V. — Victor Hugo et Walter Scott
Si le drame d'Amy fiobsart pèche par certains défauts d'exécution, il présente aussi des défauts de composition, qui sont d'une portée bien plus grave, puisqu'ils compromettent la structure même de la pièce et influent sur l'impression d'ensemble que devra en emporter le spectateur. Ces défauts de composition sont bien plus frappants encore, si l'on rapproche le drame français du roman de Walter Scott.
Les nécessités du genre dramatique ont obligé Victor Hugo à simplifier et resserrer l'action de son drame. Il la réduit à l'unité de lieu (1); la pièce se passe tout entière au château de Kenilworth. L'action commence au moment où la reine Elisabeth va venir en ce château, et où le comte de Leicester s'apprête à recevoir sa souveraine. Ainsi la matière de la pièce française correspond au dernier quart du roman de Walter Scott (chap. xxxi à XLii). D'ailleurs, Victor Hugo y intercale des scènes ou autres incidents intéressants, qui, dans le roman anglais, appartiennent à des chapitres antérieurs ; en outre, il supprime certains personnages secondaires et introduit dans l'action différentes modifications. Tout cela est légitime, tout cela est conforme au droit du poète dramatique ; tout ce qu'on demande, c'est que ce travail d'adaptation soit exécuté habilement. Or il y a souvent, dans la pièce française, de notables maladresses et bien de l'obscurité.
On se rappelle les données essentielles de l'action dans l'ouvrage de Walter Scott. Lord Dudley, comte de Leicester, favori de la reine Elisabeth, homme tout-puissant à la cour d'Angleterre, a épousé secrètement Amy Robsart, fille d'un brave gentilhomme de province. Il l'eût bien plutôt prise pour maîtresse ; mais la fierté de la jeune fille l'a obligé à l'épouser. Seulement, cette union est restée et elle doit rester secrète ; Leicester y tient, parce qu'il s'agit pour lui de sauvegarder ses intérêts et ses hautes ambitions. On sait, en efîet, que la reine Elisabeth ne voulut jamais se marier ; mais elle prétendait exercer un pouvoir absolu sur les hommes dont elle faisait ses favoris. Impérieuse, violente et jalouse, et comme reine et comme femme, la fille de Henry VIII
(1) Il est à remarquer qu'à ses débuts, Victor Hugo n'était pas ennemi des imités de temps et de lieu. L'action d'Amij Robsart est soumise à l'unité de lieu, et celle de Cromwell se passe en 33 heures.
et d'Anne de Boleyn ne consentit jamais — tant pour des raisons d'ordre politique que pour des motifs d'ordre passionnel — à se donner un maître. Mais jamais elle ne toléra non plus qu'un de ses favoris fût soumis à une autre influence féminine que la sienne. «Elle eiit voulu, dit M. Paul Deschanel à propos d'une publication sur celle que l'orgueilleuse hypocrisie du puritanisme anglais a appelée « la vierge-reine » (1), — elle eût voulu les retenir et les dominer tous sans se livrer à aucun, et se donner le luxe de la coquetterie et de la passion, tout en gardant les avantages de la liberté. » Ailleurs, M. Deschanel rappelle un trait bien caractéristique de l'humeur jalouse et emportée d'Elisabeth. On (( révéla à la reine que Leicester était marié en secret à Leltice Knollys, la veuve d'Essex ; sur quoi Elisabeth, entrant dans une de ses colères de lionne, se roula par terre, insultant tous ceux qui l'approchaient et refusant de manger, puis fit enfermer Leicester dans un des forts de Greenwich (!2). » Gela se passait vers 1579. Cette anecdote concerne d'ailleurs la seconde femme de Robert Dudley. Mais c'est « la première comtesse de Leicester » que Walter Scott veut mettre en scène, sous son nom réel d'Amy Robsart, dans le roman de Kenilworth. Ici la reine Elisabeth est dans tout l'éclat de la jeunesse et de la beauté ; Leicester et Sussex rivalisent auprès d'elle de galanterie et d'influence. Leicester, quoique marié secrètement avec Amy Robsart, ose élever jusqu'à la souveraine les vœux de son cœur, et il lui plaît. Il n'y a encore rien de plus; mais, parmi les partisans du comte, bien des gens pensent qu'il pourrait devenir l'époux, le légilime époux, dis-je, d'Elisabeth (3). C'étaient, on le voit, de hautes visées.
