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en la mer. Nous en vismes une qui dormoit sur le rivage, et allasmes vers elle avec nos barques pensans la prendre, mais aussitost qu’elle nous ouyt elle se jetla en mer. »
Au large, en face de l'ile Brion, se profilaient de magnifiques rochers que Cartier croyait appartenir au continent. Ge sont les rochers de l'archipel de la Madeleine. Poursuivi par son idée fixe de trouver un passage, et remarquant la force et l'impéluosité de la marée, il se crut arrivé à l'entrée si désirée et s'y engagea résolument, Ge n'était que le passage entre l'ile Brion et l'archipel de la Madeleine, mais Cartier écrivait sur son Journal de bord avec une
sincère émotion : « Je croy par ce que j'ay peu com-
prendre, qu'il y ait quelque passage entre la Terre- Neufve et la Terre de Brion; s’il estoit ainsi ce seroil pour raccourcir et le temps et le chemin pourveu que l'on peust trouver quelque perfection en ce voyage. » Ainsi que l’éerira plus tard Lescarbot, la perfection que cherchait Cartier eût été de trouver un passage pour aller de là vers l'Orient; mais, pas plus que Verrazano, pas plus que tous ceux qui, après lui, s'engagèrent dans cette voie, Cartier ne devait trouver le passage.
Il est vrai que cette recherche allait être l’occasion
de magnifiques découvertes.
En effet, après s'être dégagé du labyrinthe d'îles à travers lesquelles il cherchait vainement un détroit, Cartier, poursuivant sa marche dans la direction de