‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 130 sur 261 · TOXICITÉ DE LA BILE : PROTECTIONS VARIÉES · texte numérisé non relu

TOXICITÉ DE LA BILE : PROTECTIONS VARIÉES

Néanmoins, les principes toxiques ne font pas défaut dans l’étendue du conduit alimentaire; en dehors des composés issus des glandes do Lieberkühn, la bile introduit sa part. Vous avez vu qu’il suffit d’injecter dans les veines 4 à 5 centimètres cubes de ce liquide dilué à 50 p. 100 pour tuer un kilogramme de matière vivante ; vous avez vu également que la décoloration sur le charbon diminue de moitié environ cetto influence, que l’utilisation de la bilirubine, d’après Bouchard et Tapret, la révèle très offensive, qu’il en est de même des sels, des acides biliaires, comme l’ont soutenu von Dusch, Bamberger, Frericbs, Yulpian, Deidier, Opert, Kühn ; vous avez vu, enfin, dans cette série d’expériences, la bile du cobaye à peine teintée apparaître beaucoup moins active que celle du bœuf, par exemple, dont les pigments sont abondants.

Heureusement, une partie de cette bile est reprise par la circulation qui la ramène au foie ; une autre partie se précipite, devient insoluble; le mouvement d’expulsion s’associe à ces deux procédés pour protéger l’économie contre de tels éléments !

L’intestin contient d’autres produits, qui sous la dénomination de fèces ont des origines alimentaires, fermentatives ou glandulaires, assez complexes. Ces fèces comportent des substances solubles dans l’alcool et d’autres que l’eau entraine ; c’est surtout l’extrait alcoolique qui se montre offensif: les différences sont considérables, dans la proportion des 3/4. Là encore la précipitation, le durcissement, en supprimant, en rendant l’absorption difficile, contribuent à défendre l’économie contre des poisons éminemment actifs, éminemment convulsivants.

Ces propriétés, aussi bien que la composition de ce contenu intestinal, varient suivant une foule de circons-

Page 1