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a 4 la France, n'hésitait pas à proclamer que le conti- \ " és nent entrevu par Gonneville ne pouvait être que l'Australie. Le président de Brosses (1), dans sa fa- | + meuse Histoire des terres australes, placait ce conti- | + nent sous les Moluques, dans ce qu'on appelait de EoA 3 son temps l’Australasie. En 1832, M. Estancelin (2), | . À l'ingénieux et savant auteur des Recherches sur la na- | . 4 vigation des Normands, réclamait encore pour son { És F. compatriote l'honneur de cette découverte. On avait | 4 4 pourtant remarqué qu'il était à peu près impossible É Ye À de déterminer la situation précise de cette contrée; 4 ge on s'étonnait de ce que les naturels, dont Gonneville L L . avait retracé les mœurs, ressemblassent si peu aux 1 Le à indigènes australiens; on trouvait également que 1 . : les diverses étapes du voyage ne concordaient pas L Fe avec les distances parcourues. De plus, en 1738, | ee 4 Bouvet (3) de Lozier, chargé par la Compagnie des E . Indes de trouver un point de relàche dans les pa- | e 4 rages que Gonneville passait pour avoir sillonné le LUC .
premier, ne rencontrait que la terre de la Circoncià sion, au milieu des glaces, En 177v, après la perte | par a Sr : | ie de 4 du Canada, de la Louisiane et des Indes, quand la
qu'il 3 France cherchait une compensation à ses pertes, le
x en “ai van- fe } irarit s (1) De Brosses, Histoire des lerres australes, 1.1, p, 106- \
É É 120. | oct à (2) ESTANCGELIN, Recherches sur les voyages et découvertes | ilège ‘4 des navigateurs normands, p. 165.
s (3) MarGry. Les Navigations francaises du quatorzième
tie au seisième siècle, p. 151, 157,
capitaine Kerguelen de Tremarec (4) recut la mission officielle de retrouver cette terre de Gonneville, placée, crovait-on, sur le chemin des Indes, mais il se heurta à des glaces flottantes et dut renoncer à son projet. Ge double insuceès avait ébranlé les théories de l'abbé Paulmier. Pourtant, à l'exception d'un certain Bénard de la Harpe, qui crovait que la terre de Gonneville correspondait aux côtes de Virginie, savants et marins s'obstinaient à chercher ce continent mystérieux à l’est du cap de Bonne-Espérance, dans l'océan Indien ou dans la mer Pacifique. Les uns s’en tenaient à l'opinion commune; les autres désignaient Madagascar. Cette opinion, émise pour la première fois par le capitaine de Kerguelen. fut reproduite par Evyriès dans son Histoire des Voyages, et par Léon Guérin dans son Histoire des marins français (2). En 1860 le baron Baude (3), dans un article de la Revue des Deux Mondes, se rangeait encore à cette hypothèse. Les uns et les autres se trompaient pourtant : c'était à l’ouest et non pas à l'est du cap de Bonne-Espérance, sur l'océan Atlantique par conséquent et non pas sur la mer des Indes ou le grand Océan, qu'avait voyagé Gonneville, et le hardi marin avait entrevu non
(1) De KerRGuELEN, Relalion de deux voyages dans Les mers australes el des Indes, faits de 177: à 1774.
(2) L. GuÉéRiN, Histoire des marins français.
(3) Bauer, Le Golfe intérieur de la Seine, Revue des Deux- Mondes, 15 août 1860.
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