PONS
(3) In., p. 114.
en
gr PET Mme he age: dns AL Ver 2 one dN 2 1 20 2 ee ct SIT UQ
e, Au Va un
la même année, Il n'avait rien remarqué de suspect. Il avait profité de son voyage pour explorer les as que côtes et les iles, el rapportait de précieux renseigne- 1e Carquatre se Ilat Paris
ments géographiques. C'est en effet à partir de 1542 que les cosmographes espagnols paraissent avoir des données précises sur la topographie canadienne. Quant au roi de Portugal qui avait déjà
mes, perdu plusieurs navires dans ces parages et relirigée | doutait les pirateries francaises, il déclina l'offre de F enduë | ls son puissant voisin (1). Cartier et Robervaleurent donc OMME 6 le champ libre pour tenter leur grande exploration.
ä& aux En Cinq navires, et non pas huit ou neuf comme tendu se l'avaient écrit les espions de l'Espagne, avaient Ë L parti été rassemblés à Saint-Malo pour conduire les ex- Ë
allait plorateurs et leurs auxiliaires. Cartier se rendit tout 1 « para de suite dans sa ville natale pour activer les pré-
M. ». (he paralifs, et en effet quand Roberval vint l'y rejoindre, | arles- | presque tout était achevé. L'artillerie seule faisait | fe une défaut, ainsi que les munitions nécessaires. Roberval,
saber qui croyait l'abondance nécessaire à sa dignité, prit que se le parti d'attendre quelques pièces de canon qu'il an [I faisait venir de Normandie et de Champagne, et d'é- | euve ; quiper deux autres navires à Honfleur (2). Sur ces | Ce: Te | re de L” (1) C. Duro, 4rca de Noé, p. 316.
nus (2) Cf. document cité par Joëon pes LoNGrais, p. 37. « Marc entos af Dupré, courtyer de banque de Lion, s'est présenté, et est venu C4 de pour bailler ung paquet de lettres au seigneur de Roberval. Il | se est informé que, huist jours et a plus que lediet seigneur est, il M, et ses gens, allé à Honnefleur. »
ra 14
Dean TR BL nc Sr RSS males
Se:
#3, ES 2 LEGER ere
21? ‘KS DÉCOUVREURS FRANCALS
entrefaites 11 recut à Saint-Malo des lettres du roi qui lui enjoignaient de mettre à la voile dès leur réception, sous peine d'encourir son déplaisir. Roberval qui ne pouvait se résoudre à laisser derrière lui son artillerie, se détermina à faire partir à l’avance Jacques Cartier en lui déléguant à Utre provisoire toute son autorité. Cartier se retrouvait de la sorte pour quelque temps chef suprème de l'expédilion, Gomme le vent était favorable, 1 mit à la voile avec ses cinq navires le 23 mai 1541. Roberval devait le suivre de près et reprendre alors ses fonelions de vice-roi (1).
Le voyage fut long et diflicile, car les vents changcrent presque au sortir du port et restèrent con- {raires, La traversée dura trois mois, el encore les navires furent-ils séparés les uns des autres, à l’exception de deux qui voguèrent toujours de conserve, celui que montait Cartier el un autre où se trouvait levicomte de Beaupré. La longueur du voyage amena une disette d'eau douce, et Cartier qui conduisait au Canada des animaux domestiqu se vit contraint, pour les conserver, de leur faire donner du cidre et autres breuvages.
(t) Cartier ne partit pas sans avoit rédigé son testament, à la date du 19 mai 1541, en faveur de sa femme. Ce document est cité par Joüon DES LONGRAIS p, 38-13. Trois jours avant son départ, le 23 mai, il intervenait dans une dispute entre deux voisins, le cordonnier Brillant et le trompette Pierre. On ne sait
comment se termina cette vulgaire « noise »; nous ne l'avons mentionnée que par scrupule d'exactitude.
