‹ Les débauches d'un confesseurChapitre 30 sur 68 · i yy · texte numérisé non relu

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— Vivante! cria-t-il, elle est vivante!

— Oui, misérable, et c'est toi qui va mourir!

(Chap. xxvi.;

— drâce! criait la malheureuse. Grâce pour lui! Tuez-moi, si vous voulez, mais épargnez-le... qu'est-ce qu'il vous a fait?

Et elle cherchait en vain dans cette foule si vite allumée un regard ami.

— Ce qu'il nous a fait? Tu vas le voir...

Et s'armant de pierres, et tirant les couteaux, les ciseaux n'allant pas assez vite, les misérables se ruèrent sur l'homme évanoui... Thérèse aussi crut qu'elle allait défaillir à son tour. Elle chancela, levant les yeux au ciel qu'elle semblait prendre à témoin de cette chose; elle n'eut que la force de crier, retenue qu'elle était :

— Ah ! les lâches ! les lâches!...

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Et elle fermait les yeux, ne voulant pas voir... Soudain il se fit un grand silence, elle se sentit dégagée de ces étreintes haineuses :

— Avancez donc, misérables! criait uue voix forte...

Une homme de haute taille se tenait entre Thérèse debout et François renversé : il avait un pistolet de chaque main, dont il maintenait la foule des deux côtés à la fois... C'était l'officier retraité, voisin de François Cadière... Est-il besoin de raconter le reste? L'effarement dn groupe eu face de ses arme- tendues, et de l'attitude énergique du nouveau venu... le « sauve qui peut », vite dit, plus vite mis en action... Quelques instants plus tard la rue était vide en face de la maison du marchand, et la foule faisait une haie vingt pas plus haut, une autre vingt pas plus bas...

Thérèse eût voulu remercier cet homme : elle ne trouvait pas uu mot. Cependant elle était venue à son mari... Aidée de l'officier, elle l'avait assis à sa porte; il lui avait persuadé d'attendre un peu avant de le rentrer; l'air le ferait revenir plus vite... C'esl ce qui eut lieu en effet... François dont tous deux baignaient d'eau les blessures rouvrit bientôt les yeux, étonné d'y voir clair encore. Et, chose étrange, ce fut au millieu de cette foule, si enragée tout à l'heure, comme uu soupir de soulagement, quand on constata que le marchand vivait...

Le pivmier regard du marchand fut pour sa femme :

— l'as blessée '■' murmura-l-il...

— Non, mon ami, rassure-toi...

— Les misérables!...

Le second fut pour son sauveur; car, à voir son voisin qui avait encore à la main ses pistolets, vite il comprit tout...

— Merci, dit-il seulement.

Mais il le dit avec un regard ému et une longue poignée de main qui prouvaient qu'il sentait .assez le service rendu... Ose forces lui retenaient déjà; encore un peu

liant, appuyé d'un côté sur sa femme, de l'autre sur le vieil officier-, il rentra chez lui, non sans jeter un dernier regard à la fouie massée aux deux bouts de la rue.

— Les misérables ! répélail-il.

— Allons* calme-toi, faisait la femme, pendant qu'elle retendait sur un fauteuil et le déshabillait à moitié pour achever de le panser...

L'officier aida au pansement sans mot dire ; Thérèse non plus ne parlait pas : seulement on eût dit que leurs mains tremblaient à tous deux... Elle, c'était sans doute un reste de peur, lui, sans doute, uu reste de colère... Quand il vit qu'il n'était plus utile, discrètement il prit congé ; François le remerciait une fois de plus.

— Laissez donc, interrompit-il, c'esl la chose du inonde la plus simple, et vous en auriez fait autant pour moi...

Sur quoi il sortit.... Thérèse le reconduisit jusqu'à la porte... Là encore, elle eùi voulu payer son intervention d'un remerciement... Elle ne sut que dire, et machinalement, pour parler, balbutia :

— Au revoir, monsieur...

