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MATIÈRES PUTRIDES : LEURS CARACTÈRES, ETC

tances, telles que l’état de la muqueuse, des glandes, des sécrétions, du système nerveux, suivant aussi le tempérament, la constitution, les aliments, le régime, etc., etc. Parfois, les fermentations secondaires, les putréfactions prennent une importance notable ; dans ces conditions, on voit se former des poisons putrides, dont la nature est des plus variables.

Gaspard, en 1822, fournit les premiers renseignements précis sur ces composés, (ouvres de ces putréfactions qui se réalisent à l’air libre ou en vases clos. Panum, dans un mémoire demeuré classique, établit que parmi ces matières les unes sont solubles dans l’alcool, les autres dans l’eau : ce sont les plus abondantes, les plus actives. Puis, on reconnaît que la chaleur détruit quelques-uns de ces corps, tandis que d’autres sont respectés ; Ilenner avec lui Schweninger s’attache à préciser ces distinctions, à analyser les conditions de solubilité et d’insolubilité ; Ililler se préoccupe de l'influence des filtrations ; il prouve qu’une partie des principes se trouve retenue.

On ne savait pas clairement à cette époque comment ces filtres pouvaient agir ; Chauveau n’avait pas encore réalisé ses mémorables expériences sur les virus de la clavelée, de la variole, de la morve, qui devaient le conduire à proclamer que ces virus sont des corps solides, qu’ils ne sont ni liquides, ni gazeux, donnée capitale pour l’époque!

Avec Bergmann et Schmiedberg un progrès considérable est réalisé; le poison putride qu’ils étudient supporte une série de manipulations ; combiné aux acides chlorhydrique, sulfurique, il forme des sulfates, des chlorhydrates; il précipite par l’acétate de plomb, par le nitrate de mercure; il est mis en liberté par l’hydrogène sulfuré; ce poison, qui n’est autre que la fameuse sepsine, tue à

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