Lettre de Bayonne, 28 décembre
une première fois au combat de Wachau, il reçoit une seconde blessure à Saint-Dizier (26 mars i8i4). Quelques jours après (3 avril), il est nommé major.
Placé en demi-solde le 29 juillet, il n'obtient de retraite que le !"■ décembre 181 6, comptant quatorze campagnes.
Jacques-Pierre-Blaisc d'Alqay, légionnaire le i" octobre 1807, fut un vaillant soldat, quoiqu'il n'eût pas embrassé la carrière militaire de son plein gré ; « les circonstances me l'ont fait endosser », a-t-il écrit. Mais, homme de devoir, il avait accepté résolument sa destinée. L'épaulette le transforme : « Devenu officier, je me suis pénétré de la dignité de mon grade et cette promotion m'a trouvé pour elle plein d'entrain et de considération '. »
Le vieux brave s'est éteint âgé de quatre-vingt-sept ans à Issandon, le II janvier 1857.
Pierre d'Algay (Villeneuve) était passé sous-lieutenant^ à la suite au i" régiment de carabiniers, lors du licenciement du 20' de cavalerie. Sa première lettre, datée de Versailles, 12 pluviôse an XII (2 février i8o4), nous le montre tout adonné à l'équitation. « Votre ami Villeneuve, écrit-il à l'un de ses frères, travaille tous les jours au manège sans que sa santé en souffre. Ses progrès en équitation sont encore faibles. Son domicile est aux Grandes- Ecuries et sa pension dans la rue de la Chancellerie. Il va voir ses parents tous les deux jours vers les huit heures du soir, il y dîne rarement, parce qu'il est occupé à ses répétitions de manœuvre tous les jours après midi. »
Notre carabinier, passé lieutenant', fiiit la campagne de 1807, pendant laquelle il est nommé chevalier de la Légion d'honneur (i'' octobre).
Au bivouac sous Tilsitt, le 20 juin 1807. Mon très cher Père,
Je profite avec plaisir du premier instant de repos qui nous est accordé depuis l'ouverture de la campagne pour vous donner de mes nouvelles et me rappeler au souvenir de tous mes amis du Chalard.