— Au revoir, madame, répondit le voisin...

El il ajouta, avec rudesse toute militaire et qu'elle ne lui connaissait pas encore :

— Non que je veuille vous déranger ; chacun chez soi... Je prendrai seulement des nouvelles de monsieur votre mari en passant, si vous le permettez...

Thérèse salua, ne trouvant rien à répondre, gênée et s'en voulant de l'être, cai ccétail stnpide... Cel homme était très obligeant.

L'officier n'j pril garde el rentra chez lui... El ce fui à sa vue, dan- la foule, an silence d'une minute, qne suivit bientôt une furieuse reprise de cancans.

*fê LES DÉBAUCHES D'UN CONFESSEUR 323 ^V

— Quel brave homme que ce voisin! concluait François... Thérèse ne répondit pas.

Le lendemain matin l'officier qui, sa canne à la main, s'en allait, suivant son habitude, voir les bourgeois jouer aux boules, entra chez le marchand prendre de ses nouvelles, connue il en avait annoncé l'intention. Il trouva François dans son comptoir, pâle encore et la tète entourée, de compresses :

— Entiu vous voilà debout, voisin, dit-il...

— Grâce à vous! monsieur...

— Encore! De parlez donc plus de ça... Je suis bien trop payé par le plaisir que j'ai eu de corriger ces bigotes, et de vous donner raison...

— Ah ! vous saviez la cause de la querelle?

— J'en avais entendu le début de derrière ma fenêtre sans trop y prendre garde : ils sont toujours à se disputer à propos du bon Dieu dans ce pays-ci !

— Ne m'en parlez pas! lit François enchanté de le trouver de son opinion...

— J'ai compris seulement, continua le vieux militaire, qu'il s'agissait encore d'une jonglerie où ces jésuites étaient mêlés...

— Vous avez dit le mot : c'est ma pauvre sœur, monsieur, dont ils fout une martyre, j'en suis sûr... Oh ! j'irai y mettre le holà !

— Et vous ferez bien! et si vous avez besoin d'un aide, je suis là, moi, Jean- Jacques d'Esnon, à votre service, heureux si je peux, de compagnie avec un galant homme, faire pièce à mon tour à ceux qui m'ont destitué...

— Vous? les jésuites.'...

— Oui, monsieur... niais ils mêle paieront... destitué sous le prétexte que je n'allais pas au sermon, moi! Je vous demande uu peu... Je vous raconterai ça un jour par le détail... je m'arrête parce que je sens, rien que d'y penser, la moutarde qui me monte, et mon médecin m'a défendu de me mettre en colère... D'ailleurs voilà Mmt Cadière qui m'en voudrait si je vous y faisais mettre vous-même...

— Restez donc...

— Non... non... à un de ces jours, voisin... Thérèse entrait en effet daus la boutique... Elle salua L'officier qui se disposait à

sortir, et l'accompagna, pâle, jusqu'au seuil... Arrivée là, elle tendit la main pour ouvrir... Il s'y méprit sans doute, et la prenaut du bout des doigts, avec uu beau geste galaut, il -y mit uu baiser...

— Il est encore galant, le vieux ! sourit François quand l'officier fut dehors... 11 s'interrompit, remarquant la pâleur de sa femme :

— Eh bien! qu'as-tu donc? tu semblés contrariée?..

— Moi... du tout...

— Ah !

11 se fit un silence ; puis Thérèse demanda, affectant un ton dégagé :

— Qu'est-ce qu'il te disait, ce monsieur?

— Qu'il a été destitué par les jésuites, ligure-toi...

— Ah!

— Eu voilà un qui ne les aime guère !... Je crois que nous nous entendrons bien tous les deux !...

