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rie est qu’elle laisse de côté la pathologie du droit iriterne. En effet, si l’on peut concevoir, jusqu’à un certain point, la possibilité de lésion du droit externe lors
de l’accouchement, il n’en est pas de même pour le droit
interne. Des lésions de ce muscle, bien protégé, s’accom-. pagneraient inévitablement de lésions importantes du
squelette orbitaire et des -tissus voisins. Or, chez les
malades présentant des lésions nettes du droit interne,
on ne trouve aucune trace d’un traumatisme ancien. Enfin Gifford communique un cas d'absence congénitale de l’abduction avec rétraction gauche chez un sujet qui avait été mis au monde par une opération césarienne, sans qu’il y ait eu la moindre compression de la tête. Sans vouloir dire que l’accouchement ne peut jamais produire ce syndrome, nous croyons cependant que cette étiologie doit être rejetée dans la plupart des cas.
L'influence de l’hérédité semble aussi loin: d’être démontrée, malgré quelques faits assez troublants. Les cas de Wolff sont certainement, à ce sujet, les plus intéressanis : cet auteur a vu trois enfants de la même famille atteints de rétraction congénitale. Endelmann, Varèse, Gifford ont décrit également des faits de ce genre. Cependant d'habitude les cas sont isolés et les frères et sœurs du malade ne sont pas atteints de cette malformation.
On a songé également à une origine nerveuse et, l’on a voulu expliquer ce syndrome par une lésion de la sixième paire ou de son noyau, en effet, le muscle droit externe est seul innervé par la sixième paire. Nous
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avons déjà vu que, très souvent, le droit interne parti-
cipe aussi à ce syndrome. De plus, les paralysies nucléaires congénitales du nerf moteur oculaire externe ne s’accompagnent pas en général de rétraction, mais assez souvent d’une paralysie faciale uni ou bilatérale. Celle-ci fait par contre défaut dans les paralysies congénitales avec rétraction.
Nous pensons que les cas d’insertions vicieuses doivent être considérés comme des anomalies congénitales - de développement, dont la cause nous échappe encore ‘: à l’heure actuelle. Mais, lorsqu'il existe des formations fibreuses périmusculaires avec existence d’adhérences, l'origine inflammatoire doit être soupçonnée. Les lésions consialées pourraient être alors considérées comme le reliquat d’un petit foyer infectieux orbitaire. Cette étiologie paraissait évidente chez unitalien opéré par M. Dupuy-Dutemps. La transformation fibreuse du muscle serait due à une myosite scléreuse intra-utérine. D'ailleurs, des lésions analogues ont pu être rencontrées sur d’autres muscles, le sterno-cléido-mastoïdien, par exemple, dans le torticolis congénital. Ici aussi on retrouve la même formation de tissus fibreux aux dépens du tissu musculaire, dont les fibres sont très raréfiées ou même ont complètement disparu. L'existence d’adhérence fibreuse périmusculaire et la rétraction du muscle complètent l’analogie.