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musée d'Athènes. MM. Erman et Petrie les attribuent à la XVIII: dynastie !.
Quant à la figure de femme debout, achetée à Louxor par M. Naville et publiée dans le même travail que les deux précédentes, je puis difficilement y voir une œuvre égyptienne, et je serais tenté de la rattacher à l’atelier de céramique qui a produit la poterie noire incisée, à enduit blanchâtre, dont nous avons parlé plus haut (fig. 124). ;
Les statuettes d'animaux sont extrêmement nombreuses. Remarque curieuse, les artistes primitifs ont, en général, mieux compris et interprété les formes animales que la forme humaine. Ils ont sculpté les animaux les plus divers, parfois en matières dures et précieuses.
Nous signalerons les spécimens les plus intéressants en les classant par espèce.
On a découvert des représentations d’hippopotames dans presque toutes les fouilles : à Hiéraconpolis, à Abydos, à Diospolis et à Gebelein. Tantôt, ils sont en terre ?, tantôt, en terre émaillée #, parfois encore, en pierre * (fig. 125). Une statue d’hippopotame mérite une mention spéciale : elle appartient au musée d'Athènes, où elle fait partie de la collection di Demetrio. Elle est sculptée dans un granit noir et blanc extrêmement poli. La bête est à peine dégagée du bloc; seule la tête a été traitée avec quelques détails; l’ensemble
1 NAviLLE, Figurines égyptiennes de l'époque archaïque, 1, dans le Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes, XXI, 1899, pp. 212-216 et pl. 11 et 11. Ces vases sont à rapprocher de ceux qui ont été découverts à Abydos. Voir GARSTANG, Æ7 Arabab, pl. xIx, E, 178; MACIVER and MacE, £7 Amrah and Abydos, pl. xLvurr et L, et notice de J. L. MYRESs, ibidem, pp. 72-75.
? PETRIE, Diosbolis, pl. v, B rot (Ashmolean Museum, à Oxford) ; Abydos, I, pl. ri, 35 (Musées royaux de Bruxelles), et p. 26; II, pl. 1x, 188, et p. 2 X, 225. — VON BISSING, al/tägyptische Gefässe im Museum zu Gise, dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache, XXXVI, 1898, p. 124 et fig. — Mac IvER and MACE, £7 Amrah and Abydos, pl. 1x, 5.
$ QuiIBELL, Aierakonpolis, I, pl. xvin, 18 (voir xLvint b) (Ashmolean Museum, à Oxford). — Perrie, Aôydos, IL, pl. VI, 70, 71, 73 et p. 25.
# Calcaire: PETRIE, Diospolis, pl. v, B 101 et p. 33 (Ashmolean Museum, à Oxford); Vagada, pl. Lx, 22 et p. 46 (achetés à Gebelein, University Collège de Londres); Calcite : QuiBELL and GREEN, Hierakonpolis, XI, pl. LXIV, 5, et p. 50, tombe 153 (Ethnographical Museum, à Cambridge) ; Albâtre : PETRIE, Aôydos, II, pl. x, 226 et p. 27.
Statuettes d’animaux.
Hippopotames.
Lions-
est lourd et trapu, sans manquer cependant de caractère. M. le
professeur Wiedemann, qui attira l'attention sur cette pièce curieuse,
n’a pas hésité à l’attribuer à la période de Négadah (fig.126)!. Cette impression,se confirme encore par la comparaison avec les
F1ic. 126. — HIPPOPOTAME EN GRANIT NOIR ET BLANC. Musée d'Athènes.
statues de lions découvertes par M. Petrie à Coptos *? et qui appartiennent à la période primitive.
Le type du lion est surtout intéressant. Les plus anciennes pièces ont été découvertes dans une tombe à Ballas par M. Quibell. Elles sont en ivoire et représentent l’animal couché, la tête basse, la queue relevée sur le dos. On les considère comme ayant fait partie d’un jeu 5. D’autres spécimens, à peu près contemporains, ont été achetés par M. Petrie et sont actuellement à l'University College de Londres. La provenance probable en est Gebelein, où se trouve une vaste nécropole préhistorique qui n’a, malheureuse-
1 WIEDEMANN, 24 [Nagada Periode, dans la Orientalistische Litieraturzeitung, III, 1900, colonne 86.
2 P&TRIE, ÆAoptos, pl. v, 5, et p. 7 (une d'elles à l’Ashmolean Museum, à Oxford).
8 PETRIE, Vagada, pl. Vu, Q 711, et pl. Lx, 12, 16, 17, et pp. 14, 35 et 46.
ment, pas encore été l’objet de fouilles régulières et scientifiques. Ces lions, en calcaire, sont d’un type analogue aux lions de Bailas ;: mais on remarque déjà, sur deux d’entre eux, un mouvement de la tête qui se retrouve sur presque tous les spécimens postérieurs ! (fig. 127). Un autre exemplaire, de provenance incertaine, est plus massif,et c’est à peine si l’on en a dégagé la forme du bloc de
FiG. 127. — FIGURINES DE LIONS.
University College de Londres.
calcaire 2. Le tombeau royal de Négadah, vraisemblablement contemporain de Menès, a donné deux figurines de lion: l’une en cristal de roche, d’un travail brut rappelant les pièces plus
anciennes 3: l’autre en ivoire, où le sculpteur s'est efforcé de
l Perrix, Vagada, pl. LX, 24, 25 et 26.
