SCÈNE VIII Les Mêmes, OSIP
OSIP, simplement, qiii a entendu les derniers mots.
A quoi bon trois sacrifices quand un seul peut suffire.
Osip, toi!
OSlP.
Oui, je vous écoutais et vous jugeais. Vous êtes dignes tous les deux de ce que j'ai fait et de ce que je veux faire encore pour vous. La mort volontaire est un crime, et si je ne veux pas que vous mouriez, vous, par qui j'ai tant soutïert, je ne veux pas non plus que vous ayez toute voire vie mon fantôme entre vous deux, car vous n'êtes pas coupables. — Soyez tranquilles, je ne mourrai pas. Quand Dieu prend vraiment en pitié ses créatures, il les conseille mieux que cela. Si vous aviez été esclaves comme moi et si vous aviez passé de longues nuits à regarder le ciel et à l'implorer comme je Tai fait p*endant toute mon enfance, pendant toute ma jeunesse, comme je l'ai fait surtout depuis six mois, vous reconnaîtriez tout de suite la voix de Dieu au milieu même du bruit et des cris de vos passions terrestres. Dieu me parle à moi, parce que le malheur de toute ma vie m'a mis plus près de lui que vous. Je vous ai juré que vous seriez l'un à l'autre et je suis de ces humbles qui n'ont pas le droit de manquer à leur serment, (wiadi-
mr s'avance.) Allez, mOU maître. I Anna fait un mouvement.; AIlcZ,
ma sœur, et comptez sur moi.
ANNA, à Wladimir,
Que va-t-il faire?