Tome I
82 DÉCLAMATIONS ET DECLAMATEURS d'APRÈS SÉNÈQUE LE PÈRE
invraisemblables que les situations, on les voit étaler, la plupart du temps, des sentiments exactement opposés à ceux qu'on s'attendrait à trouver en eux. C'est un père qu'on accuse d'avoir livré son fils aux ennemis (VII qui écrit aux pirates pour leur demander de couper les deux mains à son fils, leur prisonnier (i 7), ou qui fait mourir sa fille (X 3) ; c'est une mère qui empoisonne sa fille (VI 6). Les fils accusent leur père de folie (II 3, 4 et 6 ; VI ^ ; VII 6; X 3); les frères détestent leur frère (I i ; II 4 5 VI 3) et vont jusqu'à les accuser de parricide au moyen d'un faux témoignage (V 4)* Au contraire les pirates donnent des leçons à ce père qui leur demandait de couper les mains de leur prisonnier ; ils renvoient le jeune homme en lui disant : « Va rapporter à ton père que les pirates n'acceptent pas tous les marchés (i) (I 7, 6). » Je ne parle que pour mémoire des prêtresses qui sortent d'une maison de prostitution (I 2). Pétrone n'exagérait donc guère lorsqu'il écrivait que les adolescents , dans les écoles, passaient leur temps à s'occuper « de pirates debout sur le rivage avec leurs chaînes, de tyrans qui, par édit, ordonnent à des jeunes gens de tuer leur père (Sat. i), » et encore moins Tacite dans le passage (Dial. 35) où il indique, parmi les thèmes les plus fréquemment traités à l'école, « les récompenses offertes aux assassins des tyrans ou le droit d'option des jeunes filles violées. »
Pourquoi ces lois en partie imaginaires, ces personnages de convention ou de légende, qui étalent des sentiments extraordinaires dans des sujets d'une vraisemblance douteuse? C'est que les déclamateurs tiennent à poser, dans leurs Controverses, une question de solution délicate. On trouve tout d'abord un certain nombre de thèmes, où il convient d'examiner si une mesure prise ou une accusation portée est légitimée par les faits : tel est le cas des dix-sept matières (I I, 4 et 6; II I et 2; III 2 et 3 ; IV 3 et 5 ; V 2 et 4; VI i et 2 ; VU I ; VIII 3 et 5 ; X 2) où un père chasse son fils, et des six (II 3, 4 et 6 ; VI 7 ; VII 6 ; X 3) où un fils accuse son père de folie. Mais le plus grand nombre (5i sur 74) s'ap-
(i) Sur cette idée du « noble pirate » dans la litt. grecque et latine, v. Rohde op. cit p. 357, n. i.
puient sur des lois : ces sujets, au fond, sont expliqués par deux phrases, dont la première est prononcée par Latron (IX 4, 9) : in lege... nihil excipitur, sed multa, quamvis non excipiantur, intelle guntur, et scriptam leg'is angustum, interpretatio diffusa est ; quant à l'autre, comme elle se trouve dans les Excerpta (VI 3, 2), nous ignorons de qui Sénèque l'avait entendue ; quelqu'un prétendant qu'on ne peut attaquer les actes faits conformément à la loi, un rhéteur répondit : Immo nihil nisi qiiod lege factum est, nani si quid aliter gestiim est, per se irritiim est. Dès lors, voici de quelle façon on peut diviser ces 5i Controverses. Une loi ayant été appliquée, n'a t-on pas eu tort de le faire (II 5, VI 3, VII 4)> et, inversement, n'a-t-on pas eu raison, étant donné certaines circonstances, de désobéir à une loi (I 7) ? Un acte délictueux ayant été commis, peut-on le faire tomber sous le coup d'une loi déterminée, étant donné que cette loi ne le frappe peut-être pas et qu'il y a lieu de l'interpréter ellemême (I 3 et 8 ; III 5; VII 8 ; VIII 4) — que cette loi est en conflit avec une autre loi (V 7) ou avec une