Cette fois encore Thérèse ne répondit pas...

un uisaui ue sa sœur que la ni.uneureuse grau complètement îoue, rwuvui» ~ V- n'exagérait guère. Sur cette créature toute nerveuse qu'abattait ou tiuawfignrait la £\.

moindre émotion, l'apparition des stigmates qu'avail précédée la propre visite du

Christ, et que suivirent les hommages de tout le couvent, avait eu une influence exlraordinairemen! troublante. Nul moyen pour elle de se dérobera cette certitude : elle avait vu Noire-Seigneur sous les traits de Girard, elle avait senti pénétrer dans son front les épines de sa couronne, la plaie était vive encore, et aussi celle de son cœur... Si ou veut bien penser à l'effet que produirait une scène pareille la nuit sur une jeune fdle endormie, on peut juger de l'influence qu'elle dut avoir sur un être émacié par de longs jeûnes, préparé à l'envahissement de l'extase par son tempérament, ses pratiques, surtout si Ton ajoute à cela que Catherine était enceinte de plusieurs mois... Celte dernière circonstance, toujours ignorée d'elle, — elle n'était connue au couvent que par l'abbesse, et devinée par Minc Lescot, — cette circonstance aidait encore à la confusion de ses idées...

Depuis la visite miraculeuse, elle sentait toujours les symptômes singuliers qu'elle attribuait jadis à la possession du diable ; cette raison ne pouvait plus être la vraie, maintenant que le Seigneur lui avait donné une telle preuve de ses préférences... Elle devait être possédée de Dieu !... Tout ceci nous semble bien enl'antiu ; cela deviendrait très naturel si nous étions au courant des pratiques des cloîtres, de la façon savante dont on distille l'abrutissement, dont la crédulité la plus sotte devient un dogme. 11 y avait là beaucoup de niaiserie religieuse, énormément de faiblesse maladive, et, eu plus de tout cela, un peu d'orgueil... Les hommages dont le couvent entouraient la petite merveille, l'affluence des fidèles, les visites de Monseigneur, la certitude que son nom, que sa gloire se répandaient dans tout le royaume, tout cela l'enivrait, l'étourdissait... d'autant plus qu'elle sortait d'une période d'épreuves et de tristesse; possédée par le diable, persécutée par l'abbesse, délaissée par son confesseur, elle se trouvait soudain élevée dans un nimbe comme les vierges de Murillo... Tout le monde l'enviait, la vénérait, l'adorait presque ; elle était une sainte sur terre, et plus qu'une saiute, le Tabernacle vivant de Jésus... Enfin, côté obscur de la question et qu'il faut dire, en même temps que ces ivresses mystiques elle restait pâmée de jouissances très charnelles, mais confuses, éprouvées pendant le sommeil léthargique qui avait suivi la visite divine, re- ! ouvelées depuis dans les mêmes conditions.

Girard, la voyant dans cet état lamentable, à tirer les larmes des yeux, n'avait pas eu pitié d'elle : son instinct de satyre, sa passion bestiale .avaient été plus forts que tout... 11 avait abusé de la malheureuse...

Elle, sans le savoir, n'en restait pas moins prise : elle confondait de plus en plus son confesseur avec son Dieu... Jamais elle n'avait été davantage dans la main du jésuite... Tous les consentements, il semblait qu'elle y fût prête, usée qu'elle était de corps et de pensée.

Et la Guiol, en frappant à la porte du couvent d'Ollioules, avait raison de se dire :

— Le moment est bon pour agir ; il n'y a qu'à l'assommer par une révélation terrible ; on fera d'elle tout ce que l'on voudra.

La Malheronne reconnut la grosse femme :

— Vous allez au parloir? lui demanda-t-elle.

— Oui, ma sœur.

— C'esl à sœur Christine à qui vous désirez parler?

— Pardonnez-moi, c'est à sieur Sainte-Catherine... On appelait ainsi la Cadière depuis la nuit du miracle.

— Je vais savoir si elle esl visible.

