Scjlla avait capitulé le 17 février
tf. Ce régiment avait fait partie jusqu'au mois de mars 1810 de la division des Galabres (général napolitain Saint-Amato).
tout est en mouvement pour construire des retranchements, redoutes et camps retranchés. L'artillerie et munitions qu'on avait amenées pour l'expédition ont été déposées dans cette petite place : il est vrai que c'était hasarder beaucoup que de les rembarquer ; six régiments français sont encore dans les Calabres. Que fera-t-on de nous cet hiver ? c'est ce que je ne puis vous dire. Quant à l'invasion de la Sicile, si quelque flotte arrive incognito, on pourra faire quelque chose. Le général Cavaignac, qui eut l'ordre d'aller tâter l'île avec une petite division de Corses et de Napolitains, y en laissa 900 et se sauva avec le reste : il est présentement à Naples, chargé, dit-on, de la police générale.
.. .On a beau penser en économe, on aime ses aises et ses plaisirs quand on peut en prendre, on ne regarde pas si avant, ce qui est un malheur. Depuis longtemps, j'ai voulu avoir un cheval qu'il me faut entretenir à mes frais. Le Gouvernement n'en connaît pas. Le brigandage, qui n'est pas encore fini dans les Calabres, nous fera peut-être faire quelque mouvement. On prend de grandes mesures pour rétablir la tranquillité et le commerce dans le royaume : on y aura bien de la peine, car jusqu'à présent il n'y a de sûreté nulle part sans baïonnettes
Valette.
Nommé, à la date du i^' septembre 181 1, aide de camp du général Partouneaux, le capitaine d'Algay quitte les bords de la Méditerranée aux environs de Monaco le 9 février 181 2 « avec son général et dans sa voilure pour aller à Boulogne-sur-Mer, Ils passent par Paris et ont dû y arriver du 18 au 19; ils comptaient y passer quelques jours ' ».
Ce qui reste du 9= corps tombe au pouvoir de l'ennemi à Borisow le 28 novembre. D'Algay est envoyé à Saint-Pétersbourg et ne regagne sa patrie que deux ans après. Son retour se fait tellement attendre, que sa famille est plongée dans des inquiétudes mortelles partagées par Villeneuve. « Tous nos officiers prisonniers de guerre en Russie sont rentrés ou à la veille de l'être. Notre frère cependant ne paraît pas et je ne vois pas ce qui peut retarder son retour, à moins qu'il ne soit conducteur d'un détachement de prisonniers. Dans ce cas nous pourrions bien être deux ou trois mois dans l'attente \ »