I SI
l ’ ne série de causes se révèlent, en ellet, capables de détruire le pancréas; Il lava a établi que le suc gastrique détermine aisément des hémorragies; d’autre part, des cancers, des adénomes, des intïanimations, des suppurations, etc., se développent au sein de ce tissu. Néanmoins, il est assez rare de constater une extension assez marquée de ces processus pour parvenir à provoquer la glycosurie; des cellules en nombre suffisant échappent à ces atteintes.
Quoi qu'il en soit, il importe de ne pas faire dire aux expériences de cette nature ce quelles ne disent pas; c’est ainsi qu’on nous a prêté, à Carnot et à moi, une opinion qui fait du diabète une affection bactérienne. Or, dans nos essais, l’élément important, c'est la cellule pancréatique ; le microbe est accessoire au point que, si on le remplace par un liquide coagulant vivement in jecté dans le canal de Wirsung, si on intervient par des caustiques, plus simplement encore par le scalpel, on aboutit aux mêmes résultats. Le diabète, dans ce cas, c’est la lésion pancréatique; l’unique intérêt de nos tentatives, c’est de pouvoir correspondre à la réalité; les relations anatomiques sont telles, en effet, que l'ascension des bactéries dans ce canal de Wirsung est parfaitement réalisable ; de fait, elle se réalise, en particulier dans le cas où un gravier ou tout autre motif tarissent quelque peu cet écoulement.
Il ne faut pas rapprocher ces tentatives de la question de la contagion du diabète; tout au plus pourrait-on concevoir qu’un germe qui s’est plu à vivre dans un milieu tel ([ue le pancréas, s’il quitte une économie, s’il est transporté dans une autre, recherchera de préférence ce même milieu, s'y fixera, si la circulation le conduit à ce contact. Mais que d’hypothèses à vérifier pour passer