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HYPOTHÈSES DES DEÜUTS DE LA BACTÉRIOLOGIE

rience pour voir. Ce maître déclare, au contraire, que cette expérience conduit à errer à l’aventure ; il prétend qu’on a, du reste, constamment une idée préalable, même si on refuse de se l’avouer, et cette idée contribue à distinguer le véritable expérimentateur de celui qui prête une assistance purement matérielle; ce savant recommande d’interroger la nature, non en formulant un axiome à la manière des métaphysiciens, mais en posant une simple question; dès que la réponse commence à se faire entendre, il faut se taire, écouter, obéir !

Or, au début de la bactériologie, comme on le fait toujours, lorsque aux origines des recherches biologiques l’expérimentation n’est pas encore utilisée, on s’est basé sur le sentiment, sur les sensations, sur l’instinct, sur la vraisemblance, quelque peu sur le raisonnement ; on a supposé qu’à chaque affection correspond un germe précis, déterminé, issu constamment du milieu ambiant, germe dont les attributs distincts confèrent au mal les caractères nécessaires pour en faire une entité : on sait le sort réservé à ces conceptions trop simplistes.

Cependant, les bactéries proviennent en réalité de l’eau, de l’air, du sol ; toutefois, habituellement, cet exode n’a pas lieu à l’époque où le mal éclate ; dès les premières heures de l’existence ces bactéries envahissent l’économie ; elles s’installent en quelque sorte sur les surfaces cutanées ou muqueuses, dans ces parties qui, suivant la pensée de Cl. Bernard, continuent à faire partie du monde extérieur. Tantôt, sans quitter ces surfaces, elles fabriquent des toxines que la circulation diffuse ; tantôt, elles partent de ces revêtements pour aller porter au loin l’infection.

Au moment où ces agents atteignent l’organisme, ils viennent ordinairement de subir l’influence atténuante do

Ciiarrin. — Les défenses natur. de l'orgnn . 2

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