‹ Les danois sur l'EscautChapitre 2 sur 6 · SI · texte numérisé non relu

SI

Le roi Louis de Hollande, informé à Aix-la- Chapelle du débarquement de l'ennemi, était parti aussitôt pour Amsterdam et avait donné des ordres pour que toutes les troupes disponibles du royaume fussent dirigées sur Anvers. Des conscrits et des réservistes arrivèrent de Liège, de Maestricht et des garnisons environnantes, si bien que le 12 août 6000 hommes étaient réunis aux alentours de la ville. La présence des soldats calma fort à propos l'inquiétude des Anversois que la nouvelle de l'invasion anglaise et la capitulation de Flessingue avaient affolés. La panique était telle que les habitants fuyaient, abandonnant leurs foyers, et que les routes étaient encombrées de véhicules et de voitures de déménagement. Des quais d'Anvers, disait-on, on apercevait par le beau temps la mâture des vaisseaux ennemis, visible à l'horizon , vers le nord-ouest; aussi s'attendait-on à voir paraître d'un moment à l'autre l'avant-garde de l'armée anglaise.

Effectivement le 11 août, la frégate ,,Lavinia" , commandée par lord William Stewart et escortée de neuf autres frégates, était entrée dans l'estuaire de l'Escaut; les canons de la citadelle de Flessingue n'avaient pu empêcher

cette escadre de remonter le fleuve justiuau fort de Bath où elle jeta l'ancre ' , et où elle fut renforcée d'une flottille de canonnières et d'autres petits bâtiments commandée ])ar sir Home Popham. Les croiseurs poussèrent jusqu'au fort Lillo, mais ne purent aller plus loin, à cause du barrage établi à cette hauteur par l'amiral de Missiessy. Un détachement d'artilleurs l'eût aisément anéanti en faisant feu des deux rives, mais par suite de l'inertie de l'armée, le mouvement offensif tenté par la marine ne donna aucun résultat.

On raconte qu' à l'époque du départ de l'expédition le célèbre homme d'Etat, lord Castlereagh, s'exprima ainsi :

..Si quinze jours après le débar(iuement, la flotte française n'est pas en notre pouvoir, nous ne réussirons pas à nous en emparer.'"

Cette prédiction s'était réalisée puiscjue plus de (|uinze jours après leur débarc]uement, les troupes anglaises n'avaient pas encore bougé des ilôts situés à l'embouchure de l'Escaut. Les Français, au contraire, aiguillonnés par le sentiment du danger, avaient en

') En forçant l'entrée du fleuve, les Anglais eurent 2 hommes tués et 1 1 blessés.

très-peu de temps organisé la défense de manière à pouvoir soutenir l'attaque. Vers le milieu d'août 20 à 30,000 hommes, accourus des départements voisins, étaient concentrés sur Anvers'; à la tin du même mois, cette armée improvisée, complètement désordonnée, eut à sa tête le maréchal Bernadotte, prince de Pontecorvo, , qui mieux cjue personne s'entendait à former des soldats et à leur faire observer la discipline. L'arrivée du maréchal acheva de rassurer les habitants d'Anvers, et sous sa direction les travaux de défense furent menés avec ime grande rapidité. On monta des batteries, on construisit des redoutes autour de la ville, on ouvrit les écluses, et l'eau couvrit toute la contrée environnante. Le maréchal avait lui-même l'oeil à tout; ses inspections le retenant souvent fort tard sur les

ij Dans un rapport daté du 10. août 1809, et fait à bord du „Pultusk:" , mouillé sur la rade d'Anvers, v. Dockum écrit: ,.Plus de 20,ocx3 hommes viennent d'arriver, en voitures, à pied ou à cheval. Le lieutenant général Rampon , qui est arrivé dimanche et qui a pris le commandement, a raconté chez l'amiral qu'il n'avait pas ôté son uniforme depuis sept jours et que les hommes avaient fait 20 lieues par jour.'' Archives du ministère de la marine, Copenhague: dépèches reçues, an 1809, No. 1618.

remparts, il lui arrivait de se mettre à diner vers minuit'.