du roi lès leur ir. Rolerrière ir à l’atre proivail de de l’exmit à la 541. Ro-
re alors
its chan- ‘ent concore les s, à l’ex-
‘onserve, » trouvait ue amena luisait au ‘ontraint, u cidre et
tament, à la >cument est vant son dée deux voi- On ne sait s ne l'avons
FRE" d à nfèe our 724 . agree dE
DE L'AwRIQUE DU NORD. 243
On prit terre au havre de Carpont, dans l'ile de Terre-Neuve, où on renouvela l'eau et les vivres frais. Comme Roberval n'était pas encore arrivé, Cartier mit de nouveau à la voile, et, le 23 août arriva au havre de Sainte-Croix, où, einq ans auparavant, il avait séjourné près de huit mois. Les sauvages, reconnaissant le pavillon francais, s'empressèrent de venir à bord dans plusieurs canots, dont l'un portait Agonna, le successeur intérimaire de Donnaconna. Comme il demandait des nouvelles de ce dernier, Cartier répondit qu'il était mort en France, mais il n'osa pas lui apprendre le décès des autres Canadiens, et se contenta de lui dire qu'ils étaient restés en France, où ils vivaient en grands seigneurs, el ne voulaient pas revenir. Agonna n° parul pas très affligé de ces nouvelles, car 1! demeurait par là le chef et seigneur de tout le pays. Il fit à Cartier de grandes démonstrations d'amitié, et Tui donna le bonnet de peau qui lui tenait lieu de couronne. Cartier le lui rendit, distribua quelques présents à ses femmes, puis, levant l'ancre, alla visiter, à quatre lieues de Sainte-Croix, une petite rivière et un port qu'il trouva plus commode pour ses vaisseaux que le précédent. Dès le lendemain 1} déchargea ses vivres et autres provisions, garda (rois navires el renvoya les deux autres en France avec Macé Jalobert son beau-frère et Étienne Noûüel son neveu, tous deux habiles pilotes, qui devaient annoncer au roi l'arrivée de Ja fotle au Canada, et en même lemps
Sr AS TT
lui apprendre que Roberval n'était pas encore ar-
rivé (1).
Le premier soin de Cartier fut de mettre à l'abri
| les provisions et les marchandises qu'il avait rap- A 1}
portées de France. Il fit donc remonter la rivière à ses trois navires, et en défendit l'entrée par un fort qu'il nomma Charlesbourg-Royal, sans doute en
| l'honneur de Charles d'Orléans, fils du roi, Comme
| ce fort était dominé par une montagne, il fit cons-
1 truire sur cette hauteur, auprès d’une belle fontaine,
| un second fort qui couvrit asile premier et com-
| manda la rivière. Enfin, comme il avait dessein d'é: tablir une colonie, conformément aux ordres du roi,
et que, sans parler des animaux domestiques, il | ÿ {A était pourvu de diverses espèces de semences, il vou- BA lut faire un premier essai de culture et employa à où préparer Ja terre vinet de ses travailleurs. Dans une seule journée ils labourèrent un arpent et demi, et
{A semeérent des choux, des navets et des laitues, qui,
en huit Jours sortirent de terre, Aussi bien le pays paraissait très fertile et fort agréable. Nous lisons dans la traduction de l'anglais Hackluyt qui inséra dans le troisième volume de sa collection la relation aujourd'hui perdue de Cartier : € Des deux côtés de la rivière, il v à de fort bonnes et belles terres,
(1) A cette première partie de l'expédition se rapporte la nouvelle de la mort de Thomas Fourmont, dit de la Bouille, Cf. sr document cité par Joüon pes LonNGrais (p, 50), relatif à la suc- f cession dudit Fourmont.
core ar-
à l'abri rait raprivière à run fort loute en
Comme fit consfontaine, et comsein d'ées du roi, iques, il 8, il vounploya à Dans une demi, et lues, qui,
à le pays us lisons ui inséra
relation eux côtés
es terres,
orte la noujouille, Cf.