Un instant après, la Guiol, introduite au parloir, se levait, voyant arriver la mira-

culée... La pauvre fille était de plus en plus pâle et maigre, tendant en avant son ventre gonflé, et, de ses yeux cernés, regardant dans le vague... La Guiol la tâla, pour ainsi dire ; elle lui parla du miracle, de la faveur qui lui avait été faite, demanda s'il était vrai que, chaque nuit elle allât, comme elle l'avait dit, en Amérique, et en revînt, si elle se montrait aux religieuses d'Ollioules à minuit, visible en même temps dans chaque cellule...

Catherine impassible répondit :

— Oui...

Une fois mise sur cette pente, elle laissa voir à la Guiol qui pouvait applaudir son

œuvre, à quel point de faiblesse d'esprit elle était venue, raconta des songes qu'elle avait eus , des visions, donna, poussée par l'autre, des détails sur les troubles physiques, sur les délectations non immatérielles qu'elle ressentait, et s'y attardait avec complaisance...

Soudain la grosse femme l'interrompit :

— Oui, je sais ce que c'est, fit-elle d'une voix nette qui fit tressaillir Catherine, et lui donna presque envie de pleurer, à elle qui souriait au même moment...

— Comment? balbutia la jeune fille...

— Eh! oui, tu m'entends bien, ajouta l'autre, risquant un tutoiement qui était une hardie prise de possession.

Et elle ajouta désignant son ventre gonflé...

— Et ça?

— Ça? répétait Catherine, que commençait à prendre un vague effarement... Eu même temps elle regardait la grosse femme avec des yeux implorants, d'une

éloquence telle que la Guiol, qui se vantait d'être une dure à cuire, se sentait tout émue... Aussi conclut-elle vite, comme pressée d'en finir :

— Est-ce que tu tiens beaucoup a ce qu'il vienne au monde, ce petit Girard1 Cette fois la religieuse chancela, et l'autre dut la retenir... Catherine regarda la

Guiol de ses yeux agrandis par l'épouvante :

— Qu'est-ce que tu dis, malheureuse? demanda-t-elle d'une voix sourde.

— Je dis... ne te fâche pas, voyons! Je dis ce que tu sais mieux que moi, pardi ! . . .

— Mais quoi encore?

La miraculée était livide :

— Eh bien ! se demandait la Guiol, est-ce que la nouvelle va la tuer?... El!e resta une seconde interdite, puis, à part elle, conclut :

— Jean-Baptiste serait là, il continuerait... Là-dessus elle reprit :

— Je dis que, dans quelques semaines tu seras mère... Voilà ce que... Elle n'acheva pas.. Un rire strident, aigu, sinistre et qui ne voulait pas en finir,

secouait Catherine :

— Moi, mère! criait-elle,... et d'un petit Girard!... Elle allait et venait, se frappant le ventre .

— Ah! le voilà, le Dieu qui me possédait... Et elle riait toujours... La Guiol, pâle, s'appuyait au mur...

— Pourvu que quelqu'un ne soit pas aux écoutes! avait-elle pensé d'abord.. Maintenant c'est une autre idée qui lui vient...

— Si, au lieu de mourir, elle devenait folle?... Ça arrangerait aussi bien les choses. . . Pas à craindre de révolte. . . ±r}

De fait cela paraissait assez probable... Le rire effrayant ne s'interrompait pas... Q,

— Mère! criait la malheureuse... Mèrel Puis brusquement elle s'arrêta :

— Mère! répéta-t-elle, d'une tout autre voix cette fois, et comme si elle essayai] l'effet de ce mot...

Elle le redit plusieurs fois ainsi, presque tout bas... Alors les larmes jaillirent de ses yeux... dans un cri inexprimable, elle répéta encore : « Mère », et tomba sur les genoux, suffoquée par ses sanglols..,

— Ça y est ! songeait la grosse femme. . je la tiens !... Cela dit, doucement elle s'approcha d'elle, la prévint de sa présence oubliée en

la touchant à l'épaule avec précaution ; puis, dans un murmure :

— Catherine! fit-elle...