disposition particulière (V 8, VIII 2) — qu'il faut choisir entre deux dispositions d'une même loi, qui s'excluent (I 5) ou non (V 5) (i) — que le crime ou délit, puni par la loi, n'a peut être pas été commis par celui qui est accusé (II 7 ; VI 4 et 6 ; VII 3, 5 et 7 ; VIII 6) — ou enfin qu'il ne tombe pas sous le coup de la loi invoquée (III 4î VI 8; IX 2 et 3; X i, 4 et 5) : à ce dernier cas, il convient de rattacher celui où l'on cherche si telle personne remplit encore les conditions requises par la loi dans un cas déterminé (I 2). Enfin, même lorsqu'il est prouvé que le crime ou le délit tombe bien sous le coup de la loi citée, il faut chercher si elle doit être appliquée à celui qui s'en est rendu coupable, étant donné les intentions de l'auteur de l'acte délictueux ou les circonstances qui ont entouré la faute (III 7, 8, 9 ; IV i, 4, 6, 8 ; V i, 3, 6 ; VI 5 ; VII 2 ; VIII i ; IX i, 4, 5, 6 ; X 6) ; pour des raisons analogues, une récompense peut ne pas être attribuée, alors même que la loi prescrit de la décerner (III i et 6 ; IV 7), ou
(1) Julius Victor, parlant des lois contraires (de legibus contrariis^ 3, i3, Halm p. 383, 21 sqq.), signale ce cas.
§4 DÉCLAMATIONS ET DÉGLAMATEURS D'aPRÈS SÉNÈQUE LE PÈRE
encore une fonction doit être conservée à celui qui l'occupe, alors même qu'il cesse de remplir les conditions imposées par la loi à celui qu'on est revêtu (i) (IV 2.)
On le voit : dans un grand nombre de ces thèmes sont engagés des conllits, non seulement entre des lois, mais entre une loi et un sentiment comme l'amour de la patrie (IV 4), ou surtout entre des sentiments également forts, jalousie et reconnaissance (IX i), ail'ection pour le père et pour la mère (VU 4)» obéissance due au père adoptif et atfection pour le père naturel (I i), obéissance due au père et affection pour lui (II i), pour un mari (II 2), une femme (I 6), ou un frère (III 3 ; VII i). Les déclamateurs romains tiennent même tellement à ce que le sujet implique un conflit, qu'ils transforment en ce sens les thèmes qu'ils empruntent aux Grecs chez ceux-ci, par exemple, une seule loi est invoquée en tête de la matière qui est devenue, dans Sénèque, la Controverse 7 du Livre V (2) ; les Latins en ont ajouté une autre : Imperator in bello summam habeat potestatem. C'est de la même façon, sans aucun doute, qu'on peut comprendre qu'une loi romaine (3) : Adulterum cum adultéra qui deprehenderit, dum utrumque corpus interficiat, sine fraude sit, soit invoquée, à côté d'une loi grecque (4) : Ingrati sit actio, en tête d'un sujet (IX i) tiré de Fhistoire grecque plus ou moins arrangée.
Ils veulent aussi que les conflits, ou, d'une façon générale, la question posée dans le thème soit difficile à résoudre ; les Gesta Romanorum, dans ceux de leurs récits qui sont empruntés à Sénèque, indiquent parfois l'issue du débat ; l'original ne s'y risque jamais. Les choses, en effet, sont disposées de telle façon qu'il y ait toujours doute sur la culpabilité de l'accusé, la légalité de l'acte attaqué, le bien-fondé
(1) On remarquera que beaucoup de ces sujets rentrent dans le cadre des Controverses conjecturales tracé par Fortunatianus(i, 12; Halm, p. 90, i sqq.): cum de facto constat et de persona non constat, aiit cum de persona constat et de facto non constat, aut cum de utroque non constat, aut cum de sola voluntate fitqusestio aut cum est anticategoria (gi, i ; anticategoria = mutua accusatio, id est cum aliqui se invicem accusant).
