RÉACTIONS NERVEUSES ET PROTECTIONS ORGANIQUES
mes du foie, des reins, etc. ; il suffit d’enlever ce viscère pour mettre en pleine lumière, en faisant apparaître ces accidents, ses fonctions de défense. — Il en est ainsi, lorsqu’on supprime les capsules surrénales, le pancréas, sans laisser une parcelle; car, d’un côté, les suppléances, la surabondance des tissus, d’un autre coté, l’accoutumance aux poisons, constituent des éléments do protection.
Ces myxœdèmes, ces asthénies, ces diabètes expérimentaux, qui sont bien la reproduction d’une maladie et non d’un symptôme ou d’une lésion, prouvent aussi clairement que possible le rôle prédominant des cellules dans une foule de circonstances ; ce rôle vise la genèse des maladies ou le mécanisme de la défense; il appartient à un groupe d’organites ou à l’ensemble de ces organites épars un peu partout. De même, au cours de l’infection, les germes sont réunis en un point déterminé, sur l’amygdale du diphtérique, par exemple, ou disséminés dans les tissus, comme dans les septicémies : organites ou germes, dispersés ou réunis, agissent en sécrétant des poisons morbifiques.
Dans le domaine des réactions nerveuses, l’expérimentation met aussi en évidence l’intervention si souvent heureuse, pour l’économie, des cellules du névraxe.
Il est possible d’agir sur la petite circulation, sur le cœur, en irritant, avec Arloing, la muqueuse gastrique, en impressionnant par le froid, avec Brown-Séquard, la membrane olfactive. Ces réflexes, comme celui du dépresseur de Cyon, ont souvent pour résultat d'uniformiser la pression, la répartition de la masse sanguine, les processus de nutrition, de s’opposer aux congestions, aux œdèmes, aux anémies locales, partant de prémunir nos viscères contre une foule de dangers. — Les services