C'est à de telles pensées, à de tels calculs que la pauvre Amy Robsart est sacrifiée ; elle n'est pas reconnue comme comtesse de Leicester, bien qu'elle soit la femme légitime du comte. Et, lorsqu'elle pressé trop son époux sur ce point, il lui répond : « Vous parlez de ce que vous ne pouvez comprendre. Nous autres, qui vivons à la cour, nous ressemblons à un voyageur qui gravit une montagne de sable mouvant... Je suis arrivé à un point élevé ; mais je n'y suis pas encore assez fermement établi pour n'écouter que mon inclination. Déclarer mon mariage, ce serait travailler
(1) Paul Deschanel, Figures de Femmes, page 330, article sur l'ouvrage de M. de la Perrière, Les projets de mariage de la reine Elisabeth, 1882. — Cf. Amy Robsart, acte I, scène i : « La vierge-reine, comme on l'appelle, n'admet pas volontiers, etc. »
(2) Paul Deschanel, ibid., page 341. -^
(3) Sur cette tradition et sur « la première comtesse de Leicester », voir Walter Scott, Introduction de Kenilworth. Voir aussi plus loin notre Appendice.
à ma ruine. » {Kenihvorth, chap. vu) (1). Amy Robsart reste donc inconnue et ignorée; elle vit cachée dans une petite maison du village de Cumnor, près d'Oxford. Varney, écuyer du comte de Leicester, est chargé de l'y garder avec des gens à lui.
Ce Varney est l'homme à tout faire de Leicester ; c'est lui qui a fait connaître Amy Robsart au comte, lui qui a ménagé les entrevues entre les deux amants, lui qui a porté leur correspondance, lui qui a machiné la fuite de la jeune femme, quand Leicester l'enleva. Varney lui-même raconte tout cela {KeniUcorth, chap. v). Dès lors, on s'explique pourquoi Amy Robsart passe pour avoir é\.é enlevée par Varney, pour être la maîtresse de Varney. Et ce qui ajoute encore de la vraisemblance à ces propos, c'est que Varneyest toujours présenta Cumnor; Leicester, au contraire, n'y vient que rarement, et à la faveur d'un déguisement. Pour tout le monde, même pour son père, elle est la maîtresse de Varney ; on comprend la douleur du pauvre vieux père et de ses amis.
Rien de tout cela n'est expliqué dans la pièce française, et le lecteur ne comprend rien à cette étrange situation d'une femme, que Ton dit mariée secrètement, mais que son mari tient cachée comme une recluse, qui ne doit dire à personne, même à son propre père, le nom de son mari, et qui passe pour être, soit la maîtresse, soit la femme d'un autre homme. Lisez l'exposition d' Amy Robsart ; s'il y a longtemps que vous n'avez lu Walter Scott, vous ne verrez guère, je crois, dans toutes ces inventions qu'un imbroglio inextricable; et, pour les comprendre, il faudra vous reporter aux premiers chapitres du Château de Kenilworth. Si, après la représentation du 13 février 1828, certains spectateurs trouvaient « fort ingénieuse » (2) l'exposition du drame, c'est, je pense, qu'ils avaient présent à l'esprit le roman anglais, que tout le monde connaissait, goûtait et relisait avec émotion.
Remarquez, en outre, que, dans la pièce française, Amy vit cachée à Kenilworth ; or Kenilworth appartient au comte de Leicester, et c'est chose connue de tout le monde ; il est donc impossible de comprendre comment on peut croire qu'Amy y soit à titre de maîtresse de Varney.