Grâce à Ténerg-ie déployée, la ville d'Anvers, naçvière encore sans canons et sans soldats, était donc devenue en très-peu de temps une place fortitlée défendue par un corps de troupes de près de 40,000 hommes.

En même temps un secours inattendu survenait aux Français. Les fièvres paludéennes, si fort à craindre sous ce climat malsain, faisaient leurs premières victimes dans les rangs de l'armée ennemie-'; l'épidémie se

•) ,,Les vaisseaux de l'escadre, dit v. Dockum , vinrent mouiller à Anvers où l'amiral et moi nous fûmes souvent retenus à diner par le prince de Pontecorvo. Nous nous mîmes une fois à table à 10 heures du soir et une autre fois à onze heures ''4 , le prince ayant été retenu aux fortifications."

Amiral J. v. Dockum: Séjour à Anvers, (notes manuscrites.)

2) Dans cette contrée, l'humidité de l'air et les émanations provenant des marécages occasionnent des fièvres (jui se renouvellent tous les ans, à l'époque de la chute des feuilles. La maladie, qui a nom fièvre des Polders, n'est redoutable que pour les étrangers; les indigènes y succombent rarement.

A cause du danger (jue jirésente le climat, le gouvernement français évitait autant que possible de mettre des troupes françaises en garnison dans ces contrées , et y envoyait de préférence des soldats étrangers.

déclara le 20 août et quinze jours après son apparition, les ravages causés par elle étaient tels que toute idée de prolonger la campagne offensive dut forcément être abandonnée. Les hôpitaux et les ambulances regorgeaient de malades; dans ces tristes circonstances l'attention des commandants de l'expédition devait se porter uniquement sur l'ennemi invisible qui tuait tous les jours des centaines d'individus'. Le 27 août, un conseil de guerre fut tenu dans le camp du général en chef. Sept officiers, présidés par lord Chatham, délibérèrent sur le parti à prendre, et ne furent pas longs à décider qu'il n'y avait plus rien à faire. Cependant, le gouvernement anglais ayant envoyé l'ordre de maintenir la possession de l'île Walcheren et de Flessingue, il fallait que les troupes aussi bien que la flotte y restassent provisoirement. Seul le général en chef dont la mission devait être considérée comme terminée, résilia son commandement et s'embarqua pour l'Angleterre. Il arriva le 14 septembre à Deal et

I) 11 y eut dans la première semaine de septembre deux à trois cents morts parmi les soldats. Le chiffre des malades s'éleva à 8194, dont 1400 furent renvoyés en Angleterre; un grand nombre de ceux-ci moururent dans les hôpitaux.

partit ]:)(Hir Londres où il eut à rendre compte au roi du triste résultat de lexpédition.

La nouvelle du départ de lord Chatham répandit la joie dans Anvers et dans la flotte française. La campagne offensive des Anglais était bien finie; les troupes ennemies (jui restaient provisoirement en Hollande ne constituaient pas un danger pour le pays, car loin de penser à une nouvelle attaque, elles devaient se tenir prudemment sur la défensive. Si le salut d'Anvers et l'échec subi par les Anglais n'étaient pas dus aux armes victorieuses de la France, du moins l'amiral de Missiessy pouvait-il s'attribuer l'honneur d'avoir entravé les opérations isolées de la flotte ennemie à l'aide du barrage créé par lui près du fort Lillo.

Dans toute cette affaire, les Danois s'étaient bien conduits. De jour et de nuit, soit cju'il fallût travailler aux redoutes le long du fleuve, soit qu'il y eût des exercices et des manœuvres à faire sur les vaisseaux, ils avaient toujours obéi les premiers à l'appel. En très-peu de temps, V. Dockum et v. Berger avaient organisé admirablement le service à l)ord de leurs navires; dans la rapidité et la précision des évolutions le .,Pultusk" et le ..Dantzick" n'étaient

égalés par aucun des vaisseaux de l'escadre, aussi leurs numéros avaient-ils paru maintes fois à côté du signal de satisfaction arboré par le ,,Charlemagne'' à la suite de manœuvres habilement exécutées.