La religieuse ne l'entendait pas... Elle dut répéter à plusieurs reprises :

— Ma petite Catherine !

— Eh bien! quoi! qu'est-ce que vous me voulez? demanda la jeune fille... Vous êtes encore là?... Je ne peux donc pas pleurer toute seule?... Je ne suis donc pas assez malheureuse?...

— Mais non ! lu ne seras pas malheureuse...

— Gomment'?

— Comment? mais avec cela...

La Guiol lirait de sa poche un flacon dans lequel apparaissait un liquide

roussâtre, comme si Une poudre couleur de rouille y eût été dissoute... Catherine eut un éclair dans les yeux...

— Qnle&t-oe que c'est que cela? dcmauda-t-elle...

— G-'est le remède...

«— Ah!

— Pois ce flacon-là ce soir en te mettant au lit, demain à ton réveil, il n'y paraîtra plus... nette comme la main : prêteà recomm...

— Je ne comprends pas bien...

— Pauvre colombe! innocent comme l'enfant qui vient de naître... Attends; je vais l'expliquer...

Et, après avoir vérifié que personne ne pouvait entendre, la Guiol se mit à lui parler bas à l'oreille donnant i\<>> détails...

Catherine écoutait, attentive... L'étrange lueur de ses yeux de folle avail disparu...

— Oui ! disait-elle, bien !... à mesure que la Guiol levait une objeclion, démontait un scrupule...

■ — El, tu sais, pas ça de danger, à preuve moi qui l'ai fait, qui sait combien de fois... \li! j'en aurais une marmaille sans cela! De quoi emplirions les séminaires I Mais ! ease donc ! Commenl donc seraient les honnêtes femmes et les personnes pieuses ? Ça sérail du joli !...

— Mais l'enfant? inierroijea Catherine...

— Naturellement, il est mort...

— Ah!

— Oui... ça évite la peine de... d'ailleurs il n'a quasiment pas vécu encore...

— Bien!

La Guiol se levail :

— Aiiih r'i .i entendu, acheva-t-elle... tout le flacon ce soir, d'un seul coup, ça vaul mieux... On est débarrassé plus vite... Ça c'est pas trop bon... mais c'est encore jj-y

X? : ■ ïéi able de souffrir une minute... On souffre encore moins... io,

Puis, avec un sourire :

— D'ailleurs quand Girard t'a stigmatisée, ça n'a pas dû te faire du bien non plus...

— Ah! fit Catherine de sa voix endormie, c'était Girard?...

— Mais dame!

La Guiol riait... Catherine se remit à rire...

— Je m'en doutais, dit-elle... Ah! atoîi Dieu le Père après Dieu le Fils!.,. Elle s'interrompit :

— C'est bien, ajouta-t-elle d'un accent profond, je vous remercie, madame Guiol, vous êtes une vraie amie. Toute la vie je me souviendrai de ce que vous faites pour moi aujourd'hui...

— Comment donc! mais à votre servie*.

— Donnez le flacon.

— Voilà...

— Merci... Tout d'une gorgée en se couchant, n'est-ce pas?

— C'est ça même.

— Allons, voilà qui est entendu... que je ne vous retienne pas davantage.

— Au revoir, Catherine...

— Au revoir...

La grosse femme allait sortir; d'un geste la miraculée la retint...

— Dites-moi, demanda-t-elle, il sait cela, n'est-ce pas?

— Pardi!

— Naturellement ; eh bien, remerciez-le de ma part, s'il vous plaît

— Je n'y manquerai pas... Allons, adieu... et à une autre fois.

Catherine avait mis le flacon dans sa poche : elle la regarda sortir avec un sourire de remerciement; puis elle voulut remonter à sa cellule... Mais alors il lui sembla que ses pieds étaient de plomb... Elle voulut appeler, n'y réussit pas, crut que les murs se mettaient à tourner, et, lourdement, tomba sur le carreau.

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