AMYGDALES; FONCTIONS. — MOELLE OSSEUSE; GANGLIONS
pressionnés, la salive, d’après Noeard et Roux, devient contagieuse : il y a là encore une façon d’élimination.
Si on interroge les physiologistes sur les fonctions des amygdales, leurs réponses sont assez, vagues; ils classent ces viscères au nombre des organes hématopoïétiques, sans leur attribuer, cependant, un rôle capital, car leur ablation est absolument compatible avec la vie. Leur développement si bien étudié par Retterer, leur structure, plus encore que leur hypertrophie au cours de la leucocythémie, d’une foule d’états, militent en faveur de cette opinion.
En pathologie, leur rôle est soumis à conlroverse; les médecins anglais, en particulier, estiment que c’est là une porte ouverte à la maladie; ils enseignent, par exemple, que c’est par cette zone que pénètre la scarlatine — Rergé a repris cette conception; pour lui, l’agent pathogène, un streptocoque spécial, se hxe à ce niveau, fabriquant en ce point des toxines génératrices d’éry thème, de troubles nerveux, d’hyperthermie, d’albuminurie, de néphrite, etc. — Quant à considérer, d’une façon générale, ces organes à titre d’amas lymphoïdes, permettant aux germes spécifiques de pénétrer dans les vaisseaux : c’est là une opinion qui réclame des preuves. Pourtant il est fréquent d’enregistrer des poussées angineuses à l’origine d’une foule d’infections, particulièrement au début des maladies rhumatismales : ces modifications rappellent celles de la moelle osseuse ou des ganglions, tissus étudiés par Trambusti, Roger et Josué, par Bezançon etLabbé, etc.
A coup sûr, dans ces mailles, dans ces alvéoles lymphatiques, les bactéries vivent assez facilement; mais, le mucus, les phagocytes si nombreux, si actifs dans ce territoire, d’après Rüffer, constituent d’indéniables défenses.