Déjà, lorsque la flotte, au commencement de l'été de 1809, quitta la station de Flessingue et se dirigea sur Anvers , les Danois avaient donné une preuve éclatante de leur profonde connaissance du métier. Commandés par V. Dockum et v. Berger, les équipages manœuvrèrent si adroitement que le .,Pultusk" et le „Dantzick" eurent bientôt distancé les autres navires et, malgré les vents contraires et les bas-fonds qui gênaient leur marche, ils arrivèrent à Anvers et y jetèrent l'ancre trois jours avant le reste de la flotte. La distance de Flessingue à Anvers est d'environ 20 lieues danoises.

On se souvient que plusieurs jeunes officiers danois avaient été nommés, vers le milieu de l'été, au commandement de bricks, de brûlots, et de canonnières. Ils avaient tous rivalisé de zèle et s'étaient acquittés de leur tâche à la grande satisfaction de l'amiral de Missiessy. A l'issue de l'expédition anglaise, celui-ci donna aux Danois un témoignage

éclatant de la haute estime dans laquelle il les tenait.

Ayant fait appeler à bord du ..Charlemagne'- le commandant v. Dockum, l'amiral le reçut dans sa cabine et lui remit la copie d'une lettre qu'il venait d'adresser au roi de Danemark. Ce ne fut pas sans un vif ëtonnement que le capitaine danois lut ce cpii suit':

Sire!

„Les officiers de la marine de Votre Majesté attachés à la flotte dont j'ai le commandement, ont fait preuve de qualités si brillantes et m'ont apporté pendant de récents événements un concours tellement utile, (juil est de mon devoir de solliciter auprès de Votre Majesté, pour les trois plus anciens de ces officiers, un témoignage de satisfaction que je n'ose malheureusement pas demander pour tous.

Que Votre Majesté souffre cjue je lui propose en premier lieu la promotion au grade de contre-amiral de M. le capitaine de vaisseau

') Archives de la marine, tome Sème. Copenhague 1836. L'original en français de cette lettre n'a pas été retrouvé dans les archives du ministère de la marine à Paris.

V. Dockum. En second lieu, M. M. Fasting et Stephansen me semblent très -dignes d'être promus au grade de capitaine de vaisseau. Entin M. Fasting, qui n'a cessé de montrer beaucoup de zèle et une connaissance réelle de son métier, pourrait être nommé au commandement du ..Dantzick".

Son Altesse le prince de Pontecorvo estime que l'attitude défensive prise récemment par la flotte et les. efforts faits pour mettre celle-ci en mesure de repousser l'attaque des Anglais ont été une des causes principales de la retraite précipitée de l'ennemi. Et Elle pense qu'il n'est que juste de demander des récompenses pour ceux de nos officiers qui ont bien mérité de leur souverain par leur zèle et leur dévouement.

S. A. a voulu lui-même prendre le soin de faire parvenir à S. M. Impériale et Royale la liste de récompenses que je lui ai soumise.

J'ai pensé qu'il ne déplairait pas à N'otre Majesté que je sollicitasse pour M. M. v. Dockum, Fasting et Stephansen la décoration de la Légion d'honneur; j'ai également désigné pour la même faveur M. M. Rosenstand et Tuxen qui commandent des brûlots.

J'ose espérer cjue ma démarche, dont le

but est de laisser à ces officiers un agréable souvenir de leur séjour sur TEscaut, en même temps ([ue de rendre hommage |)ublii[uement à leur mérite, aura l'approbation de \'otre Majesté.

Ed. Burgues de Missiessy.

