‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 53 sur 107 · DE L'ÉPOQUE PRÉHISTORIQUE · texte numérisé non relu

DE L'ÉPOQUE PRÉHISTORIQUE

Un dernier signe que l’on relève sur les poteries, où il n’est pas possible de l'identifier ‘, se retrouve vraisemblablement sur une inscription intéressante découverte dans la tombe du roi Den de la [°° dynastie, et dans laquelle, du reste, il est resté inexpliqué#.

Ce sont là des indices bien faibles et qui n’autorisent pas de conclusions sérieuses. Je crois que jusqu'à nouvel ordre il n’est pas permis d'affirmer que les primitifs Égyptiens aient été en possession d'un système d'écriture hiéroglyphique.

Possédaient-ils une autre espèce d'écriture ? Une des plus grandes surprises des dernières découvertes a été de s’apercevoir

1 PETRIE, Vagada, pl. LUI, 117-122; Diospolis, pl. xx1, 67, 60, 73-79.

? PETRIE, Diospolis, pl. xxI, 48, 68 et 97. — Deus Note sur la décapitation en Égypte, dans la Zectschrift für ägybtische Sprache, XXXVI, 1808, pp. 125-126.

$ PETRIE, UVagada, pl. Lit, pp. 78 et suiv.

# PETRIE, Royal tombs, 1, pl. x, 11, et pl. xvi, 20: II, pl. xxvi, 59, et KXVIL 102:

Voir EVANS, ARTHUR J., Further Discoveries of Cretan and Aegean Script with Libyan and Proto-Egy in Comparisons, dans le Yournal of Hellenic Studies, XVIH 1307-2378;

+ funeste eme.

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que peut-être ils employaient des caractères a/phabétiformes 1, et ces caractères ont précisément été relevés parmi les marques de poteries. Ce sont celles qui doivent nous occuper à présent.

Au cours de ses fouilles de Négadah, M. Petrie avait relevé un certain nombre de marques de formes géométriques et il constatait que « peu d’entre elles étaient frappantes et ressemblant à une série alphabétique quelconque. Jamais non plus, ajoutait-il, on ne les rencontrait groupées de façon à suggérer qu’on y attachait des idées constantes » ?.

Mais les fouilles dans les tombes royales d'Abydos devaient apporter des matériaux nouveaux pour l'étude de cette question, et les recherches de M. Evans sur les pictographes crétois et les systèmes linéaires du monde créto-égéen avaient préparé la voie aux conclusions que M. Petrie allait en tirer.

L'examen de cette question pourrait nous entrainer loin de notre sujet, et je suis obligé de me contenter de quelques indications sommaires en renvoyant aux ouvrages où le lecteur pourra trouver des renseignements plus complets ÿ.

M. Petrie releva sur les poteries des tombes royales de la première dynastie une série de marques qui immédiatement se révélèrent comme identiques aux marques alphabétiformes des vases préhistoriques. En même temps il confirmait ce que M. Evans avait déjà noté, c’est-à-dire l'identité des alphabets linéaires créto-égéens et des marques de poteries découvertes en Égypte à Kahun et Gurob, sur des monuments contemporains des XII° et XVIII: dynasties égyptiennes. Cette fois, un pas de plus était fait en montrant que ces marques des XIT° et XVIII dynasties mises en tables correspondent exactement aux marques des tombes royales de la [° dynastie et des poteries préhistoriques. Enfin, les alphabets primitifs de la

l J'ai besoin de m’excuser de ce terme barbare qui présente, à mes yeux l’avantage de ne pas préjuger la question de la valeur de ces signes.

? PETRIE, Vagada, p. 44, et pl. Lintet suiv. ; Déospolis, pl. xxi-xxIt1. — Voir encore quelques marques dans Mac Iver and MaAcE, Z/ Amrah and Abydos, pl. xvu.

$ PETRIE, ÆLoya/ tombs, 1, pp. 31-32.

EVANS, Prünitive Pictograhhs and a Præ-Phænician Script from Crete, dans le Journal of Hellenic Studies, XIV, 1894, pp. 270 et suiv., et Londres, Quaritch, 1895; Further Discoveries of Cretan and Aegean Script : with Libyan and Proto- ÆEgvptian Comparisons, iid., XVIL, 1897, pp. 327-395,et Londres, Quaritch, 1898.

SERGI, {le Mediterranæan Race: a Study of the Origin of European People. London, 1901, pp. 296-305 et fig. 79-93.

Carie et de l'Espagne présentaient une série de signes identiques. Si l’on examine le tableau dressé par Petrie ', on remarquera que peu de signes manquent à l’une quelconque des séries et que les signes qui se retrouvent dans toutes présentent rarement des variantes s’écartant d'une façon notable des signes les plus anciens (fig. 103). C’est donc un système bien fixé dès l'origine et qui

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