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TOXICITÉ DU CONTENU GASTRIQUE

termes, soit chez des infectés non bacillaires avec cette tuberculine. On croit à un carcinome, et l'autopsie prouve que cette masse est formée par des ganglions tuberculeux agglomérés; ces adénites, déterminées par une infection partie d’ulcérations bacillaires du caecum, se poursuivaient dans le thorax, le long du cou.

Cette observation se rattache à la curieuse histoire des faux cancers gastriques ; des plaques de péritonite, des scléroses des parois, des nodosités de viscères voisins, une déchéance consécutive à une élaboration vicieuse de la matière, une dyscrasie marquée accompagnée parfois d’ascite, d’albuminurie, une série de phénomènes facilitent l’erreur, la croyance à une alTcction hépatique, rénale, cardiaque, pulmonaire, à une anémie pernicieuse, etc.

Cette erreur dépend, en partie, de la cachexie qu’engendre la résorption des composés toxiques formés dans un estomac qui, privé de ses défenses, laisse se développer et les germes vivants et les poisons.

D’ailleurs, normalement le suc gastrique injecté à un animal exerce une action nuisible soit qu'on l’utilise dans son ensemble, soit qu’on injecte à part chacun de ses éléments; pour tuer un kilogramme de matière vivante, il faut 0,4 de IIC1 en solution physiologique ou 0,9 de pepsine, d’après Edelberg, Bergmann, Hildebrandt ; on doit atteindre 4 à 5 grammes pour l'acide lactique au dixième; Hlava a vu cette pepsine provoquer des hémorragies, des pancréatites, des digestions de parenchyme, processus que Carnot a étudiés avec soin.

Quant à l’influence des peptones signalée parHofmeister, Pœhl, Kühne, Chittenden, Henninger, Neumeister, Maixner, etc., elle est remise en question; Fiquet soutient que cette toxicité, qui permet de tuer 1000 grammes avec 1,50 ou 2 de ces peptones, est attribuable à des

POISONS VAHIËS : acides; alcaloïdes, etc.

impuretés; ces impuretés dérivent de ce que dans la fabrication de ces substances, on a poussé un peu loin les opérations, jusqu’aux amides, jusqua la leucine, jusqu à la tyrosine, etc.

Quoi qu'il en soit, le suc gastrique est toxique ; sa toxicité augmente sous mille influences ; chez les épileptiques, en particulier, d’après Agostini, il détermine aisément dos phénomènes comateux, comme le fait la salive du chien à la dose de o ou fl centimètres cubes, suivant Marcantonio; ces propriétés sont intéressantes à constater pour qui sait les synergies fonctionnelles salivaires et gastriques. De même il est curieux de rappeler, au point de vue du jeu des glandes cutanées ou muqueuses dans la défense par élimination, que la sueur des individus frappés de mal comitial détermine, à en croire Cabitto, des accidents graves que nous n’avons pas, à vrai dire, constatés en totalité devant vous, Mavrojanis et moi.

En dehors des poisons pour ainsi dire normaux, on trouve, dans ces estomacs livrés sans défense aux agents morbifiques, une série de composés nuisibles. Pour leur part Cassaët et Benech ont isolé une substance brune peu soluble dans l’eau ou dans l’alcool amylique, du reste peu active; ils ont retiré un second produit incolore, que cette eau, que cet alcool savent dissoudre, que le charbon ne fixe pas ; générateur de coma aussi bien que de salivation, ce produit se révèle poison diastolique, vasodilatateur, producteur de tétanie, do spasmes périphériques; ces auteurs ont encore découvert un troisième élément jaune, détruit par la chaleur, également dissous par l’eau ou l'alcool, mais insoluble dans l’éther ou le chloroforme ; cet élément détermine des convulsions, de la mydriase, de l'exophtalmie, de la vaso-constriction, la mort en systole.

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