MERLIN E T
Et comment va notre malade? Vous avez dormi cette
nuit?
MARCELLE
Assez bien, docteur.
MERLINET.
Et l'appétit revient?
M ARGELLE.
Oui, un peu.
MERLINET.
Allons, allons, voilà une convalescence qui se comporte très convenablement, et cette arrière-saison est si belle que je ne vous donne plus huit jours maintenant pour être tout iï fait gaillarde.
Si LF.S DAMES DU PLESSIS-ROUGE
MARGELLE
Nous n'en sommes pas encore là, docteur.
M ERLIN ET.
Mais si, mais si. Les forces reprennent, vous rengraissez à vue d'œil. (Plus bas.) Et le moral, hein! le moraine se remonte-t-il pas un peu, le moral?
m \ih:elle.
Ah ! docteur, docteur, comme je suis malheureuse!
MERLINET.
Oui, oui, c'est évident que... mais enfin, quoi... n'est-ce pas.
M A RC E L LE .
Docteur, tant que je resterai ici, dans cette maison, au milieu de ces horribles souvenirs!...
MERLINET*
Evidemment, évidemment, un changement d'air serait bon.
MARCELLE
Vous l'avez déjà dit, docteur, pourquoi n'en parlez- vous pas à madame Richard?
M E RLIN E T .
Mais je vais lui en parler, je vais lui en parler.
MADAME RICHARD, lisant une lettre.
« Tu n'y penses pas, ma chère enfant, de venir te réinstaller chez nous.... » (Elle regarde l'enveloppe.) Marcelle, ceci est pour vous, je vous demande pardon, cette lettre se trouvait dans mon courrier.
Elle tend la lettre, que le docteur passe à Marcelle. MKRLIN E T .
Tenez, chère madame.
Je vous remercie. (Elle parcourt la lettre.) C'est de ma tante ;