if à la suc-
pleines d'aussi beaux et puissants arbres que l’on puisse voir au monde, et de diverses sortes, qui ont plus de dix brasses plus haut que les autres. De plus il y à grande quantité de chênes, les plus beaux que j'aie vus de ma vie, lesquels étaient tellement chargés de glands qu'il semblait qu'ils s’allaient rompre, En outre il v à de plus beaux érables, cèdres, bouleaux et autres sortes d'arbres, que lon n'en voit en France. Et proche de cette forêt, sur le côté sud, la terre est toute couverte de vignes que nous trouvämes chargées de grappes aussi noires que ronces, mais non pas aussi agréables que celles de France, par la raison qu'elles ne sont pas cultivées el parce qu'elles croissent naturellement sauvages, De plus il v a quantité d'aubépines qui ont les feuilles aussi larges que celles du chêne, et dont le fruit ressemble à celui du néflier. »
Un examen superliciel prouva également à Car- Lier l'existence de diverses mines et carrières : en premier lieu de l’ardoise noire et épaisse, de l’ocre
jaune, quelques feuilles d’or minces et légères et du
fer. « De l’autre côté de la montagne, lisons-nous dans la relation, se trouve une belle mine du meilleur fer qui soit au monde, et le sable sur lequel nous marchions est terre de mine parfaite, prête à mettre au fourneau. » Et plus loin : « Nous avons trouvé des pierres comme diamants, les plus beaux,
polis, et aussi merveilleusement taillés qu'il soil possible à homme de voir, et lorsque le soleil jette
, RTS ee
Qu vof GT ARR ou hamnsce. a rare pe IR ue ee su Nid 4
ses rayons sur ceux-ci, ils luisent comme si c’étaient étincell. de feu. » I semble pourtant que l'imagination de Cartier l'ait entrainé un peu loin, car on n'a jamais trouvé de diamants au Canada; on n'y rencontre que des agates, du Jaspe, des labradoriles, des hyacinthes, des améthystes, du jais et aussi quelques grains de rubis,
leureux de ces découvertes, d'un si bon augure pour le reste du voyage, Cartier voulut, en attendant Roberval, explorer le pays. IT fit apprèter deux barques, prit avec lui Martin de Paimpont avec d'autres gentilshommes et partit le 7 septembre. Il laissait en son absence la garde du fort et le commandement au vicomte de Beaupré. Son dessein, en remontant le fleuve, était de prendre connaissance des sauts qu'il faut franchir au-dessus de Hochelaga, et d'être de la sorte plus à même de pousser en avant, quand le printemps serait venu. Chemin faisant il s'arrêta au village de Hochelai, dont le cacique, lors du second voyage, lui avait témoigné de l'intérêt et donné d’utiles avis. Voulant Jui faire comprendre qu'il comptait toujours sur son amitié, Cartier lui laissa deux jeunes Français pour qu'ils apprissent la langue du pays, et lui fit présent d'un manteau de drap écarlate, tout garni de boutons jaunes et de petites clochettes. Cartier continua ensuite sa route, mais avec un vent si favorable que le 44 septembre il arrivait au premier saut du fleuve, au rapide qui paraît correspondre
c'étaient l’imagi- , Car On on n'y bradorict aussi
1 augure ttendant er deux nt avec mbre, Il le comdessein, connaisessus de même de ait venu.
lochelai, lui avait 18. Voutoujours Français et lui fit ut garni . Cartier nt si fapremier ‘spondre
à ce qu'on nomme aujourd'hui le courant Sainte- Marie. |
I! résolut donc de remonter le courant aussi loin que possible, mais ne prit avec lui qu'une seule barque avec un nombre de rameurs double du nombre ordinaire. Le fond du fleuve était rempli de gros rochers et le courant si impétueux qu'il leur fut impossible de passer outre : sur quoi Cartier fut d'avis d'aller par terre pour reconnaître l'étendue de Ja cascade. Bien accueilli par les Canadiens, il fut accompagné par eux Jusqu'à une deuxième cascade, celle qu'on nomme aujourd'hui les rapides de Ja Chine, Fort étonné de l'impétuosité du courant el de la fréquence des chutes, Cartier, demanda aux Canadiens s'il avait encore d’autres cascades à franchir avant d'arriver à Saguenay. Ceux-ci lui répondirent qu'il y avait un troisième saut à franchir. Pour se faire comprendre, ils plaçaient de petits bâtons par terre, qui indiquaient les rives du fleuve, et d’autres en travers pour représenter les sauts. Comme la journée était fort avancée, et que Cartier: et les siens n'avaient pas pris de nourriture, ils retournèrent à leurs barques, et furent étonnés de les voir entourées par plusieurs centaines d'indigènes, qui les accueillirent il est vrai par des acclamations de joie, mais qui en réalité, comme on le sut plus tard, ne cherchaient déjà qu'une occasion pour les massacrer.
Le premier symptôme de cette désaffection des
indigènes fut donné par le cacique de Hochelai qui jusqu'alors avait si bien reçu nos compatriotes. Au lieu d'attendre Cartier, comme il le lui avait promis, il s'était rendu secrètement à Stadaconé pour délibérer avec le chef de cette bourgade sur ce qu'ils pourraient entreprendre contre les étrangers. Carlier, fort inquiet de son absence et commencant à comprendre leurs secrets desseins, renonca à visiter Hochelaga, et précipita sa marche vers Charlesbourg-Roval. Depuis quelques jours les sauvages ne paraissaient plus aux environs du fort pour vendre du poisson et du gibier, et à Stadaconé se formait une véritable armée de Canadiens. Cartier fit aussitôt mettre les deux forts en état de défense et attendit les événements.