Autre chose encore. Au début du drame français, Varney projette de faire rompre le mariage secret de Leicester. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu'il aime ou du moins prétend aimer
(i) Traduct. Defauconpret ; cf. Amij Bohsati, acte I, scène vu. (2) V. sup., page 17. — 11 est vrai que, dans le remaniement de 1827, V. Hugo avait pu resserrer et améliorer l'exposition de 1822.
Amy Robsart ; il ne le prouvera guère', dira-t-on ; telle est cependant l'invention de Victor Hugo.
« Tu aimes d'amour Amy Robsart... » dit Alasco à Varney (acte I, scène v) ; «... et, si tu liens à la séparer du comte, c'est dans l'espoir qu'un jour elle pourra être à l'écuyer. » — « Silence! » réplique Varney. « Qui a pu vous dire? » etc. Ainsi donc Varney, parce qu'il est ou se dit amoureux d'Amy, va s'efforcer d'éloigner d'elle Leicester ; par là, il servira, pense-t-il, les grandes ambitions du comte en même temps que ses propres intérêts. Ce dessein est compliqué, obscur et bien peu naturel.
Gomme tout est plus simple dans Walter Scott! Ici, Varney est un caractère entier, fortement conçu et nettement développé. C'est un homme ambitieux, passionné du désir de s'élever, dénué de scrupules, et dont la pensée remue de sombres projets. C'est que sa fortune est attachée à celle de Leicester, et celui-ci a un devoir, le seul aux yeux de Varney : c'est d'aider Richard Varney à réussir. Ces données sont fort bien présentées au début du roman. Un jour, dans un entretien avec son écuyer, Leicester, que préoccupent les difficultés du présent comme les incertitudes de l'avenir, parle de renoncer à la haute situation qu'il occupe àla cour et de se retirer à la campagne avec la comtesse. Mais Varney ne l'entend pas ainsi: qu'est-ce à dire? Ce serait le ruiner, ce serait une trahison. Et Varney discute le projet du comte, pique son amour-propre, excite sa jalousie contre le comte de Sussex, son rival d'influence politique à la cour. Leicester, ébranlé, déclare que ces idées de retraite n'étaient encore qu'à l'état de projet vague. Varney n'insiste pas; mais il va désormais se tenir sur ses gardes, et, dans un monologue significatif, il nous dévoile le fond de son âme et ses secrets desseins.
« Je suis charmé que tu sois parti, pensa Varney » (il s'adresse en pensée à Leicester qui vient de partir pour retourner à la
cour) « Tu peux te lasser bien vite de ton nouveau joujou,
de cette jolie poupée, digne fille d'Eve, peu m'importe. Mais il ne faut pas que tu te lasses si vite de ton ancien hochet, l'ambition ; car, en gravissant la montagne, milord, vous traînez Richard Varney à votre suite ; et, comme il espère profiter de votre élévation, il n'épargnera ni le fouet ni l'éperon pour vous faire arriver le plus haut possible. Quant à vous, ma jolie dame, qui voulez être tout de bon comtesse, je vous conseille de ne pas me gêner dans ma marche, ou nous aurons un ancien compte à régler. » [Kenihvorth^ chap. vu.)
De même, quelques pages plus loin, nous trouvons une conversation entre Varney et un de ses agents. Poster, qui est
chargé de surveiller la comtesse. Varney se plaint à lui des fâcheuses dispositions d'esprit où il vient de voir Leicester, et Foster répond :
a Que voulez-vous dire ? Est-il déjà las de son joujou, de sa poupée ? Il a dépensé pour elle de quoi payer la rançon d'un roi et il a, sans doute, regret à son marché ? »
Varney : « Point du tout ; il en est plus fou que jamais, et il veut quitter la cour pour elle. Alors^, adieu nos espérances, nos possessions et nos sûretés... »
Poster : « Ce serait une ruine !... Et tout cela pour une femme ! » [Kenilworth, ibid.)