(2) V , dans mon édition la note sur le début de la Controverse.
de la demande faite, ou la décision qu'il convient de prendre. Qu'on pèse à ce point de vue les termes de la matière suivante (I 7) : Quidam alteriim fratrem tyrannum occidit, alteriim in adulterio deprehensum, deprecante pâtre, interfecit. A pirata captiis scripsit patri de redemptione . Pater piratis epistulam scripsit, si praecidissent manus, duplam se datiirum. Piratae illum dimiserunt. Patrem egentem non alit, et l'on verra qu'ils fournissent au père, dont le rôle est odieux, des moyens de justifier sa conduite. Je crois pouvoir affirmer aussi qu'il eût fallu des jug-es bien sagaces pour trancher, conformément à la justice et à l'équité, les questions soulevées par les Controverses VI 3 et VII 7.
Aussi bien, pour rendre la solution douteuse, les déclamateurs n'indiquent-ils dans les thèmes aucun des éléments qui, dans la vie, imposent souvent une solution à un conflit très délicat et très difficile à trancher en apparence ; ici, rien n'est précisé, ni les circonstances, ni les caractères, et Sénèque ne le dissimule pas (VII i, 18) : « Varius Géminus disait que le jeune homme était en très bonne posture s'il avait épargné son frère coupable, en meilleure encore s'il n'avait pas tué un innocent, car la matière permet les deux hypothèses. » Il y a vingt autres exemples de ce manque de précision. Dans la Controverse de « l'Assassin du tyran remis en liberté par les pirates », à laquelle je viens de renvoyer (I 7), on ne sait pas si les pirates ont, oui ou non, coupé les mains du jeune homme, élément d'appréciation qui aurait pourtant son importance. Le sujet de la Controverse i du Livre II est le suivant : « Un riche chasse ses trois fils. Il demande à un pauvre de lui laisser adopter son fils unique. Le pauvre y consent, mais le fils refuse et son père le chasse. » Pourquoi ce riche a-t-il chassé ses trois enfants ? Le riche est-il ami du pauvre ? Le fils du pauvre est-il lié avec les enfants du riche ? Quel est le caractère du riche ? Celui du pauvre ? Autant de questions auxquelles la matière ne répond pas. Dans la Controverse 6 du Livre VII, le principal personnage, et, qui plus est, le personnage sympathique, est un esclave : on ne nous dit pas si c'est un esclave né dans la maison, laissé par héritage ou acheté ; la plupart des déclamateurs,
malgré les critiques de Pollion, l'homme de bon sens (VII 6, 24), supposèrent qu'il avait été acheté, mais rien ne le prouve. Voilà comment Latron, parlant pour le brave éprouvé sans bras qui a surpris sa femme en flagrant délit d'adultère, peut s'écrier (I 4> i) • « Mon arrivée a simplement réveillé les deux complices [sans les épouvanter] », tandis qu'Arellius Fuscus dit précisément le contraire {ih. 10) : « Mon arrivée n'a même pas réveillé les deux complices. » En un mot, et à dessein, les personnages sont toujours de simples abstractions, père, fils, riche, pauvre, pirate, sans la moindre caractéristique ; à l'élève de mettre les couleurs.