2 PETRIE, /Vagada, pl. 1X, 23.
3 pe MORGAN, Recherches sur les Origines, IT, fig. 700 et pp. 193-194-
rendre le détail, indiquant soigneusement les oreilles et la crinière !.
Les lions en ivoire, découverts dans une des tombes privées entourant le tombeau du roi Zer, montrent encore une forme moins
FiG. 128. — FIGURINES DE LIoNs.
imparfaite, et M. Petrie note, sur un des exemplaires, deux mouchetures indiquées au dessus des yeux. Cette particularité ne se rencontre pas sur les monuments égyptiens, mais est fréquente sur ceux de la Mésopotamie. Il constate aussi que la position de la queue, placée sur le dos et recourbée à l'extrémité, est identique
l DE MORGAN, Recherches sur les Origines, I], fig. 699 a et 6, et pp. 192-194. — DE BISSING, es Origines de l'Égypte, dans l’Anthropologie, IX, 1808, pl. 111, 8 et p. 249. Un spécimen analogue se trouve dans la collection de M. Hilton Price, à Londres. Voir PRICE, HILTON, Votes upon some Predynastic and Early Dynastic Antiquities from Egypt in the Writer's Collection, dans l’Archaeologia, LVI, 1899 (tirage à part, p. 5, fig. 5, 4, et p. ro).
pour cette statuette et celles des nécropoles préhistoriques !. Der-
nière particularité : deux lignes en relief accusent nettement le contour du mufle (fig. 128).
Les fouilles d'Amelineau, dans les mêmes tombeaux d'Abydos,
FIG. 129. — STATUE DE LION, DÉCOUVERTE À CoPTos. Ashmolean Museum, à Oxford.
avaient déjà donné un lion en ivoire ?, ainsi qu’une tête sur laquelle les deux lignes du mufle : sont plus accusées. Cette particularité est
l PETRIE, Xoyal Tombs of the earliest dynasties, I, pl. vi, 3 et 4, et p. 23.
3 AMELINEAU, ls Nouvelles fouilles d'Abydos, 1895-1896. Compte rendu 2» extenso, Paris, 1899, pl. xxx1.
* AMELINEAU, les Nouvelles fouilles d'Abydos, pl. xLni et p. 307, où on le décrit comme se trouvant sur la planche xLi.
surtout intéressante dans une statue de taille plus grande. Il s’agit d’une sculpture en calcaire découverte par M. Petrie à Coptos et qui reproduit les principales caractéristiques des petites figurines. On la reporterait volontiers à l'époque du roi Zer, et cette date conviendrait alors également à l’hippopotame du musée d'Athènes. Les documents sont trop peu abondants, cependant, pour pouvoir fixer avec précision l'apparition d’un type * (fig. 129).
Les fouilles exécutées pendant l'hiver 1902-1903 dans le temple d'Osiris, à Abydos, ont donné toute une série de figurines de lions en ivoire, d’un excellent travail. M. Petrie, d'après leur style, les attribue à une date postérieure au règne de Zer ou de Menès. Deux d’entre elles sont des lionnes et, chose curieuse, elles portent des colliers. Le sculpteur a-t-il voulu indiquer par là des animaux domestiqués ? Une autre a les yeux incrustés en chalcédoine ?.
Les fouilles d'Hiéraconpolis ont amené la découverte d'une remarquable statue de lion, en terre cuite, dont nous aurons l'occasion de nous occuper à propos des premiers monuments égyptiens.
Signalons enfin, pour terminer l'examen des figurines de lion, un exemplaire en terre émaillée provenant également d’'Abydos *.
Les figurines de chiens sont moins nombreuses ; nous Îles diviserons en deux groupes principaux : le type, plus archaïque, représenté par des statuettes en terre émaillée découvertes à Hiéraconpolis et à Abydos * ; l’autre, plus récent, par des figurines en ivoire, rappelant davantage les statuettes de lions de l'époque des premiers souverains de la I'° dynastie Ÿ. Ces chiens portent autour du cou un collier (fig. 130).
On peut distinguer également deux races différentes : une race
L PETRIE, Xoptos, pl v, 5, etp: 7.
2 PETRIE, Aôydos, II, pl. 111, 23-29, et p. 24. Lionnes : 26 et 28. Œil en chalcédoine : 29.
8 PETrIE, Abydos, II, pl. x1, 246 et p. 28.
4 QuiBELt,, ÆLierakonpolis, 1, pl. XX, 13, et p. 13 (singe); II, p. 38 (singe ?): — PETRIE, Abydos, I, pl. vi, 67 et 68 ?, et p. 25. :
5 pE MoRGAN, Xecherches sur les Origines, I], fig. 698, a et d, et p. 192. — DE BIssiNG, /es Origines de l'Égypte, dans l’Anthropologie, IX, 1898, pl. 1x, fig. 7, get 11, etp.249 — PETRIE, Royal Tomës of the earliest dynasties, TI, pl. Via et xxx1v, 21 et 22, et p. 37 : Abydos, II, pl 11, 13, et III, 22 (Musées royaux de Bruxelles), et p. 24.
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de dogue, forte et puissante, qu'on employait à la chasse au lion !, et une race de grand chien courant de haute taille, aux formes élancées, aux oreilles pendantes, à la tête semblable à celle du fox hound anglais, à la robe variée de blanc et de noir ou de blanc et de brun rouge ?. C’est à cette espèce qu’il faut rattacher le chien
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