‹ Les débuts de la Révolution en Provence, 24 janvier, 1789-30 september, 1791Chapitre 53 sur 155 · LA PUISSANCE DES MUNICIPALITES · texte numérisé non relu

LA PUISSANCE DES MUNICIPALITES

Segond, Administrateurs du Département du Var. Un peu plus de simplicité, quelque dédain du clinquant aurait convenu, ce semble, à de nouveaux magistrats, dont le principal devoir paraissait être d'imiter aussi peu que possible leurs prédécesseurs, au moins dans ce que leur costume avait de pompeux et peut-être de ridicule.

J'entends bien la réponse. « Le vulgaire attache beaucoup « de prix au dehors et ne respecte les gens que d'après « leur appareil d. C'était vrai autrefois, mais ne sommesnous pas à une époque où Ton prétend volontiers à la vertu ? « L'appareil y> en question peut inspirer de la crainte. J'aimerais mieux qu'il inspirât un peu plus de respect. Il me déplaît voir Administrateurs et Directeurs réclamer « un logement dans l'Hôtel de Ville, une garde « de six hommes, si on en donne quatre aux districts, deux <ç aux municipalités».

A côté de ces Départements sans soldats, qui pensent surtout à leur costume et qui du pouvoir ont seulement l'apparence, placez les municipalités, pleines de vie, fières de leur autonomie séculaire, entourées de leurs gardes nationales prêtes à marcher au moindre signe, escortées de leurs sociétés patriotiques, de leurs clubs qui se donnent le mot d'ordre. Comparez ces deux corps entre lesquels disparaît déjà le district que chacun s'étudie à annihiler et à cette question : « Des Départements ou des « municipalités qui commande ? d vous répondrez : n Les Départements ne sont rien, les municipalités sont € tout 2>.

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