Aussitôt ijue le capitaine v. Dockum eut achevé la lecture de cette lettre, l'amiral lui remit la réponse du roi Erédérik Yl , datée du 2^ septembre 1809'.

M. le Vice-amiral de Missiessy,

.,Nous avons reçu votre lettre du 6 courant et Nous avons éprouvé un véritable ])laisir en apprenant le cas que vous faites des officiers danois qui ont le bonheur de servir sous vos ordres. La sévérité des règlements imposés à Notre marine ne permet j^as tjue l'avancement sollicité ]:)ar vous pour les trois plus anciens de ces officiers leur soit accordé. Mais Nous Nous souviendrons en d'autres occasions du zèle (ju'ils ont apporté au service dune cause (jue Nous considérons comme Notre.

M J. V. Roeder: Histoire politique et militaire du Danemark pendant les années 1807 — 1809. Copenhaijue

Nous avons également appris avec plaisir que vous avez pris l'initiative d'une démarche qui tend à faire donner à quelques-uns de Nos officiers un témoignage du contentement et de la bienveillance de l'Empereur.

Recevez, M. l'Amiral, l'assurance de Notre haute considération."

Frederik R.

En dépit du refus du roi, la démarche de l'amiral de Missiessy était extrêmement flatteuse pour les officiers danois de l'escadre en particulier, et pour la marine danoise en général.

Pour ce qui concerne v. Dockum, il devait se douter que les règlements relatifs à l'avancement ne seraient pas enfreints en cette circonstance, et même il est permis de supposer que son caractère chevaleresque eût répugné à ce qu'une mesure d'exception fût prise en sa faveur au détriment de camarades qui avaient pour eux leurs droits d'ancienneté.

Nous en trouvons la preuve dans ces lignes prises dans ses mémoires':

') Amiral J. v. Dockum : Séjour à Anvers. Notes manuscrites.

„L éloge que l'amiral a fait des Danois au Prince', a été renouvelé par lui clans une lettre qu'il vient d'adresser à notre souverain. Appelé à son bord pour prendre connaissance de cette lettre et de la réponse du Roi, je fus, à vrai dire, profondément étonné de la démarche faite par l'amiral; cependant je ne pus c|ue le remercier de ses chaleureuses louanges et de l'intérêt qu'il prenait à notre avancement. |e me permis en même temps de lui dire que si j'avais pu supposer qu'il avait formé le projet d'adresser à notre roi une requête de ce genre, je l'aurais prié de n'en rien faire, car les mesures d'exception ne sont pas admises dans notre marine, lit je lui tîs observer que ma promotion aurait porté préjudice à plusieurs de mes camarades plus anciens que moi, (|ui, eux aussi , ont dignement servi la France et se sont en outre distingués dans la présente guerre navale du Danemark, famais, lui dis-je, je ne pourrais admettre (|u"une telle injustice leur fût faite. L'amiral me répondit qu'à cause de lui la demande aurait pu être accordée. Avant de me retirer, je le priai de

') r.e Prince de Pontecorvo.

me donner une copie de sa lettre au roi et une autre de la réponse de Sa Majesté."

Un nom manquait à la liste des officiers danois mentionnés par l'amiral de Missiessy, celui du capitaine de vaisseau v. Berger, qu'une mort prématurée avait enlevé trop tôt pour s'être vu l'objet d'une distinction si flatteuse à laquelle ses éminentes qualités et son ardeur au travail lui auraient certainement donné droit.

Souffrant depuis le milieu d'août, il succomba le 31 du même mois à un accès de fièvre pernicieuse. A cause de la chaleur, très-forte à ce moment, l'enterrement dut se faire le lendemain , et ..l'amiral ayant donné son autorisation à ce que les usages danois fussent observés en cette circonstance" ', une courte cérémonie funèbre eut lieu sur le .,Dantzick", dans l'après-midi du i*^' septembre.

En présence de tous les officiers et matelots réunis sur le pont, le cercueil fut descendu dans la chaloupe pendant qu'on baissait le pavillon et (|ue la voix sonore des canons •rendait au défunt un dernier hommage.