Voilà qui est clair et net ; voilà une situation bien présentée, un caractère bien posé ; nous sommes dûment avertis et préparés à ce qui doit suivre. Varney et ses agents, pensons-nous aussitôt, ne vont plus chercher désormais qu'à nuire à Âmy Robsart ; ils vont tâcher de la compromettre, de la calomnier, de la perdre enfin dans l'esprit du comte, son époux, afin de l'éloigner d'elle. Et tout cela, pourquoi faire? Pour que le comte ne pense qu'à satisfaire ses ambitions, puisque du succès de Leicester dépend la fortune de Varney et de ses acolytes. « Milord, vous traînez Richard Varney à voire suite )k Telle est bien la formule qui caractérise la situation réciproque de nos deux personnages.
Voyez, au contraire, la conception de Victor Hugo. Dans le drame français, de même que dans le roman anglais, Varney est ambitieux, et il a besoin que Leicester réussisse et poursuive jusqu'au bout sa haute fortune. Mais, qu'il veuille faire rompre le mariage de Leicester avec Amy Robsart parce qu'alors il pourrait épouser la comtesse, n'est-ce pas là une invention bien étrange et bien faible ? Présenté ainsi, Varney n'est plus cet ambitieux sombre, entier, tragique, presque infernal, que nous peignait Walter Scott ; le voilà réduit aux médiocres proportions et au rôle un peu ridicule de galantin prétentieux. D'autre part, il lui faudra redevenir, à la fin de la pièce, le démon malfaisant que l'on sait ; lui qui prétendait aimer Amy Robsart, c'est lui-même qui va organiser alors le piège destiné à la faire périr. Mais, à ce moment-là, il nous paraîtra encore plus odieux que dans le roman de Walter Scott; il étonnera même Alasco, qui pourtant n'est ni tendre ni bien scrupuleux.
Varney: « Le seul obstacle entre la fortune et nous, c'est l'existence de cette femme ? »
ÂLASCo : « Et que prétends-tu faire de l'obstacle ? »
Varney. « Le supprimer. »
Alasgo : « Oh !... Je croyais que tu aimais cette femme? ». (1).
La conduite de Varney est abominable, en effet ; elle est plus révoltante encore, je le répète, que chez Walter Scott. Dans le roman anglais, Varney n'a que de l'indifférence pour Amy Robsart; il y a même, entre eux, une certaine antipathie.
Ainsi donc,^dès le début même de la pièce, bien des choses donnent lieu à des critiques significatives. Je n'ai pas, comme bien l'on pense, l'intention de discuter en détail la conduite de l'action ; maladresses et invraisemblances, heurts et trous, incidents ou morceaux de scènes étrangers au sujet, que sais-je encore? Les défauts sont nombreux et parfois choquants. Mais à quoi servirait d'y insister? Qu'est-ce que cela prouverait ? Ce que nous savons déjà, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un ouvrage de jeunesse, faible, imparfait, et où nous ne sommes jamais sûrs d'avoir réellement la pensée du maître, puisqu'elle a subi les arrangements et « approximations » de M. Paul Meurice. Je ferai seulement remarquer qu'en somme la reine Elisabeth croit Amy Robsart la femme de Varney ; personne ne la détrompe, et ainsi elle reste finalement dupe des inventions diaboliques, de Richard Varney : ce qui nous produit une impression fort désagréable.
Par contre, j'aurais voulu pouvoir étudier une scène que j'ai déjà signalée (2) et qui est intéressante et vraiment dramatique : c'est la grande scène entre Amy Robsart et Varney (acte III, se. v). Elle appartient presque tout entière — et c'est la seule de toute la pièce — à l'auteur français. Walter Scott en a fourni le thème, la donnée première (Kenilivorth^ chap. xxiii) ; mais il n'en a traité qu'une partie.
