DÉFENSES SUPPRIMÉES : DÉSORDRES SECONDAIRES
' une culture sont réunies. Il 11e faut donc pas s’étonner de voir Vignal, Bienstock, Uffelman, Abelous, Lapitan, : Morau, etc., rencontrer une infinité d’espèces, les bacilles vert fluorescent, pyocyanique, subtil, amylobacter, le bacille du côlon, les ferments butyrique, acétique, le vibrion rugula, des staphylocoques, des J streptocoques, des pneumocoques; puis, à côté de ces bactériacées, on isole une série d’agents désignés sous les noms de sarcines, levures, coccidies, protozooaires, mucorinées, champignons divers.
Chose curieuse ! I1CI en déficit permet aux germes de pulluler, et de cette pullulation naissent des acides secondaires, acides de la série grasse, acides à fonction alcool. Ces corps irritent la muqueuse, contribuent à déterminer des crises douloureuses de gastralgie, sans parler de leur influence à distance sur le tissu osseux.
Voilà, pour une part seulement, à quels désordres conduit la disparition des défenses gastriques, disparition malheureusement assez commune, car l’estomac subit les atteintes d’une foule de causes.
Les poisons externes, des aliments défectueux, un régime mal réglé, des accidents d’auto-intoxication, conséquences des diathèses, de la goutte, du diabète ou des lésions viscérales du rein, du foie, de la peau, du cœur, etc., détériorent ces parois gastriques. Le plus ordinairement, les processus vont de la surface aux couches profondes; quelquefois la marche est inverse; dans l’urémie, par exemple, il se fait de véritables décharges dans cette cavité. — A ce point de vue, on peut même dire que l’estomac concourt à la défense en tant qu’organe d’élimination, d’autant plus que dans d’autres intoxications on retrouve cette modalité d’émonction; Prévost et Binet, en particulier, ont établi