CELLULE BACTÉRIENNE; CELLULE ORGANIQUE : PARALLÈLE
sions, des éruptions cutanées, des oscillations thermiques ; il en est résulté la rétention dans les plasmas de principes spéciaux ; il en est résulté ce qu’IIippocrate appelait l'inégalité des humeurs, ce qu’il considérait comme une cause morbide.
Si on met à part l’aspect si particulier, le faciès si spécial des malades, éléments propres à eux seuls à éclairer le diagnostic, on reconnaît les étonnantes analogies des accidents engendrés soit par les poisons issus de nos tissus, soit par ceux qui dérivent des bactéries. Chez un typhique aussi bien que chez un urémique, on note des accélérations respiratoires ou cardiaques, de l'entérite, des vomissements, des spasmes, des céphalées, des érythèmes, des variations de la thermogenèse, etc.; les processus réactionnels dont dispose l’économie sont infiniment moins nombreux que les causes qui les actionnent.
D'ailleurs, ces analogies sont moins surprenantes, si on réfléchit aux ressemblances des deux groupes de cellules génératrices des principes, dont l’intervention provoque l'apparition de pareilles modifications symptomatiques. — Le leucocyte est mobile, polymorphe, à la manière de certains microbes; les globules du sang sont sphériques, les épithéliums allongés, les fibres élastiques enroulées, à la façon des coques, des bacilles, des vibrions. Les cils vibratiles de quelques revêtements muqueux se rencontrent chez quelques germes ; le noyau absent des hématies, de la plupart des infiniment petits, existe dans une foule de nos éléments anatomiques ou, d’après Butschli, de Bactériacées. Dans les deux groupes d’êtres vivants, ce protoplasma granuleux, albuminoïde, retient plus ou moins vivement les réactifs, suivant son degré de vitalité; il subit l’influence des agents atmosphériques; dans les deux groupes, on enregistre la consommation