‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 100 sur 261 · GLANDES SALIVAIRES ET GLANDES INTERNES · texte numérisé non relu

GLANDES SALIVAIRES ET GLANDES INTERNES

On ne saurait, d’ailleurs, se prononcer dans la question de la scarlatine, attendu qu’on ignore la nature de l'agent pathogène. S’agit-il d’une bactérie, d’une coccidic, d'un protozoaire, ou, au contraire, d’un de ces êtres placés à la limite de la visibilité, plus ou moins voisins de celui de la péripneumonie ou de celui do la fièvre aphteuse? Adhuc stib jadice Us est!

Quoi qu’il en soit, il est certain que ces désordres considérables, que ces accès de lièA're intense, que ces perturbations nerveuses, que ces convulsions, que ces délires, etc., caractéristiques des amygdalites même les plus banales au point de vue des parasites, il est certain que ces accidents 11e dépendent pas de l’augmentation des oxydations dans une zone très restreinte, dans un parenchyme de dignité physiologique si inférieure que sa suppression est dépourvue d'inconvénients! De toute nécessité, il faut invoquer d’autres processus, en particulier la genèse de toxines qui se répandent dans le sang.

On décèle dans la salive des diastases ; la ptyaline est une des plus connues ; on trouve egalement non pas des oxydases, du moins comme on le croit, mais des ferments oxydants indirects, des pseudo-oxydases.

Par ces principes ou par d'autres éléments, cette sécrétion agit-elle sur la nutrition, sur les échanges? Schaffer, Moore ont résolu cette question par la négative ; ils n’ont enregistré aucune modification dans les plasmas, dans les tissus, lorsqu’on supprime l’action des parotides ou des sous-maxillaires.

La physiologie comparée apporte une autre réponse. Phisalix a vu, chez des ophidiens, telles glandes péribuecales déverser dans la circulation soit des principes venimeux, soit au contraire des composés protecteurs, permettant de résister à quelques-uns de ces principes

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