‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 61 sur 107 · FIG. 122. — STATUETTIES DE NAINS EN IVOIRE · texte numérisé non relu

FIG. 122. — STATUETTIES DE NAINS EN IVOIRE

Collection Mac Gregor.

représentant des captifs, monuments dont nous nous occuperons plus loin, sont une preuve de l'exactitude de cette interprétation.

Parlons, enfin, des statuettes représentant des serviteurs.

Dans une tombe, à Négadah (n° 271), M. Petrie découvrit une rangée de quatre statuettes en ivoire, placées du côté Est de la tombe, debout, à quelques centimètres de distance. Elles représentent des personnages (hommes ou femmes, il est difficile de le dire) ayant sur la tête un vase. Les yeux sont indiqués par une

Serviteurs.

1 PETRIE, Prehistoric Egyptian Figures, dans Man, 1902, n° 14, p. 17, et DIE. 1.

Vases en

forme de

figurines

humaines.

perle 1 (fig. 119, n° 7). L'une d'elles se trouve à l’University College de Londres, ainsi que la tête d’une pièce analogue en albâtre.

I1 faut rattacher également à cette catégorie de statuettes, bien qu'elles soient d’un style très différent, les pièces conservées au musée de Berlin et qui proviennent, dit-on, de Négadah. Quelques-unes d’entre elles font partie de l'équipage d’un bateau (fig.

100, 9,2, 8 et 11).

La figure la plus curieuse est celle d’une femme, debout dans un grand vase, occupée à écraser quelque chose sous ses pieds. La main gauche est sur la hanche, tandis qu'elle se soutient de la droite posée au bord du Vase * (lip: 123).

J'ai réservé pour ce chapitre quel-

FIG. 123. — STATUETTE ques vases de forme humaine et qui DE FEMME DEBOUT DANS me paraissaient se rattacher plutôt à UN GRAND VASE. la sculpture qu'à l’art décoratif :

Musées royaux de Berlin. tout d’abord deux vases en pierre dure et un fragment d’un troisième

vase appartenant à la riche collection de M. Mac Gregor. L'un d'eux est une femme agenouillée tenant en main un objet ressemblant à uné corne. J'ai été frappé de l’analogie que présentait cet.

l'PerriEe, ÂVagada, pl. LIX, 7 et p. 21; Diospolis, p. 26, où l’on donne comme date de succession 38. — Comparez HEUZEY, Musée national du Louvre. Catalogue des antiquités chaldéennes ; sculbture et gravure à la pointe. Paris, 1902, pP- 96, 97.105, III, 305-306, 313-318.

3 ScHAEFER, neue Altertimer der « new race » aus Negadah, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache, XXXIV, 1806, pp. 160-161. Un fragment d’une figurine analogue a été trouvé à Négadah. Voir PETRIE, Nagada, pl. XXXVI, 95 et p.41 ; Idem, pl. XXXVI, 96, une autre pièce de provenance inconnue (fig. 109) ; une pièce inédite à l’'Ashmolean Museum, à Oxford, et une tête à l’University College de Londres.

I1 semble que la femme, debout dans le vase, soit occupée à la préparation de la bière faite au moyen de pain. — Voir BORCHARDT, die Dienerstituen aus den Gräbern des alten Reiches, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache und A lterthumskunde, XXXVN, 1897, pp. 128 ets. et fig. p. 129 ; Kat. 1895, n° 91.

objet avec l’attribut qui apparaît sur un grand nombre de sculptures préhistoriques européennes !. L'autre est un type de nain déjà

Hit

connu, tandis que le fragment devait appartenir à une figure de femme *.

l REINACH, S., /a Sculpture en Europe avant les influences gréco-romaines. Angers, 1896, pp. 13, 18-20 et fig. 26, 28, 44, 46, 47, 48, 40. 2 NAVILLE, figurines égyptiennes de l'époque archaïque, X1, dans le Aecueil de

FiG. 124. — VASES EN FORME DE FEMMES.

Dans la première de ces pièces, les cheveux, réunis en une grosse tresse, avaient été attachés au moyen d’un lien formant, avec l’extrémité, une terminaison en fleurs de lotus. Ce détail pourrait donner quelques doutes au sujet de la date de ces monuments. Ce

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FiG. 125. — FIGURINES D'HIPPOPOTAMES EN TERRE, EN TERRE ÉMAILLÉE ET EN PIERRE, University College de Londres et Ashmolean Museum, à Oxford,

n'est qu'avec beaucoup d’hésitation que je les publie ici comme appartenant à la période primitive.

J'ai les mêmes doutes pour les deux figurines en terre cuite du

travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes, XXII, 1900, pp. 65-66 et pl.1, 11 et II.

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