‹ Les découvreurs français du XIVe au XVIe siècle [microforme]Chapitre 8 sur 61 · LES DÉCOUVREURS FRE£NCAIS · texte numérisé non relu

LES DÉCOUVREURS FRE£NCAIS

par ses eaux (1)? Lors du procès qui s'éleva après la mort de Colomb entre son fils Diego et la couronne de Castille, dix témoins déposerent dans l'instruction que l'amiral demandait à Pinçon si lon était en bonne voie, et que Pincon avait toujours répondu négativement jusqu'à ce qu'on eût pris la direction du sud-ouest, Colomb marchait en homme qui n’a fait que rêver ce qu'il exécute (2), et Pincon comme S'il cherchait un chemin autrefois parcouru par fui. I était si convaincu, si sûr de lui-même, que Colomb finit par l'écouter. Quelques jours plus tard on touchait à San Salvador.

Alonzo Pincon était done un associé plutôt qu'un subordonné. Le 6 octobre, quand les équipages découragés demandèrent à grands cris le retour, et que Colomb assembla les capitaines à son bord afin de prendre une détermination décisive, ee fut Alonzo Pincon qui prit la parole et raffermit les esprits ébranlés. IV avait dans cette ferme volonté de conserver la même direction autre chose qu'un effet de pur hasard et d'heureux entêtement. Cette affirma-

Lion répéte ‘e découvrir la terre ne reposait Lus

(1) Journal de bord de Colomb, 8 et 12 août, 18 et 25 sept., 6, 11, 17 19 octobre, etc.

(2) Journal de Colomb : « On quitta la route de l'ouest pour prendre celle du sud-ouest, du eèté de cette terre que l'on croyait êire à vingt-cinq lieues, » — « Martin Alonzo Pincon exprima l'avis qu'il valait mieux naviguer au quart de l'ouest, dans la direction du sud-ouest : avant tout il fallait, dit-il, arriver à la terre ferme d'Asie ; on verrait les îles ensuite, »

Page 1