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LES DIFFERENTES METHODES DE DIAGNOSTIC DE L’ANAPHYLAXIE DANS L’ASTHME

Il faut d’abord diviser ces méthodes en deux groupes :

L'un où le diagnostic est recherché à l’aide de l'anaphylaxie active,

L'autre où le diagnostic est recherché par l’anaphylaxie passive.

Anaphylaxie active. — II faut mettre au premier plan la recherche de la crise colloïdoclasique. C’est cette méthode de diagnostic qu'employa le Professeur Widal dans la mémorable observation précédemment citée. C'est par elle qu'il démontra l’origine anaphylactique de l'asthme.

La crise d'asthme, en effet, était accompagnée par une crise vasculo-sanguine, caractérisée par une chute du nombre des globules blancs, une chute de la pression ‘artérielle, l'hypercoagulabilité sanguine et l'abaissement de l'indice réfractométrique du sérum.

Cette crise, d’ailleurs, se déroule silencieusement, de suite avant la crise dyspnéique; lorsque la dyspnée apparaît, le sang commence à récupérer son équilibre normal.

Cette réaction si intéressante, au point de vue scientifique, ne peut pas être pratiquée dans tous les cas. IT faut voir le malade au moment précis de la crise et savoir à peu près à quelle substance il peut être sensibilisé pour provoquer la crise colloïdoclasique lorsqu'on est à même de

l'examiner.

Enfin, la crise colloïdoclasique peut s’observer en dehors de tout phénomène de sensibilisation; elle indique seulement un choc humoral qui peut se produire sous l'influence de la pénétration première dans l'organisme d'une substance, soit cristalloïdique, soit albuminoïdique.

Quant au déclanchement expérimental de l'accès d'asthme, outre le désagrément qu'il procure au malade, il ne peut être considéré que comme un moyen de contrôle.

Nous ne parlerons pas de l’ophtalmo-réaction à la substance sensibilisante, Elle est beaucoup trop sensible et parfois dangereuse. Restent en présence l’intradermo-réaction et la culi-réaction.

Aaron Brown préfère l’intradermo-réaction qu'il trouve plus sensible, mais il n’a pas employé les mêmes extraits pour les deux tests. Et il est possible que la différence constatée soit due à l'emploi d’un extrait plus fort pour l’intradermo-réaction que pour la cuti-réaction.

Strickler a étudié les deux méthodes sur 58 malades avec 6 protéines pour chacun d’eux et conclut qu’il y a peu de différence entre les deux méthodes.

Schloss à également étudié les deux méthodes, mais préfère la cuti-réaction parce que celle-ci permet l'emploi d'un plus grand nombre de protéines et parce qu’à la suite d'intradermo-réactions, les sujets très sensibles peuvent présenter ‘des réactions générales graves.

Ramirez se prononce également en faveur de la eutiréaction. Il écrit :

L’intradermo-réaction est plus sensible que la euti-réaction, mais son application est plus limitée :

elle est d'une exécution plus difficile,

elle est souvent douloureuse et ne permet de tester à chaque séance qu’un nombre limité de protéines,

elle comporte plus de dangers d'infection, et partant, nécessite une intrumentation et une technique plus compliquée,

elle peut parfois causer une réaction grave si l’on introduit une trop forte dose chez un patient très sensible,

enfin, elle donne fréquemment des pseudo-réactions,. Ramirez n'emploie plus que la cuti-réaction,

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