‹ Les danses et les bals [microforme]Chapitre 4 sur 11 · de permettre à ses enfants de les apprendre · texte numérisé non relu

de permettre à ses enfants de les apprendre

50. de les encourager d’une manière quelconque. | 4 LOL FETE)

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M. F, ees danses, toujours dangereuses en général et trop souvent criminelles en particulier, elles sont défendues sous peine de refus des sacrements, à ceux qui s'obstineraient, dans les cinq circonstances que nous venons d'énumérer.

Et remarquez bien que ‘être indigne des À

sacrements, il n'est pas nécessaire de se rendre

coupable, dans les cinq circonstances à la fois ; 1l suffit de manquer volontairement à l’une d'elles, füt-on fidèle à l’observance des quatre autres. Les cinq choses sont également et par la même autorité regardées comme dangereuses de leur nature.

M. F, je reprends : on ne peut danser:soi-même la danse interdite ; ni le permettre à ses inférieurs ; nile laisser faire chez soi ; ni permettre aux enfants de l’apprendre ; ni l'encourager d'une manière quelconque. J'attire votre attention sur ce dernier article. Je suppose qu'on soit fidèle aux et premières conditions. J'ajoute qu'il est

éfendu de jouer ces danses mauvaises, pour les faire danser aux autres ; ce qui serait une coopération bien directe et bien marquée.

M. F., à propos du refus des sacrements, je m'expliqu:. Les danses défendues et tout ce qui les regarde, c’est un péché comme un autre, qui n’est pas une faute réservée à l’évêque. Ainsi celui-là. seul qui, bien averti, s’obstinerait à enfreindre la défense, serait indigne des sacrements, à cause de ses mauvaises dispositions et de son manque de repentir. Du reste, il en est de même de toute faute grave dont on ne veut ni se repentir nise corriger.

Voilà pourquoi vous ne devez pas être scandalisés de voir à la table sainte des personnes qui auraient manqué sous ce rapport. Il faut supposer qu'elles se repentent de ce péché, comme de tout autre, et qu'elles ont pris de bonnes résolutions pour l'avenir. |

M. F, on dit quelque part: par suite de votre sévérité à cet endroit vous nous avez fait un bien mauvais parti, avec la société anglaïse et protestante, que nous sommes obligés de voir et de recevoir. FE

M. F., ce n’est pas le mandement de l’évêque qui vous fait cette position gênante ; c’est le sublime et divin mandement de Dieu lui-même, promulgué sur le Sinaï au milieu Ges éclairs et du tonnère ! Non mæœchaberis ! vous ne commettrez l'impureté ni chez vous, ni ailleurs, ni par vous ni par vos subalternes, ni aux jeux ni à la danse ; pas même dans la société protestante.

Que l’on comprenne bien, une fois pour toutes, qu’en fait de conduite morale, pes plusaue pour les vérités de foi, l'Eglise ne saurait innover en rien. Elle ne fait qu'appliquer une loi qui existait auparavant, une loi qui vient de plus haut, qui émane de Dieu lui-niême et dont l'église n’est que l'interprète, : Elle veille à l'exécution de cette loi par ses théologiens, ses docteurs, et surtout par ses évêques, qui sont les docteurs officiels, si je puis parler de la sorte.

M.F., une bonne loi est toujours claire et précise, en théorie ; mais c’est dans l'application que surgissent les difficultés. Voilà pourquoi lon a dû établir des Juges compétents pour définir que tel fait accompagné de telle circonstance, est opposé ou conforme à la loi. Etla déclaration du Juge doit faire autorité. Ce qui se fait sur le tribunal judiciaire, a lieu aussi au

tribunal ecclésiastique. Dans l’un et l’autre :

tribunal, ce n’est pas le Juge qui fait la loi : mais il déclare que le fait porté devant Ini est permis ou défendu par la loi préexistante.

M. F., que répondrait un juge civil, si appelé à son tribunal, un délinquant avait l'audace de s’excuser d’un crime légal, sons prétexte qu'il s'est rencontré avec une société dangereuse ? Le Juge appliquerait la loi selon les circonstances, et sans tenir compte de la compagnie qui a fait naître le crime légal. Et c'est ce que fait l Eglise à l'égard de ceux qui se permettent les danses défendues, à cause des compagnies où ils sont mêlés.

M. F., vous devez fréquenter les protestants ; oui, sans doute ; mais tenez vous le pour dit, vous ne vous ferez jamais honneur à leurs yeux, en manquant à vos devoirs de catholiques. Et votre faiblesse en pareil cas sera toujours un scandale, qu'ils sauront bien vous reprocher un jour ou l’autre, et peut-être dès l'instant même, en leur intérieur ou avec leurs semblables.

M. F., nous en avons la honte, mais nous sommes forcé, de l'avouer puisque nous sommes seuls, ici : Nos frères séparés ont moins de respect humain en présence des catholiques, lorsqu'il s’agit de l'observance de leur religion. Vous en êtes témoins tous les jours ; et, sans admettre leur rigidité v. g. sur l’abstention de tout amusement le jour du dimanche, vous

admirez leur fermeté à se maintenir dans leurs pratiques.

M. F, et vous surtout mes chères sœurs, soyez bien convaincus que vons mériterez l'admiration et le respect des protestants et des mondains, en faisant votre devoir de femmes chrétiennes, dans ces circonstances, ce qui demande un certain courage, il faut l'avouer. Et je suis heureux de consiater que de nobles exemples ont été donnés, chez plusieurs de nos familles catholiques. Au nom de la morale et de la religion, je les en remercie, et je souhaite que leur conduite digne d’éloge soit imitée par tous les catholiques.

