‹ Les découvreurs français du XIVe au XVIe siècle [microforme]Chapitre 15 sur 61 · UX · texte numérisé non relu

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pas l'Australie où Madagascar, mais bien le Brésil.

Voici comment on est arrivé à résoudre ce problème géographique. L'abbé Paulmier de Gonneville avait bien eu entre les mains la relation authentique de l'expédition de son aïeul, mais sa copie est non seulement fautive, mais encore infidèle, peut-être de parti pris, et tous les auteurs qui après lui ont traité la question n’ont jamais reproduit que ce texte controuvé. Bouvet (1) de Lozier avait déjà soupconné que ce texte présentait des lacunes et des erreurs; il aurait voulu consulter le document original, mais on lui répondit de Honfleur que les registres de l'amirauté étaient incomplets. Le comte de Caylus et l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Fréret en tête, se préoccupèrent également de retrouver la relation authentique, mais ces recherches furent aussi inutiles que les précédentes. M. Estancelin crut être plus heureux en s'adressant aux bureaux du ministère de la marine, mais son espoir fut encore décu. En 1847 seulement, M. P. Margry, archiviste de la marine, eut l'heureuse chance de retrouver dans le dépôt confié à sa garde la copie entière du procès-verbal de retour du 19 juillet 1505. Cette copie avait été envoyée après le retour de Kerguelen au ministre de la marine, Sartines, par un des descendants de Gonneville, qui revendiquait pour son ancêtre l'honneur de ses actes. Elle pré-

(1) Mareny, ouv. cit., p. 156.

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