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LE FER DANS LA SÉRIE ANIMALE

Chez les Invertébrés, la présence des éléments ferriques, à la vérité, n’est pas constante ; parfois môme ils semblent remplacés par du cuivre, remplacement qui concourt à assurer les modes de défense reposant sur l’action des métaux. Par contre, la glande biliaire des Crustacés est assez riche en principes de cette nature ; l’hépato-pancréas des Céphalopodes en contient vingtcinq fois plus, a poids égaux, que tout autre tissu; cette richesse fléchit plus ou moins chez les Lamellibranches, chez les Gastéropodes, bien qu’on puisse déceler cette matière dans la sécrétion que le foie déverse dans l’intestin. Du reste, ce corps subit des variations; s'il échappe à l’influence de l’inanition, de l’hibernation, le fonctionnement génital, la formation de l'enveloppe externe font oscilller ses proportions.

Le parenchyme hépatique des Vertébrés supérieurs renferme ces matériaux ferriques, mais à des doses plus faibles, en général, que le sang ou la rate; il n'est pas rare de constater à la naissance un excédent d’un quart, d’un tiers relativement à la moyenne, 0,16, par exemple, au lieu de 0,12; le rejeton, suivant la remarque de Bunge, reçoit une sorte de provision, car le lait ne saurait lui fournir, à ce point de vue, tout ce que renferment ses tissus.

Ces quantités subissent, d’ailleurs, des modifications assez considérables, souvent en rapport, d’après lvruger, avec les périodes de l’existence. Néanmoins, en dépit de ces oscillations, il est inouï de voir cette teneur en fer tomber au-dessous d’un minimum propre à chaque espèce ; dans plus d’un cas l’analyse révèle des accroissements. Ce sont de préférence les hémorragies, la mise en liberté, la destruction des hématies, qui favorisent ces accroissements; pourtant, la constatation de ce produit, chez des

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