M. F, au passage du Prince de Galles en ce pays, et dans une occasion plus récente encore, plusieurs Dames et Demoiselles de nos meilleures familles canadiennes ont eu le bon esprit et la sainte générosité de refuser l’honneur de hautes-invitations, plutôt que de manquer à leurs devoirs de catholiques !!! Et je sais que ces hauts personnages anglais, avec la noblesse de leur caractère, ont admiré ces traits de courage. Nous en avons pour preuve une excuse présentée dès l'instant, avec la politesse exquise qui caractérise le gentilhomme ; et pour récompense immédiate, le nom de ces courageuses chrétiennes a volé de bouche en bouche et se répètera dans la suite, avec la tradition de leur pieuse bravoure.

M. F., un paragraphe du mandement de Mgr.

Turgeon s'élève contre l'usage des vêtements immodestes. Voici comment il s'exprime :

“ Nous croyons devoir réclamer contre un

‘ désordre devenu commun dans quelques socié- ‘tés, l’immodestie dans les habits, qui est pour ‘ aissi dire, de règle, surtout dans les assemblées ‘ dont nous venons de parler, N'est-il pas ‘ déplorable que, sn7 ce point, des personnes, qui ‘ se disent chrétie.res, sacrifient tous les jours ‘ la morale si pure de l'évangile aux modes et ‘aux coutumes du monde, et que, pour se con- ‘former à l’usage, elles ne craignent pas d'exposer ‘“ leurs âmes et celles des autres à d’inévitables ‘“ dangers.”

M. F, n'est-ce donc qu'une légère bagatelle qu'un désordre qui va jusqu'à sacrifier la morale de l'Evangile, pour suivre les modes ? Est-ce donc une chose indifférente que d'exposer son ûme et celle des autres à des dangers... à des dangers inévitables ! Maïs ces dangers ne sont que trop certains, s'ils sont inévitables ! ! !

M.F.,sur le chapitredes vêtements immodestes dans les bals, je n’en veux pas dire davantage. J'aime mieux renvoyer aux journaux de toutes les croyances religieuses et de toutes les couleurs politiques, qui, ces derniers mois, dans une circonstance bien solennelle, se sont prononcés d’une manière peu équivoque sur l’inconvenance de certaines toilettes usitées dans les soirées dansantes. Vraiment, la presse a été plus mordante et plus impitoyable que toutes les prédications et que le mandement lui-même!!! Preuve bien certaine qu’une vérité est évidenté, quand la chaire et l'opinion publique s'accordent pour la proclamer !

CE

M. F.,, j'arrive à une nouvelle pratique relative aux soirées et aux bals! Depuis quelque temps s'est établie la mode de faire des réunions dansantes, d'où sont exclus les pères et mères et autres supérieurs en état d'exercer la vigilance. Mais mon Dicu ! on n'a donc pas réfléchi suflsamment à ce surcroît d’inconvenances et de dangers ajoutés à tant d’autres, sur l’article des amusements du monde, déjà entourés de tant de périls !

Ne semble-t-il pas alors qu'on redoute une trop grande vigilance, là où il n'y en a jamais assez |

M. F., j'épargne à vous et à moi des détails,

ue la délicatesse est heureuse de ne pas toucher. j e crois qu’il suffit d'indiquer la faute d'omission encourue par les mères de famille qui laissent, de nuit, disparaître ainsi leurs fils et leurs filles ! et l’'épouvantable responsabilité des maîtresses de maisons, qui prennent sur leur conscience la charge toujours si pesante de surveiller la jeunesse sans expérience, et plus exposée à cause de son âge !

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Il resterait un autre petit chapitre, les bals d'enfants ; mais nous ne sommes pas suflisamment renseigné sur ce qui s’y observe ou ne s’y observe point, pour en parler avec connaissance de cause. Mais une chose que nous savons bien, c'est que les enfants, n'importe à quel âge, ne doivent point pratiquer les danses défendues

puisque les parents n'ont pas la permission de

es laisser ou faire apprendre à ceux qui sont ous leur dépendance.

k 7% M. F,, le maudement de Mgr, Turgeon, sans

2pprouver, {olère, c'est-à-dire souffre, endure,

upporte, subit certaines réunions dansantes, noins dangereuses que celles qui le sont tout-àait. Je vais les indiquer, afin que les mères hrétiennes sachent où, quand et comment, elles et leurs enfants, pourront s'amuser, sans sacrifier la morale de l'Evangile.

‘ Nous savons, dit le document du premier “ Pasteur, qu’il y a des danses honnêtes, des ‘“ assemblées où les règles ordinaires de la modes- ‘ tie sont observées. Alors, sans les approuver,

j nous croyons pouvoir les tolérer et garder le

* silence.”

M. F, vous voyez, là, deux circonstances bien marquées et différentes l’une de l’autre, la première pouvant exister sans la seconde. Le premier point, que les danses soient honnêtes. Vous connaissez toutes celles qui sont défendues, con-

A damnées, réprouvées comme malhonnêtes. Le

second point, que les règles ordinaires de la modestie soient observées.

Les règles ordinaires de la modestie, ce sont bien, n'est-ce pas, les règles de toujours et de partout.

Voilà, mes chères sœurs, à quelles conditions vous aurez, non pas la permission mais la tolérance de votre Evêque et de vos confesseurs.

Rien de plus ; mais aussi rien de moins.

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