d'asthme depuis 22 ‘ans. Il en décela la cause par des cutiréactions qui furent positives aux poils de chien et de chat. Il évita alors le contact de ces animaux et s'est désensibilisé par des injections de protéines de ces substances. Depuis, il n’a plus jamais eu de crises.
Rove trouve sur 110 cas d'asthme chez les enfants 9 % de cuti-réactions positives et attribue ce pourcentage élevé au grand nombre de protéines qu’il a employées et au fait qu'il a renouvelé fréquemment les cuti-réactions.
Enfin, il faut citer cette curieuse observation d'Ancona que M. Pagniez a déjà relatée dans la Presse Médicale.
C’est une « épidémie » d'asthme observée chez des meuniers maniant du blé infesté de tinea gravella. Mais c'était un parasite de la tinea (pediculoïdes ventricosus) qui était la cause de l’asthme. Les cuti-réactions et la crise hémoclasique ont permis de faire la différenciation.
En France, on à publié peu de statistiques de cuti-réaclions, mais des observations fort intéressantes.
En 1921, MM. Pasteur Vallery-Radot et Haguenau, chez un sujet atteint d'asthme d’origine équine, obtiennent avec des poils de cheval une cuti-réaction fortement positive.
En outre, ils pratiquent des cuti-réactions avec les produits suivants :
Sérum. de cheval pur.....:.... o HÉMOSY Le MEN PERS er O DOICS ARS RON an ces Hot DONS CA HE MP A Ar Le +++ CC NRONAIS PeRREEE RP ar HE A EE LR A PC EN : + 7 6 Ole DÉS EMS us — nt CE RE D done ete — TO AE Et APR ARRET DE -— DIR Te RnOUlte MALTE. - OU RDS DO Re + DA eee - Ovale ES nu At — Ponirelden ter taser. he Se - RC ae A EE D AURONT AE S7E OT CE TE gagne à Med x 2e PR PACS ——
Donc, à côté de la forte sensibilisation au poil de cheval, on note d'autres sensibilisations, bien que moins accentuées.
D'autre part, ces auteurs ont constaté que la cuti-réaction au poil de cheval provoquait une crise hémoclasique et pouvait déterminer une crise d’asthme.
Puis ils ont fait des cuti-réactions en série avec du poil de cheval stérilisé par la chaleur. C’est la première fois qu'on utilisait cette méthode de désensibilisation. Ces cutiréactions devinrent peu à peu négatives et toute sensibilisation disparut. Les crises d'asthme cessèrent.
En 1922, MM. Widal, Abrami et Joltrain publient un cas d'asthme par inhalation d’ipéca. C'est l’histoire d’un élève pharmacien qui a des crises d'asthme chaque fois qu'il approche de la poudre d’ipéca ou d’un mélange qui en contient. Toutes les cuti-réactions faites avec des substances autres que l’ipéca restent négatives. Celles qui sont effectuées, soit avec de la poudre, soit avec la macération d'ipéca déterminent en quelques minutes une réaction intense.
On désensibilisa le malade par des injections sous-cutanées de doses minimes et progressivement croissantes d’ipéca, associé à la belladone qu'on donne par voie buc-
cale.
En 1913, MM. Trabaud et Charpentier relatent le cas d'un asthme d’origine ovine. Ce malade actionnait une machine à carder la laine quand il fut pris d'une crise d'asthme intense. Il s'est ensuite provoqué lui-même des crises d’asthme en se mettant la tête dans un matelas de laine, ‘alors qu'il était prisonnier en Allemagne et qu'il voulait entrer à l'hôpital. Les cuti-réactions fortement positives à la laine ont été faites en série pour désensibilisation et ont donné les plus heureux résultats.
Enfin, en 1925, MM. Pasteur Vallery-Radot et Blamoutier publient une statistique portant sur 46 cas d’asthmes. Ils écrivent
Notre statistique personnelle comporte 46 cas: 18 sujets ont réagi aux protéines, 28 n'ont présenté aucune réaction.
Parmi les 18 asthmatiques réagissant, 6 sujets savaient quels élaient les agents responsables de leurs crises. Les cuti-réactions n'ont donc fait que confirmer les données de l’interrogatoire. Le premier de ces malades réagissait aux protéines extraites des squames de cheval; le second, très fortement aux protéines extraites des squames de cheval et, d’une façon moindre, aux poils de porc, d'âne, de mule et de vache; le troisième aux protéines extraites des squames de cheval el aux poils de chat ; le quatrième aux poils de lapin et de lièvre; le cinquième à la graine de Tin ; le sixième à l’avoine.
Les 12 autres asthmatiques réagissant ignoraient la cause de leur asthme. 3 d’entre eux donnaient une réaction positive à une seule protéine (obs. 1 et IT: plumes de canard ; obs. IT: poils de lapin). Les g autres présentaient plusieurs réactions positives (obs. V : squames de cheval et poils de chien ; obs. VI : laine et plumes d’oie; obs. VIT: plumes de poulet et d’oie ; obs. VIT : squames de cheval, plumes de canard, d’oie, de poulet et laine ; obs. IX: squames de cheval, poils de chat, plumes de poulet, d’oie, de canard, de pigeon, laine, pomme de terre ; obs. X : squames de cheval, plumes de poulet, d’oie, de pigeon, laine ; obs. XI: une des protéines extraites de la farine (protéose), haricots et pois ; obs. XIT : squames de cheval, poils de vache, plumes de canard et de pigeon.