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RAPPORTS DES ÉTATS PHYSIOLOGIQUE ET PATHOLOGIQUE

survient, cet envahissement commence, avant même <[ue les conditions de l’état statique des plasmas aient eu le temps de se modifier profondément ;* ce phénomène, par sa rapidité, est propre à mettre en lumière l’importance de l’influx nerveux, des processus dynamiques.

Un être vivant est, comme un appareil mécanique, construit de façon à fournir une carrière déterminée ; si les agents nuisibles, capables d’agir avec une énergie excessive, ne l’atteignent pas, on ne voit survenir aucune altération; la fin est le résultat de l’usure qui accompagne fatalement une mise enjeu longtemps prolongée. Quand, chemin faisant, cet être se heurte à des obstacles de moyenne intensité, il les surmonte, grâce aux éléments de résistance dont il dispose.

Plus on étudie les relations de l’état physiologique et de l’état pathologique, plus on s’aperçoit de leur pénétration pour ainsi dire réciproque. Il n’est pas le plus souvent nécessaire d’aller chercher au loin l’élément morbifique; cet élément est à proximité; il s’introduit à l’instant où fléchit la vigilance de l’organisme, à l’heure où l’une des défenses qui le protègent contre les agents physiques, chimiques, infectieux, se laisse mettre en défaut.

La situation de l’homme dans la série des êtres, sa supériorité le dispensent de ces modalités de protection, en quelque sorte grossières, qu’exigent la faiblesse, la lutte pour la vie, plutôt que le souci d’éviter les maladies. — Il n’a que faire, par exemple, des carapaces, des cuirasses des Mollusques, des Lamellibranches, des Gastéropodes, des Crustacés, etc. ; il n’a nul besoin de répandre autour de lui le liquide noir des Céphalopodes, des Poulpes, des Seiches, do se . dissimuler grâce à l’homochromie, au mimétisme; il n’est pas condamné à échapper aux atteintes venues de l’extérieur, en usant

to INTELLIGENCE, SENS, SENSIBILITÉ ET DÉFENSE ORGANIQUE.

des procédés de mérotomie, d’autotomie, en utilisant des armes comparables aux aiguillons de quelques insectes, en ayant recours aux décharges électriques de la Torpille, des Gymnotes, en mettant en jeu des sécrétions repoussantes, des principes toxiques, de véritables venins, etc.

Par son instinct, par son intelligence, par son éducation, par la délicatesse de ses sens, l'homme supplée à ce manque relatif de défenses mécaniques ou chimiques, assez puissantes; ces défenses, dirigées surtout contre les attaques du dehors, contre les agents physiques, sont véritablement merveilleuses au point de vue de leur adaptation aux conditions d’existence des êtres qui les portent.

Cette intelligence permet de prévoir, de distinguer le danger; l’ouïe, la vue font éviter les obstacles matériels, les chutes, les contusions, les blessures qu'un aveugle subit en se heurtant à des instruments piquants ou tranchants ; la gustation, l’odorat aident surtout à déceler des produits offensifs que le dégoût, si ces produits ont pénétré, conduit à rejeter.

Que de lésions n’écartent pas nos sensibilités s'exerçant par voie directe ou réllexe ! Il est aisé d’en juger par les désordres que provoquent leur atténuation, plus encore leur disparition. Le syringomyélique s’appuie suides plaques brûlantes, détériorant à son insu par la chaleur les couches cutanées; l’anesthésie de la conjonctive, celle de la muqueuse pharyngée, chez le paralytique général, laissent le globe oculaire ou la trachée à la merci des corps étrangers.

C’est sous l'influence d’une excitation réflexe que nous rejetons à l’extérieur, à la suite des quintes de toux, d’éternuement, le contenu nuisible des voies respiratoires obstruées par d’abondantes sécrétions puriformes; l’en-

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