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ACTE DEUXIÈME

langerie iMsse. » Des églises sans uombre, un upéra national avec lin répertoire italien; un théùlre de comédie avec un répertoire français; et entin, pas de milieu, tout le monde noble ou esclave, Excellence ou rien!

LE PUINCE, se levaot.

Bravo! très cher, bravo! Vous faites notre éloge, ces contrastes sont notre originalité, notre grand cachet ; nous sommes, nous ; et nous pouvons être vous... même chez vous?...

Même jusque dans nos boudoirs, n'est-ce pas?

LE PRINCE, liaut.

Même jusque dans vos boudoirs!... Ah! charmant et très exact.

Reûtrée de Limier et du docteur.

LA BARONNE, se levaut.

Eh! il } a ma foi du vrai !

LE PRINCE

Mais dans tout cela, mon cher, vous ne nous dites point ce que vous pensez des femmes.

LYDIA, ij'aiemeut, se levant.

Oui, oui, papa a raison, nous voulons savoir aussi comment vous nous jugez, n'est-ce pas, baronne?

TALDÉ.

Je l'ai déjà dit.

LYDlA.

Mais c'était une fadeur.

TALDÉ.

Mon Dieu, mesdames, la femme russe ne présente rien de particulier, il n'existe pas de nationalité pour les femmes, elles sont partout des femmes et cela suftit, c'est tout dire.

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LYDI.V.

Il veut absolument s'en tirer avec une sucrerie. Eh bien, moi, je parie que sur cette séduisante énigme qui s'appelle la femme, vous avez votre théorie toute

faite.

TALDÉ.

Théorie, non, princesse, tout au plus mon petit point de vue à moi.

LYDIA

Justement, dit«^s vite, ça va nous amuser.

TALDÉ.

Ce n'est pas sûr, mais puisque vous le voulez, je commence. Moi je divise les femmes, — ou mieux — la femme, en deux catégories principales : celle de luxe, ou vraiment la femme, et celle de tous les jours, ou la... moitié du genre humain. L'une nous fait grand homme ou criminel, l'autre nous est indispensable pour le petit train-train de l'existence, pour laver nos enfants ou recoudre les boutons de nos chemises. L'une, quand, elle aime un roi, s'appelle CléopAtre ou Agnès Sorel; quand elle règne elle-même, Sémiramis, Elisabeth ou Catherine le Grand ; si elle fait du patriotisme, Jeanne d'Arc ou Charlotte Corday ; si elle écrit, elle signe Sévigné, Staël ou George Sand : — monte-t-elle sur le théâtre, le public enthousiaste la rappelle par les noms de Malibran, Mars et Rachel; enfin, quand elle daigne aimer un simple mortel, elle le tue en l'immortalisant et répond au nom de Fornarina... L'autre, dame! l'autre s'appelle ma cousine, ma voisine, ma tante, ma cuisinière et même ma maîtresse... Et l'homme est ainsi fait qu'il cherche et croit pouvoir donner à celle qu'il aime un des beaux noms que je prononçais tout à l'heure ; mais, hélas ! un jour arrive où l'idéal rentre tout bêtement, mais de no^

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