‹ Les découvreurs français du XIVe au XVIe siècle [microforme]Chapitre 21 sur 61 · HR · texte numérisé non relu

HR

don mn te dre D er eg et ravevh va td cf, emn

a je

thèque du parlement canadien, en 1858 (4), « carte de l'embouchure du Saint-Laurent, faite et copiée sur une écorce en bois de bouleau, envoyée du Canada par Jehan Denys en 14508. » C'était un calque d’une carte conservée au dépôt des cartes et plans du ministère de la guerre à Paris, en 1854. La carte à disparu, mais on peut encore étudier le calque, qui représente une bonne carte de la Gaspésie, non pas comme on la connaissait au seizième siècle, mais telle qu'elle figurait sur tous les atlas du dix-huitième siècle. Aussi peut-on conclure sans hésitation que ce prétendu calque est un document apocryphe. Quant à Thomas Aubert, que certains écrivains ont présenté très à tort comme chargé d'une mission par Louis XIT, mais qui n'était en réalité qu'un capitaine aux ordres d'Ango, il amena en France des sauvages canadiens qui excitèrent une vive curiosité. Ce sont sans doute les indigènes dont il est parlé dans la continuation d’'Eusèbe de Césarée (2) par Prosper et Mathieu Paulmier, en 1542.

(4) Hausse, Jean el Sébastien C'abot, p. 249.

(2) EUSÈRE DE CÉSARÉE, C'hronicon, 151%, p. 172. « Anno MDIX septem homines sylvestres , ex ea insula, quæ terra nova dicitur. Rothomagi adducti sunt cum cymba, vestimentis et armis eorum. Fuliginei sunt colorum, grossis labris, stigmata in facie gerentes ab aure ad medium mentum instar lividæ venulæ per maxillas deductæ. Barba per totam vitam nulla, neque pubes, neque ullus in corpore pilus, præter capillos et supercilia. Balteum gerunt in quo est bursula ad tegenda verenda ; idioma labris formant, Religio nulla, cimba eorum corticea, quam homo

A ot Gt

nt mt ne

blables. »

Nous citerons encore, en 1524, le voyage d'un

« En 1509, sept sauvages, originaires de cette ile |

qu'on appelle le Nouveau-Mende, furent amenés à |

| Rouen avec leur barque. leurs vêtements et leurs (

L armes. [ls sont de couleur foncée, ont de grosses |

h lèvres; leur figure est couturée de stigmates; on l

ti dirait que des veines livides, qui partent de l'o- 1

| reille et aboutissent au menton, dessinent leurs j ‘a mächoires. [Ils n'ont jamais de barbe au visage ou ailleurs, sauf les cheveux et les sourcils. Ils portent une ceinture avec une espèce de bourse pour l cacher leurs parties honteuses. Ils parlent avec les

D lèvres. Ils n'ont aucune religion. Leur barque est | À À d'écorce : un seul homme peut avec ses mains la Lil porter sur l'épaule. IIS ont pour armes des arcs | 1] très étendus, dont la corde est faite de boyaux ou

| { de nerfs d'animaux. Leurs flèches sont en roseau, ik

| | et terminées par des pierres ou des arêtes de pois- ”

| 1! son. Ils mangent de la chair desséchée et boivent de |

1! | l’eau. Ils ne savent ce qu'est le vin, le pain ou l’ar- |

À gent. [ls marchent nus ou ; couverts de la peau d'a- |

| nimaux, ours, cerfs, veaux marins, et autres sem- l

una manu evehat in humeros. Arma eorum arcus lati, chordæ ex intestinis aut nervis animalium. Sagittæ cannæ saxo aut ossis piscis acuminatæ. Cibus eorum carnes tostæ, potus aqua, panis et vini et pecunarium nullus omnino usus. Nudi incedunt aut vestiti pellibus animalium, ursorum, cervorum, vitulorum marino-

— Per RÉ

| | rum et similium, »

ht | | | | {:

if k | $ | }

Page 1