Lorsque c'est à l'histoire que les rhéteurs empruntent les éléments d'un sujet, ils transforment les données fournies par elle, afin d'arriver au résultat cherché, un problème difficile à résoudre. En effet, les Grecs, dans les Suasoriae, ont remplacé les trois cents Grecs qui accompagnaient les trois cents Spartiates, par un certain nombre de bataillons de trois cents hommes, envoyés par les différentes cités grecques (S. 2), et, dans les Controverses, ils ont supposé (VIII 2) que les Eléens avaient coupé les mains à Phidias, comme sacrilège, assertion démentie par tous les témoignages de l'antiquité (i). Ils ont inventé (VI 5) qu'Iphicrate avait été battu deux fois par les Thraces et avait dû signer avec leur roi un traité honteux. Ils nous disent (IX i) que Miltiade, condamné pour péculat, étant mort en prison, son fils Cimon vint y prendre sa place afin qu'on pût donner la sépulture à son père, puis que Callias, riche citoyen, le tira de prison en payant l'amende à laquelle Miltiade avait été condamné, et fit épouser sa fille à Cimon. Or Miltiade avait été condamné pour trahison (Népos Miltiade 7, 6 : Plutarque Cimon 4^ clès lors, du moment qu'il était encore débiteur de l'Etat, son fils, qu'il le voulût ou non, se substituait à lui pour tous les effets du procès (2). En second lieu, Cimon n'épousa pas le moins du monde la fille de Callias ; c'est lui qui maria à Callias sa sœur Epiniké, qui passe pour avoir été de mœurs plus que légères, et qui, dit-on, ne refusait pas ses faveurs
(1) V. les notes de mon édition.
(2) Meier-Schômann, d. attische Prozess, p. 96.
à son frère (Népos Cimon i, 3-4 ; Plutarque Gimon 4, 9). Même exactitude dans les sujets proprement latins. On emprunte à Pollion une insinuation reconnue fausse (S. 6, i4) pour en faire la matière de la Suasoria 7. Les déclamateurs supposent que Popillius, qui tua Gicéron sur l'ordre d'Antoine, avait été défendu avec succès par le grand orateur contre une accusation pour parricide (VII 2). Or Sénèque nous avoue lui-même que peu d'historiens attribuent à Popillius l'assassinat de Gicéron; encore tombent-ils d'accord que celui-ci avait plaidé pour son prétendu assassin dans une cause privée (VII 2, 8). Il est constant que Flamininus (i) tua un Gaulois au cours d'un festin ; mais, au lieu d'admettre la vérité, à savoir qu'il frappa de son épée, pour complaire à son mignon Philippe, un noble boïen, qui était venu l'implorer, les déclamateurs adoptent une version due à l'imagination de Valérius d'Antium : le mignon y est remplacé par une courtisane et le noble boïen par un condamné à mort, qu'on tire de la prison pour l'exécuter (IX 2), Mais ces falsifications de l'histoire doivent laisser indifférents les contemporains de Sénèque, qui, tout comme les fils de notre auteur, semblent l'avoir placée infiniment au-dessous des déclamations (S. 6, 16 et 27). D'ailleurs Platon ne pose-t-il pas en principe que la rhétorique ment ('H ^Tiropix?! (J/euSerat, Phèdre 43, p. 260) ? Gicéron n'écritil pas dans le Brutus (11, 4^) « qu'il est permis aux rhéteurs de fausser l'histoire pour rendre leurs discours plus piquants » ? Enfin, ce qui est plus caractéristique encore, Fortunatianus (I 4 ; Halm p. 84, 14 !^<îq«) distingue-t-il pas un groupe de Gontroverses Tcap' laTopiav, quando id in contropersia invenimus, quod sit extra historiae Jîdem ?
On le voit : on est bien loin de ces sujets, tout voisins des causes qui se plaident le plus fréquemment au Forum et que Gicéron {de Orat. i, 33, 149) et Quintilien (2, 10, 12) recommandent de choisir comme matière des déclamations. Les procès portent le plus souvent sur les questions de propriété, et ce sont des questions de propriété que soulèvent les
(i) Dans la controverse, Flamininus est appelé indifféremment propréteur ou proconsul, quoiqu'il eût été consul sept ans avant d'exercer le gouvernement de cette province.