Dans Walter Scott, Varney arrive chez Amy Robsart, chargé pour elle d'une lettre de Leicester; dans cette lettre, nous dit-on, Leicester oc conjurait Amy, par des motifs secrets qui intéressaient sa vie et son honneur, de consentir à porter le nom de Varney pendant les fêtes de Kenilworlh ; il ajoutait que Varney lui communiquerait les raisons qui rendaient cette déception (3) indispensable » (chap. xxi). Donc Varney arrive et demande à Amy un entretien particulier. Au bout de quelques instants, un grand fracas se fait entendre, la porte s'ouvre violemment; Amy sort furieuse, indignée, éclate en paroles de colère, traite Varney
(1) Amy Robsart, acte V, scène v.
(2) V. sup., p. 17.
(3) « Déception >>, puisqu'elle espérait être reconnue publiquement comme comtesse de Leicester.
d'imposteur, de laquais, et l'accuse d'avoir fabriqué lui-même cette lettre, qu'elle déchire et foule aux pieds.
Cet incident violent n'est dans Victor Hugo que la dernière partie d'une longue scène, très étudiée, bien conduite, et qui est, selon moi, la plus forte de la pièce. Varney a une mission difficile à remplir; il sait très bien qu'il sera mal reçu, puisqu'il s'est attiré l'antipathie d'Âmy Robsart;il pense qu'elle sera révoltée d'un pareil message, et il déploie une adresse de diplomate pour l'amener, peu à peu et très habilement, à écouler ses propositions. Je recommande la lecture de cette scène ; elle est d'une bonne facture et dénote une réelle maîtrise. J'aimerais à y voir les fortes promesses d'un tempérament dramatique qui, parfois, s'est manifesté chez Victor Hugo d'une manière bien puissante. Assurément il n'y a pas une seule pièce de Victor Hugo qui appartienne entièrement au genre dramatique; mais, dans toutes, il y a des situations, des scènes, des fragments qui sont bien, comme on dit, « du théâtre. «
Pour la scène dont je parle, je n'ose pas insister davantage. H faudrait d'abord être sûr qu'elle est tout entière de Victor Hugo, et non d'une autre main, et que nous avons bien, sinon la forme, du moins la structure, la marche même de la scène, telle qu'il l'avait conçue, sans l'adjonction d'éléments étrangers. Mais, pour cela, il faudrait connaître les secrets du manuscrit de 1822, dont M. Paul Meurice se refuse absolument à révéler les mystères. Cette attitude de M. Meurice est vraiment regrettable; le silence olympien où il se renferme autorise toutes sortes de conjectures, et, tant qu'on n'aura pas sous les yeux le précieux manuscrit, un doute planera sur toute la pièce (1); on se dira que telle scène, tel passage qui intéresse et qu'on voudrait étudier, est peut-être le résultat d'un remaniement, d'un habile arrangement, d'une « approximation » adroite, sans doute, mais plus ou moins éloignée du manuscrit original ; et l'on hésitera à se lancer dans un commentaire littéraire détaillé.
(i) J'affirme aujourd'hui un doute qui m'avait déjà effleuré à la fin de mon premier article (publié le 20 novembre 1902) et qui avait pris plus de consistance quelques mois plus tard (fin de l'article IV, paru le 14 mai;. Cependant je n'osais pas encore le formuler ; j'avais des scrupules, mais qui ne peuvent subsister, aujourd'hui, après certaines explications qu'apportent MM. Pau et Victor Glachant dans leur nouveau volume : Essai critique sur le théâtre de Victor Uurjo; les drames en prose (page 60j. Ce volume a paru le 15 mai. Qu'on me permette de remercLer ici les auteurs de ce bel ouvrage de la très aimable mention qu'ils ont bien voulu faire de ma première étude dans leur chapitre sur Amy Robsart.