DÉFENSE PAR ÉLIMINATION. — DOUBLE RÔLE DE L’INTESTIN
de la créatinine, etc., des composés ammoniacaux, des gaz, etc., gaz qui indiqueraient fatalement, pour Salkowsky, une intervention bacillaire. D’autre part, Gillespie, Winternitz, attribuent à l’air une influence excitatrice sur la formation des amides, de ces matériaux; il s’agit là des conditions de cultures, plus ou moins aérobies ; il s’agit aussi des actions exercées par les gaz sur les mouvements des parois; Bokai, divers physiologistes ont étudié ces effets; on conçoit que, suivant l’atonie ou l’excitabilité, la pullulation puisse se poursuivre plus ou moins facilement.
Messieurs, la liste des poisons formés dans l’intestin est déjà longue, et pourtant elle n’est pas close.
Il ne faut pas oublier, en ell’et, que l’intestin, organe d’absorption à l’état physiologique, devient fréquemment à l’état pathologique un organe d’élimination, du moins pour une part. — Voici deux lapins; le premier a reçu dans l’estomac 35 centimètres cubes de toxines pyocyaniques ; au second, on a injecté 15 de ces mômes produits dans la veine de l’oreille : vous constatez que seul ce second animal a de l’entérite. — C’est là un principe presque général que j’ai formulé il y a longtemps ; quand on veut provoquer une inflammation intestinale à l’aide de ces toxines , il convient de les déposer dans la circulation, non dans l’iléon ; l’alcalinisation ne suffit pas à faire réussir la méthode par ingestion. D’ailleurs, chez les brightiques, dans une foule d’auto-intoxications, la défense se réalise par cette voie; si le rein est fermé, c est par cet émonctoire que l’économie se débarrasse de ces composés nuisibles.
Il en est de môme, lorsqu’il s’agit d’un toxique d’origine externe, du mercure, par exemple; faites pénétrer une solution à 1 p. 3000 dans les capillaires ; vous retrouverez