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trait avec soin tous les renseignements recueillis.
Le 2 octobre, les Français arrivèrent enfin près de Hochelaga. La vue des barques francaises avait excité l'étonnement et piqué la curiosité des indigènes, [ls étaient accourus, au nombre de plusieurs centaines, et, quand les Francais débarquèrent, ils leur firent un accueil empressé « aussi bon que jamais pere feist à enfant, menant joye merveilleuse. Car les hommes en une bande dansoyent. Les femmes d'aultre et les enfans de l’aultre : et apres ce nous apporterent force poisson et de leur pain faict de gros mil, qui gettoient dedans nos dictes barques, en sorte qu'il sembloit qu'il tombast de l'aer. Voyant ce, no tredict cappitaine descendit à terre avec plusieurs de ses gens. Et si tost qu'il fut descendu, se assemblerent tous sur luy et sur tous les autres, en faisant une chaire inestimable: et apporterent leurs enfans à brassées pour les faire toucher audict cappitaine et autres. » Ému par ces témoignages tout spontanés de bonne volonté, Cartier fit ranger et asseoir toutes les femmes et leur distribua des chapelets d’étain et autres menus objets. Il donna aussi des couteaux à une partie des hommes, puis il se retira à bord des barques pour souper et passer la nuit. Les indigènes restèrent sur les bords du fleuve, où ils allumèrent des feux de joie, et dansèrent toute la nuit en poussant des cris.
Le lendemain dimanche, de grand matin, Car-
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