ÉNERGIE: TRAVAIL; CHALEUR; PROTECTION DES TISSUS
que de s’adresser aux graisses, ou, en leur absence, aux albumines circulantes qui seront bien vite épuisées; alors elles s’en prendront aux albumines fixes, c’est-à-dire aux matériaux de constitution, bien que ces substances, qui par gramme ne livrent que quatre calories et demie soient d’un mauvais rendement énergétique.
En disparaissant, le glycose fournit et du travail et de la chaleur en quantité plus ou moins considérable ; l’énergie se libère sous ces deux formes. A combustions égales, il y a plus de calorique dégagé au repos qu'à l’état de mouvement ; 91 p. 100 dans le premier cas, 7idans le second. D’autre part, à excitations identiques, un muscle même à l’abri de l’air cède une quantité de calorique qui est en raison inverse de l'importance du poids tenseur; mais cette quantité, si toutefois ce poids tenseur ne change pas, est proportionnelle à ces excitations mécaniques ou nerveuses; ces résultats varient quelque peu suivant qu’on se trouve on présence de contractions statiques ou dynamiques, des efforts positifs ou négatifs, pour user des expressions du professeur Chauveau.
Quand on songe, au point de vue de la résistance de l’organisme, à l'importance de la régularité des métamorphoses nutritives, à l’influence de la thermogenôse, à celle des abaissements ou des élévations de température, quand on réfléchit aux effets de l’accroissement des acides, en particulier de l'acide lactique, acides qui s'accumulent dans le muscle surmené d'autant plus facilement que les aliments musculaires de prédilection font défaut, quand on prend en considération la part de toutes ces données dans le maintien de cet état physiologique si nécessaire pour faire obstacle aux agents de maladie, on comprend à quel degré il est indispensable que cette fonction glycogénique s’exécute normalement. On le