Que s'était-il donc passé depuis le débarquement des Francais, et pourquoi les Canadiens, d’abord si empressés, si prévenants, devenaient-ils du jour au lendemain nos ennemis? L’'enlèvement de Donnaconna les avait déjà fort excités : la nouvelle de sa mort et l'absence de ses compagnons les remplit de défiance, car tous les chefs redoutaient d'être enlevés à leur tour pour être transportés en France. Aussi résolurent-ils de profiter du petit nombre des étrangers pour Îles jeter à la mer. Par malheur la relation de Cartier se trouve ici interrompue. Nous
mo op
ignorons les détails qu'il donnait sur le reste de son séjour depuis la fin de septembre 1541 jusqu'au commencement de mai 1542. [l'est probable qu'il v
Te gp Sn ge or DRE LE D
>chelai qui lriotes. Au ait promis, pour délir ce qu'ils gers. Carmencant à a à visiter s Charlesuvages ne vendre du Jrmait une
et attendit
arquement d'abord si du jour au de Donnavelle de sa remplit de ‘être enlen France.
ombre des dalheur la pue. Nous ste de son
jusqu'au ble qu'il y
it aussitôt
eut entre nos compatriotes et nos Canadiens de nombreuses escarmouches, et que le nombre finit par l'emporter sur la vaillance, car Cartier se décida à revenir en France, abandonnant et Charleshourg- Royal et la petite colonie française. Pourtant nous n'avançons ici qu'une hypothèse que rien autre ne justifie que le caractère bien connu de Cartier, sa vaillance, sa fermeté, et l'amour-propre bien naturel à un chef d'expédition et à un fondateur de colonie, qui lui impose comme un devoir de rester jusqu'à la dernière extrémité au poste qu'on lui à confié. Si donc Cartier renonca à se maintenir au Canada, il est bien probable que ce ne fût que contraint et forcé.
Pendant ce temps que devenait Roberval, et pourquoi ne rejoignait-il pas son lieutenant? Roberval avait grand'peine à recruter ses équipages. Même parmi les condamnés bien peu se souciaient d’échanger les incommodités de leur prison contre la probabilité d'une mort prochaine au Canada. En vain son lieutenant de Senneterre parcourait-il les geôles du royaume. Ses promesses ne décidaient personne, Roberval lui-même était obligé de s'oceuper de ce pénible recrutement. On à conservé un document en date du 4% mars 15/2, qui le montre comparaissant à cette époque devant le parlement de Rouen afin de réclamer certains criminels, qui devaient faire partie de l'expédition. On a conservé dans les archives du Parlement de Rouen une lettre
Re
du chancelier Poyet en date du 10 juillet 41541 où il est dit « que le roi trouvait bien estrange que ledit Roberval n'estoit encore parti ». Enfin il réussit à rassembler ses équipages, et d'après la relation de Hackluyt partit de la Rochelle le 16 avril 1542 (1), Il avait trois grands vaisseaux et menait avec lui environ deux cents eolons, hommes, femmes ou enfants. Il avait pour pilote Jean Alfonse surnommé le Saintongeois, pour lieutenant de Senneterre et pour enseigne de Guinecour. Roberval avait écrit la relation détaillée de ee voyage; elle est aujourd'hui perdue, On ne la connaît que par quelques extraits insérés dans le Recueil de Hackluyt, et par l'analyse de Lescarbot dans son Histoire de la Nouvelle-France. Quant au pilote en chef de l’expédition, Jean Alfonse, on à de lui les Voyages aventureuæ, mais avec {très peu de renseignements sur l'expédition de Roberval.
Assailli par des vents contraires qui le forcèrent de relächer à Belle-fsle à l'embouchure de la Loire, Roberval reprit la mer et le 8 juin mouilla dans la rade de Saint-Jean, à Terre-Neuve. Il y trouvait dix-sept navires de pêche, ce qui prouve que les
(1) Une lettre datée de Honfleur (18 août 1542) semble établir que Roberval aurait retardé son départ jusqu'à cette époque, et que Honfleur et non pas la Rochelle aurait été le port de départ; mais il est probable que la date est controuvée, et qu'il faut lire 1541 et non 1542. Si Roberval se trouvait à Honfleur en avril 1541, il y avait sans doute été appelé par les difficultés du recrutement de ses équipages.
41 où il que ledit "éussit à ion de )42 (1), it avec femmes Alfonse le Sen- )berval »: elle 16 par kluyt, re de e l’exoyages ments
‘èrent -oire, dans uvait e les
tablir oque, e déqu'il fleur ‘ultés