LES
le pays. Lequel avoit esté pmierement descouvert par laques Cartier demeurant à Sainct-Malo. Et pour ce queilz na esté possible (avec les gentz dudict pays) faire trafique, à raison de leur austérité, intemperance dudict pays et petit profit, sont retournez en France espérant y retourner quand il plaira au Roy. »
Les voyages de Cartier et de Roberval furent donc connus en France presque aussitôt après leur exécution, et les trois documents géographiques que nous venons d'analyser démontrent que la connaissance des terres nouvelles se répandit assez vite.
Il est encore un ouvrage, inédit en partie, et qui se trouve à la bibliothèque nationale de Paris, où sont décrits avec force détails le Canada et terres adjacentes. C'est un manuscrit composé de 1546 à 1547 par Jehan Mallart, et qui est intitulé : Premier livre de la description de tous les portz de mer de l'univers. Avecques sommaire mention des conditions différentes des peuples et adresse pour le rang des vents propres à naviguer. Jehan Mallart, que l’on connaît encore sous le nom de Mallard ou Maillard, avait entendu parler de Cartier. Ille cite dans ses vers, car ce manuscrit est un poëme :
Par bons pillotes qui scavent les hauteurs Comme ceulx-ey tres bons navigateurs laques Cartier, Crignon, ou par soir,
Ou aultres gens experts au faict marin ;...…
a à Dre di ddl e: Has AT 2e Cri DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 267 erl * Il ne fait pourtant aucune allusion aux récentes Et découvertes, mais il décrit les pays nouvellement liCt visités, ce qui prouve qu'il connaissait sinon les in- relations de Cartier, au moins les Voyages aventuur- reux d'Alfonse le Saintongeois. Il est difficile de ira composer des vers moins harmonieux et plus pédantesques, mais ce poème est utile à consulter à cause onc des indications. Voici les principaux passages relaex É- tifs à l'Amérique du Nord.
que son- ‘ Les gens icy habitans en ces lieux ssez | De Labrador sont couvers et vestuz De peaulx, et sont sus terre leurs maisons.
à La terre est froide et pleine de glaçons, 1 Se De pins couverte, et d'aultres boys en place sont Ny en a point. La coste pour la glace dja- Est dangereuse et disles mesmement.
w } LES OX FO DONS JAN VIE 22 WE SU AR .
1547 En terre neufve a de bons ports et hables, livre Meilleurs deurope et fort belles rivieres, vers Grant pescherie et choses admyrables ;
6 Pleine est de pins et boys sur les lisieres. entes La coste gist jusques au cap de Ratz.
Dpres Au nord et su les gens de corps et bracz, core Ils sont fort grands et tirent sur le noir, endu Gents bestiaulx qui nont foy ny espoir,
Et rien qui soit, mais sont mauvais ruraulx.
IF, ce En ceste coste a disles et isleaux
Un grand nombre, et Tabayos se disent.
Les gens icy ont des fruicts qui produisent.
Tant seulement leur vie et de poissons,
De chair aussi sans en faire cuyssons,
Ainsi quung chien ilz vivent en fa sorte, MA TMIART Le Je veulx
pe dde mit lo ‘ « D ee tip Alan 400 AN à Dan ee mme Qu 0 AL, ,