‹ Les défauts congénitaux des mouvements de latéralité du globe oculaire avec rétraction " Syndrome de Sterling"Chapitre 8 sur 22 · Dans le regard en face · texte numérisé non relu

Dans le regard en face

La position des yeux est différente suivant les cas...

Les axes des yeux peuvent être parallèles, il n’y a pas de sirabisme. Nous avons trouvé cette absence de Strabisme en position primaire dans 20 observations.

Les 32 autres malades présentaient un strabisme plus ou moins accentué: 22 un strabisme convergent, : 10 un strabisme divergent.

Le strabisme divergent est en général peu accentué, mais il est intéressant, car il est accompagné généralement d’une adduction nulle ou très limitée et de mouvements passifs d’adduction impossibles ou très difficiles. Ces symptômes sont l’extériorisation de la rétraction et du manque d’élasticité du droit externe.

Un symptôme qui est également une conséquence du

strabisme, qu'il soit convergent ou divergent, c’est la position vicieuse de la tête. Il s’agit de malades, dont l’œil atleint a conservé une certaine acuité et qui s'efforcent de faire disparaître leur diplopie par une rotation appropriée de la tête. Cet aspect de torticolis a été signalé par plusieurs auteurs, Wolff et Lagleyze en particulier. Son importance dans l'étude de cette affection est toute secondaire d’ailleurs.

L’énophtalmie peut exister déjà dans,.la position primaire (un quart des cas environ), elle est accompagnée d’une diminution de l'ouverture de la fente palpébrale. Comme nous l'avons déjà vu, elle s’accentuera dans l’adduction. Il est à noter que les cas présentant ure énophtalmie et une diminution de la fente palpébrale dans la position primaire ont une adduction absolu:

ment nulle. Très souvent on trouve une adduction elle aussi assez limitée et des mouvements passifs très réduits.

2 Dans l’abduction.

Nous avons vu que, dans les cas typiques, l’'abduction fait complètement défaut, c’est ce qu’on trouve en effet dans la majorité des observations. Dans certains cas cependant il éxiste une ébauche d’abduction, le globe se portant légèrement en dehors. Nous avons même vu un malade, dont nous donnons plus loin l’observation,présenter une abduction à peu près normale. L’adduction par contre faisait totalement défaut. Les efforts pour porter l’œilen dedans s’accompagnaient comme dans les autres cas d’énophtalmie et de fermeture des paupières. à

S'il existe de l’énophtalmie et une diminution de la: fente palpébrale dans la position primaire,on voit cellesci disparaître lors des efforts d’abduction. Une très légère protusion du globe dans cette position a même été signalée plusieurs fois. Des secousses nystagmiformes, une déviation vers le haut ou vers le bas ontété également notées chez l’un ou l’autre malade.

3° Dans l’adduction.

L’abduction n’est pas la seule fonction atteinte. L’amplitude de l’adduction peut être normale (M. L. Dupuy- Dutemps, Turk, Mac Lehose, Knapp). Cependant dans la majorité des cas elle est plus ou moins limitée. A peine ébauchée comme dans les ‘observations de Barb,

me d'Inouye, de Nettleship, elle peut même faire complètement défaut. On a alors un manque total des mouvements de latéralité.

Assez fréquemment aussi, on a noté une déviation du globe vers le haut ou vers le bas pendant l’adduction. Ce mouvement est vraisembablement dû à l’action compensatrice du droit supérieur ou du droit inférieur, qui, on le sait, ont une légère action adductrice.

Certains malades présentent en outre une limitation des mouvements d’élévation et d’abaissement du globe. On peut avoir une simple limitation des mouvements dans tous les sens comme dans l'observation de Braunschweig. Si cette réduction des mouvements est encore plus accentuée, on arrive presque à un véritable blocage de l’œil, comme chez le malade de Heuck, etcomme chez un italien vu par M. Dupuy-Dutemps. Les mouvements étaient extrèmement réduits dans tous les sens. etchaquetentative de mouvement un peu énergique produisait une rétraction du globe ;

4° Mouvements passifs. Nousconnaissons déjà les variations que l’on peut rencontrer dans cette recherche, nous n’y reviendrons donc pas. |

En résumé cette affection présente un certain nombre de symptômes, qui donnent une image clinique bien caractéristique. Sur ce fond commun viennent se greffer des variations qui donnent à chaque observation sa physionomie particulière. Nous allons retrouver dans l'étude de l’anatomie pathologique ce même fond commun et ces mêmes variations,

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