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deux sujets que Suétone donne comme types des controverses primitives; dans Sénèque, de tels cas ne sont jamais effleurés; on n'y trouve que des faits relevant du droit criminel, et encore qui se produisent dans des circonstances invraisemblables et de complication exceptionnelle, jïctis nec ullo modo ad veritatem accedeniihus, dit Tacite (Dial. 3i). Quintilien protestait et demandait qu'on laissât de côté les marâtres impitoyables et tous les sujets, plus ou moins ridicules, qui ne ressemblent en aucune manière aux questions de droit civil qui se présentent au barreau (2, 10, 5) ; mais il ne rencontrait pas l'approbation de ses contemporains. « Quoi, lui disait-on, les jeunes gens ne pourront-ils donc plus traiter des sujets qui les séduisent (ib. 6)?» En effet, c'est là une des raisons pour lesquelles les rhéteurs prenaient leurs thèmes en dehors de la réalité commune. Ils savaient que les futurs avocats ne rencontreraient jamais au barreau des causes semblables à celles qu'ils leur donnaient à développer ; s'ils imaginaient des situations extraordinaires et des espèces compliquées, c'était pour retenir les élèves en piquant leur amour-propre ; car, plus la matière était extravagante, plus il était difficile de plaire en la traitant. En même temps, ils développaient par là leur ingéniosité, ce qu'a bien mis en lumière INI. Cucheval (i) : « Gomme leur but était de rompre les jeunes gens à toutes les difficultés de l'art oratoire, d'habituer leurs élèves à tirer parti de la cause, quelle qu'elle fût, bonne ou mauvaise, forte ou non, qu'ils auraient à défendre, de leur apprendre à inventer, à l'occasion, des excuses et des justifications plausibles pour les actes les moins avouables, ils ne croyaient pas pouvoir mieux y parvenir que par ces sujets romanesques et compliqués. Traiter un sujet simple et vraisemblable leur eût paru une préparation insuffisante. » Mais ils ne se rendaient pas compte que l'intérêt éveillé . par les conffits imaginés était un intérêt de curiosité, que ces situations recherchées habituent l'esprit aux raisonnements / tirés de loin, c'est-à-dire presque toujours faux, que, violentes, elles le transportent presque toujours hors de la vie com-
(i) Op. cit. I p. 224.
mune (i) et que, par suite, ce qu'ils donnaient à traiter à leurs élèves, c'était, en définitive, un sujet de roman (2) : telle matière (VI 7) a été empruntée à l'aventure romanesque de Séleucus et Stratonice; telle autre, inversement, se retrouve dans l'Histoire d'Apollonius de Tyr (I 2 ; cf. chap. XXX- XXXI) ou dans V Illustre Bassa de Scudéry (I 6) ; il en est qui sont d'admirables nouvelles criminelles (VII 5). Dès lors, une seule faculté travaille, l'imagination, qui, sollicitée par ces conflits, délicats à trancher, qui constituent, au fond, presque tous les sujets, ne trouve aucune barrière contre ellemême, aucune circonstance qui, lui rappelant le monde réel, l'y retienne, puisque les lois sont imaginaires, les personnages de convention et les sujets extraordinaires. Sur soixantequatorze Controverses, il y en a neuf en tout qui n'olTrent rien de contraire à l'esprit, sinon à la lettre de la législation romaine de l'époque et à l'organisation sociale du temps (3); ce sont : II 6 Pater et filias luxuriosi ; II 7 Peregrinus negotiator ; IV 8 Patronus opéras remissas repetens (encore la scène se passe-t-elle à l'issue des guerres civiles) ; VII 5 Quinquennis testis in procuratorem ; VII 7 Caçete proditorem ; IX 2 Flamininus inter cenam reum puniens (qu'on change les noms et la question peut se poser encore); X i Lugens pauperis filius dwitem sequens ; X 4 Mendiai dehilitati X 5 Parrhasius et Prometheus (cf. l'observation faite plus haut pour IX 2). C'est dire que, sept fois sur huit, les Controverses, par le fond, ressemblent au roman, ou du moins à la nouvelle ; toutes d'ailleurs s'en rapprochent par la forme, étant donné la façon dont les sujets sont développés.
(1) Cf. Nisard, I p. 442, sq.
(2) Voir Rohde, op. cit. pp. 339-34i.
(3) Cf. Juvénal disant, pour railler les travers des déclamateurs (7, 168) : et veras agitant lites.