DOCUMENTS DIVERS
Assez récemment, un protestant, haut placé dans la sphère politique, assistait à une grande soirée officielle. Il avait toujours pensé avoir toute autre chose à faire qu'à savoir danser ; et il ne dansait point.
Une dame de haut parage, elle aussi, s’en va le badiner et le taquiner sur son abstention. Il répond qu'il ne connait point la danse, encore moins la danse vive.—Mais voyez donc, monsieur le Ministre, vous privez toutes ces dames d’un honneur si apprécié, celui de danser au bras d’un Honorable Premier !
—Ah ! fit le Ministre, je suis bien prêt à confesser que j'ai péché jusqu'ici contre le récent décalogue de ces dames. Que celle d’entre vous qui tient davantage au nouveau précepte, me jette la première pierre, et je m'exécute. Je la saisis par la taille et la presse sur mon cœur. Je ne connais point d'autre danse. |
Et toutes les dames rougissent et reculent épouvantées, en s’écriant : “ Mais, mon Dieu ! ‘ y pensez-vous, monsieur le Ministre ? ”’—‘ Eh ! “ oui, j'y pense ..., j y pense tout autant que
* certaines dames, qui ne voudraient pas sé “ permettre, aïlleurs, ce qu'elles font sur le “ parquet !!!”
Le haut personnage ne se doutait guère qu'il donnait, là, un éloquent traité de morale chrétienne, sur les danses vives !