ÉPILOGUE
Avant de fermer ce livre, je veux peser UEO dernière fois dans ma conscience, les paroles de haine et de malédiction que j'y ai, malgré moi, prononcées. Nous avons affaire an plus étrange des ennemis. Il a ressuscité dô parti pris, sciemment, dans sa pleine lucidité; S0.T1Z nécessité comme sans excuses, tous leSgjFÎmç^ que l'on croyait à jamais ensevelis dans un passé barbare. Il a foulé aux pieds tous les préceptes que l'homme avait si péniblement dégagés des cruelles ténèbres de ses origines; il a violé toutes les lois de la justice, de l'humanité, de la loyauté, de l'honneur, depuis leii dus hautes qui touchent presque aux dieus jusqu'aux plus simples, aux plus élémeî>«
taires qui appartiennent encore aux mondes inférieurs. Il n'y a plus de doute sur ce point; la preuve en est faite et refaite et la certitude définitivement acquise.
Mais d'autre part, il est non moins certain qu'il a fait montre de vertus qu'il ne serait pas digne de nous de nier; car on s'honore à reconnaitrelavaleurdeceuxque l'on combat.
Il est allé à la mort en masses profondes, compactes, disciplinées, avec un héroïsme aveugle, obstiné, sans espoir, dont on n'avait pas eu d'exemple aussi sombre, et qui, à maintes reprises, a forcé notre admiration et notre pitié. Il a su se sacrifier avec une abnégation sans précédent à une idée que nous savons fausse et inhumaine, mais qu'il croit haute et juste; et un sacrifice de ce genre, quel qu'en soit l'objet, est toujours la preuve d'une force qui survit à celui qui s'y dévoue et doit imposer le respect.