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PRODUITS CADAVÉRIQUES. — LES PTOMAÏNES. ICI

la dose de 0,1, en provoquant des vomissements, de l’ entérite, des ecchymoses, des hémorragies, etc. ; ces accidents varient suivant les quantités, les portes d’entrée, la nature du produit, l’organisme intoxiqué, etc. ; une série d’auteurs, Petersen, Brebm, Leuret, Raison, Virchow, Biliroth, Dupuis, Schmidt, etc., analysant ces diverses propriétés, reconnurent en particulier que la sepsine n’est pas constante ; Fischer ne parvint pas à la découvrir dans du pus. Dès lors, à côté des produits alcaloïdiques cristallisant, supportant la chaleur, dialysant, apparaissent des albumoses toxiques. — Vers cette même époque, on s’aperçut que le temps, l’aération atténuent certaines toxicités, pendant que le passage dans des sujets vivants les exalte : on touchait aux bactéries, à la septicémie de Davaine.

Phénomène intéressant, pratique entre tous, parmi ces principes putrides, il en est dont les attributs rappellent les propriétés de corps nettement définis ; c’est ainsi que Marquardt, Zulzer et Sonenschein ont isolé un produit analogue à la conicine, que Dupré et Bence Jones ont rencontré une base fluorescente à la façon de la quinine, que Rorsch et Fassbender ont extrait une matière qui se confond aisément avec la digitale, que Morrigia et Battistini ont décelé un composé simulant le curare.

Qui ne conçoit l’importance de pareilles constatations! Du moment où la putréfaction cadavérique engendre de telles substances, comment les distinguer des poisons introduits par le crime? C’est précisément à l’occasion de procès célèbres, celui du général Gibbone, celui de la veuve Sconzogno, etc., que François Selmi démontra qu’il ne s’agissait ni de morphine, ni de strychnine, ni de delphinine, etc., mais de matériaux de provenance putride ! — Dans l’histoire des origines de ces ptomaïnes, ces

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