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LA CELLULE ET LES ACCIDENTS MORBIDES OU LA DÉFENSE

rendus par ces réactions sont quelquefois plus manifestes encore. Sans rappeler à quel degré la sensibilité assure l’intégrité des muqueuses, en provoquant l’expulsion des corps étrangers, on peut remarquer que le myocarde, en cessant de battre par voie réflexe au cours d’une hémorragie, permet parfois de sauver l’existence : voilà, certes, un acte de haute protection!

Messieurs, en voyant s'imposer le rôle de la cellule, à titre d’agent de maladie ou de défense, dans des conditions dont il serait aisé d’allonger indéfiniment l’énumération et où on chercherait en vain la participation d’un seul microbe, ne semble-t-il pas que le moment est venu de .reprendre, sans d’ailleurs abandonner la bactériologie, le chemin des laboratoires d’histologie, de physiologie, de chimie biologique !

L’étude du mécanisme des infections, aussi bien que celle des moyens mis en œuvre par la nature pour nous mettre à l’abri des infiniment petits, 11e sont pas faites pour ruiner cette manière de voir, pour réduire l’importance de cette cellule concourant soit à la protection des tissus, soit à la genèse des accidents.

A l’origine des doctrines, l’homme mis en présence des phénomènes ne peut se contenter d’assister à leur évolution en spectateur indifférent ; il construit des théories, autrement dit, il interprète ces phénomènes par anticipation : il convient de 11e pas être sans mesure tant dans l’emploi que dans l’abandon d une pareille méthode.

Si Bacon est plein île mépris pour 1 hypothèse a priori, qui pourtant se révèle quelquefois mère de la découverte, si, à cette place, Magendie réclame des faits sans aucun mélange de raisonnement, il en est tout autrement de Cl. Bernard qu’on a cependant représenté gratuitement comme un partisan résolu, sans restriction, de 1 expé-

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