Le capitaine de frégate Fasting, devenu

') Archives du ministère de la marine, Copenhague: dépèches reçues, no 1695. Rapport du capitaine Fasting à l'amirauté.

commandant intérimaire, informa le même jour par lettre ramirauté de Copenhague de ce décès; dans une dépèche expédiée ultérieurement par lui, nous trouvons sur l'enterrement de V. Berger les détails suivants':

,.On observa en cette circonstance le cérémonial prescrit par notre code maritime. Sur le rivage 200 hommes attendaient le corps qui fut accompagné jusqu'aux portes de la ville par cette escorte d'honneur et par un long cortège invité par le chef d'état -major de l'amiral. Trois salves furent tirées par les soldats. Le prince de Pontecorvo (jui avait promis de venir, fut empêché au dernier moment.''

L'automne amena forcément une accalmie dans les deux camps ennemis. Les Anglais avaient construit le long des dunes, sur la côte de l'île de Walcheren, des baraquements qui furent d'abord employés comme hôpitaux provisoires, et qui servirent plus tard à loger les troupes qu'on retira des endroits fortifiés situés plus bas. L'escadre française de son côté dut s'occuper de rechercher un endroit

') Archives du ministère de la marine, Copenhajjue: dépèches reçues, n" 1780. Rapport du 8 sept. 1809.

convenable pour y aller en hivernage. Flessingue étant aux mains des Anglais et les bassins d'Anvers n'étant pas encore achevés, il s'agissait de trouver plus haut sur le fleuve une position sûre où les navires fussent à l'abri des glaces flottantes. L'amiral fit dans ce but une inspection en compagnie des commandants de vaisseaux. A environ 3 milles en amont d'Anvers, l'Escaut se divise en deux branches dont l'une passe près de Gand et l'autre près de Bruxelles. Cette dernière forme, non loin de sa naissance, une petite baie du nom de Rupel dans laquelle le mouvement des marées n'est guère sensible et qui parut à l'amiral devoir offrir à la flotte un refuge à peu près sur. Cet endroit fut choisi.

Les commandants se réunirent en conseil sur le .,Charlemagne- le 9 sept, et délibérèrent sur les mesures à prendre en vue de l'hiver. Il fut décidé que les bâtiments laisseraient canons, poudre et munitions à Anvers et iraient ensuite dans la baie de Rupel où, au moyen d'estacades, ils seraient suffisamment protégés contre les glaces.

Conformément à un ordre de l'empereur, une épreuve intéressante allait être faite par deux vaisseaux de ligne qui tout l'hiver de-

vaient stationner, complètement armés, près d'Anvers, et pour la sécurité descjuels aucune mesure extraordinaire ne devait être prise'.

Le duc Décrès, ministre de la marine, vint lui-même à Anvers à la fin d'octobre pour s'assurer de visu des dispositions prises en vue de la mauvaise saison et conférer avec l'amiral de Missiessy sur des points importants. Le 28 il visita la flotte.

.,11 vint à bord du ..Dantzick'", dit le capitaine Fasting^, et se fit montrer aussitôt les batteries. 11 ordonna des exercices avec trois canons et parut très satisfait du pointage. Ensuite le ministre demanda que nos officiers lui fussent présentés sur le pont; il exprima son étonnement de les voir si jeunes, s'informa s'ils avaient déjà beaucoup navigué et leur recommanda de bien faire leur service, ajou-

') Les vaisseaux désignés pour cette épreuve étaient le .,Dalmate-' (commandé par le contre-amiral Courand) et r,.Anversois". Le premier dut rester près d'Osterwald, en aval d'Anvers, le second à la hauteur de .,maison bleue", à un mille plus bas que le Dalmate. Pour toute précaution , on remplaça par des chaînes les câbles qui retenaient les ancres.

-) Archives du ministère de la marine, Copenhague: dépèches reçues, an 1809, no 2110.

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